Archives de l’auteur : Randonue.Chartreuse

À propos Randonue.Chartreuse

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Pointe de Collet Blanc (2706 m)

7 septembre 2021

Massif de la Vanoise

Avec : Alain, Bruno, Mikaël, Patricia et Philippe

Randonue dans un lieu à priori très fréquenté, mais pas tant que ça finalement ce jour là.

Nous nous retrouvons au parking du plan d’eau des Ménuires déjà pas mal occupé.

La montée au refuge du mac du Lou est pas mal fréquentée et nos tentatives de se mettre nu avortent rapidement.

Au refuge et au lac, pas mal de monde dont des pêcheurs.

Au-delà, notre sentier bifurque par rapport à l’itinéraire principal et nous sommes rapidement nus, d’autant plus que nous pouvons surveiller de loin la fréquentation.

En dessous du premier replat, un couple nous double puis s’arrête un peu plus loin. Une nouvelle montée raide nous amène au grand lac de Montfiot qui nous tend les bras pour un arrêt casse-croute.

Nous cherchons un emplacement abrité du vent, mais le seul endroit acceptable est proche du chemin. Nous décidons cependant de ne pas nous rhabiller. Les éventuels passants n’auront qu’à tourner la tête si notre nudité les dérange. Philippe et Mikaël se mettent brièvement à l’eau juste le temps de tenter une petite nage bien fraiche. Le couple de tout à l’heure passe sans rien dire et va s’installer sur un rocher plus loin.

Les petites faims satisfaites, nous repartons pour le lac supérieur. Quelques pécheurs à bonne distance ne motiveront pas que l’on se couvre et nous atteignons le Collet Blanc. De là un petit parcours de crête nous conduit au point culminant d’où nous entreprenons une descente hors sentier afin de passer loin du dernier pécheur.

A partir du lac inférieur, Philippe nous entraine totalement hors trace à travers myrtilliers et rhododendrons, en traversé descendante vers le hameau ruiné du petit Lou. Là nous pouvons évoluer nus en toute tranquillité. La seconde pose casse-croute a lieu au bord d’un tout petit lac-tourbière.

La fin de la descente devient un peu pénible quand les rhodos cachent des éboulis à petits blocs et quelques orties.

Lorsque nous rejoignons le grand sentier au Petit Lou, de nombreux promeneurs de l’après-midi montent et il est nécessaire de se transformer en bons randonneurs pour gagner les voitures.

La brèche de la Portetta (2651 m)

19 août 2021

Massif de la Vanoise

Avec : Alain, Bruno et Guillaume.

Une superbe rando à partir de Couchevel.

Rendez vos au bout de la route de Pralin à Courchevel. Les stationnements sont rares.Au delà de la barrière, la route non revêtue monte doucement en forêt, contourne un éperon rocheux et rentre dans la vallée des Avals.

La montagne en face (le Mont Charvet) est entièrement constituée de gypse blanc fortement raviné.

Un échappée entre les arbres permet de voir le fond de la vallée et une belle résurgence qui sort du versant.

Après avoir traversé de jolies prairies, nous abandonnons la route au Biol pour remonter un raide versant par un sentier tortueux. Plus de risque de rencontrer trop de monde et nous adoptons la nudité d’autant plus volontiers que le soleil nous a rejoint.

Au plan des Tincavets, nous découvrons le gypse et des nombreuses dolines. Après un nouveau, mais court ressaut nous remontons une combe dominée par l’impressionnante barrière rocheuse de la Portetta et à gauche par un extraordinaire château sculpté dans le gypse blanc.

Quelqu’un descend et nous amène à passer les shorts. « Pas de problème, restez comme vous êtes, Cela ne nous dérange pas ».

les choses deviennent plus sérieuses, un raide éboulis conduit au couloir sous la brèche qui se transforme en chaos de blocs assez instables. Guillaume prend peur suite au mouvement d’un d’entre-eux et on doit revenir l’aider à surmonter l’obstacle.

Le couloir tourne derrière un éperon rocheux et nous découvrons trois bouquetins qui n’ont rien à faire de notre présence et se prêtent volontiers à une séance de photos.

Une première brèche taillée comme un coup de sable entre deux tours nous attire. Difficile de la franchir. Un petit névé subsiste en son fond.

Une femme solitaire s’engage dans un autre couloir. Nous la suivons et nous perdons entre plusieurs brèches dominées par d’impressionnantes tours verticales de calcaire dans une ambiance toute dolomitique.

Nous croisons la femme qui nous dit chercher un passage (pour aller où ?).

La pause de midi sera sur une dalle, avec la vue sur la Grande Casse et les glaciers de la Vanoise. Un couple nous rejoint et s’installe un peu plus loin sans que nous daignons nous rhabiller.

Il est temps de redescendre, car j’ai prévu une boucle par le Passage de la Plassa et retour par le col des Saulces.

Sur la carte, au premier abord, ce cheminement semble horizontal, mais s’avère monter sérieusement dans des éboulis, puis des lapiaz dans lesquels Guillaume se retrouve à nouveau en difficulté. Une chute est évitée de justesse.

On passe à coté de la carcasse d’un avion qui était venu s’écrase là, puis la trace daigne enfin, après 200 m de dénivelé supplémentaire non prévu, redescendre dans les pentes d’herbe bien plus sympathiques.

On a face à nous la vue sur le Petit Mont Blanc aux pentes raides grevées de dolines dans les gypses et à nouveau sur les glaciers de la Vanoise, et un enchevêtrement de crêtes de calcaire derrières lesquelles s’élèvent les glaciers de Peclet Polset.

Une descente en coupant à travers l’alpage nous amène au Plan des Baux et à un piste carrossable pour 4×4 qui descend vers le Nord. Un troupeau de vaches est regroupé autour du installation de traite. Un véhicule d’alpagistes passe nous faisant nous rhabiller brièvement.

La piste se termine un peu après l’installation de traite et devient sentier qui descend en bordure d’impressionnantes dolines et effondrements dans les gypses.

Nous finissons par rejoindre notre sentier de montée, puis la route en fond de vallée très fréquentée à cette heure. Il faut bien se rhabiller. Le retour vers Couchevel sur cette dernière nous paraitra, compte tenu de notre état de fatigue, interminable.

Le Rafour

21 juillet 2021

Avec : Alain, Brigitte, Patricia, Bruno

Le Rafour est un vague épaulement de la crête nord-ouest du Grand Replomb dans la chaîne de Belledonne.

Rendez-vous à Pré Marcel. Peu de voitures à 9 h du matin ; probablement des personnes ayant passé la nuit au refuge.

Nous partons sur la large piste qui va vers l’Est. Compte-tenu de sa bonne carrossabilité, nous hésitons à nous mettre nus de suite.

Au bout d’un kilomètre, nous quittons cette piste pour un chemin pentu encombré d’herbes et adoptons notre tenue préférée.

Les chaussures et les chaussettes sont vite trempées par la rosée. La progression se poursuit dans une forêt sauvage mêlant feuillus et conifères, sous bois de noisetiers, myrtilliers, fougères, etc..

Une raide montée nous amène aux abords du second habert de Crop où nous devons rejoindre le grand sentier qui monte au lac du même nom.

Première rencontre un peu avant la bifurcation. Un chien vagabondant en avant de ses maitres nous a avertis à temps.

Désormais, sur l’itinéraire principal du lac, la prudence est de mise et nous ne nous laisserons pas surprendre.

Le verrou qui sous-tend le lac franchis, nous cherchons un emplacement pour le casse-croute qui soit suffisamment éloigné des autres groupes pour pouvoir rester nus. Un petit bout de prairie derrière des buissons d’arcosses fera l’affaire.

Nous tentons tous la baignade, les plus courageux allant jusqu’à tirer quelques brasse dans une eau pour moi fort fraiche.

Une fois sustentés, il nous faut attaquer la rude montée en direction de l’épaule du Rafour qui nous domine. D’abord au hasard dans l’éboulis, puis une vague trace se dessine.

Du bord du lac un groupe nous pointe du doigt, se demandant où nous pouvons bien aller dans cette tenue bizarre.

Des cumulus inquiétants s’amoncellent et masquent progressivement les sommets et c’est dans le brouillard que nous débouchons sur la crête où nous attendent de magnifiques lis martagon. Nous sommes certainement les premiers de l’année à passer par ici car toute trace se perd dans de hauts et denses rumex. Nous devons nous frayer notre chemin immergés jusqu’à la ceinture dans cette mer verte assez désagréable qui cache les pièges du sol.

La suite est une traversée montante d’un petit cirque dans des pentes très raides entrecoupées de barres rocheuses. La trace est très imprécise et le brouillard qui nous enveloppe ne nous permet guère d’avoir une vue d’ensemble. Chaque pas doit être assuré dans des éboulis ou sur des dalles gravillonnées.

Je surgit le premier sur la crête du Rafour après un presque escalade dans un couloir de roche pourrie. Mes compagnons ont trouvé un vague sentier, plus sur, se faufilant entre les vernes.

D’un seul coup la visibilité se dégage sur la vallée du Grésivaudan et le soleil illumine d’un vert tendre la crête d’Orionde par laquelle nous allons descendre.

Encore quelques pas délicats, puis la pente s’adoucit et nous descendons à grandes enjambées dans l’alpage en direction de la cabane.

Un couple monte en notre direction. Ils nous ont vu nus de loin, mais passent à quelques distances sans s’arrêter.

J’ai soit et ma réserve d’eau est presque épuisée, je presse le pas pour gagner un bachat alimenté par une conduite d’eau.

C’est à ce moment là qu ‘Alain s’aperçoit qu’il a attrapé une tique. Pause pour dévisser l’intruse et désinfecter.

Maintenant, nous descendons sur une crête herbue encadré par la forêt de part et d’autre. Ces vaches blanches nous laisseront-elles passer ? Ce sont des génisses et des taurillons très placides qui s’écartent peureusement du chemin à notre approche.

Plus bas nous retrouvons des pistes forestières et des promeneurs de fin d’après-midi qui montent sans but précis. Il est temps de nous rhabiller.

La gorge de Charenches

Massif des Monges

le 5 juin 2021

Dans le cadre d’une semaine de randonue en Provence organisée par Jean et Gilbert avec l’association RSVNat.

Avec : Patricia, Bruno, Gilbert, Pierre.

Gilbert a trouvé cet itinéraire sur Géocaching.com : un parcours de gorges au fil de l’eau qui serait sans difficultés autres que de se mouiller jusqu’à la taille.

Nous voila donc partis à l’aventure, sans savoir si nous pourrons effectuer tout le parcours. Sans savoir si la température de l’eau permettra la nudité.

Pour éviter de se mettre dans des situation difficiles, nous décidons de partir de l’aval en remontant le courant.

Une piste de terre nous mêne à proximité de l’entrée des gorges.

Un petit sentier annoncé d’un discret panneau “rivière“ nous conduit en bordure du torrent qui à cet endroit s’étale dans un large lit de gravier.

Une vague trace suit la berge. L’endroit est désert et sous un soleil généreux, la nudité est de rigueur. Mais bientôt les versants se rapprochent. La rive devient rocheuse. Une traversée s’impose pour gagner un banc de gravier.

Certains d’entre nous hésitent. Mais nous n’avons pas le choix. Il faut se mouiller jusqu’à mi mollet. Heureusement, nous avons tous des chaussures qui peuvent aller dans l’eau.

Les battons sont bien utiles pour garder l’équilibre quand on lutte contre le courant.

Très vite nous nous retrouvons dans une véritable gorge et le seul chemin est celui de l’eau. Des biefs plus profonds imposent de se mouiller jusqu’aux fesses ; de chercher le banc de sable permettra de garder pied. Heureusement l’eau n’est pas froide et avec l’action le bain est plutôt agréable.

De part et d’autre, de hautes falaises ne laissent aucune échappée possible.

Nous parcourons quelques belles rues d’eau jusqu’à arriver à un étroit barré d’une petite cascade de moins d’un mètre de haut. L’obstacle est plus sérieux. Les parois de chaque coté sont verticales et toute nos tentatives échouent devant le risque de mouiller les sacs contenant nos précieux vêtements secs.

Gilbert arrive à passer sans sac avec de l’eau jusque sous les bras et quelques pas d’escalade. Mais cela ne résout pas notre problème.

Je cherche d’abord un cheminement en escalade en rive gauche, mais sans succès.

Nous sommes sur le point de renoncer, quand je tente une montée dans les broussailles sur la rive opposée. Après avoir un peu bataillé avec une pente ébouleuse, ça passe et redescend facilement de l’autre coté. Nous pouvons continuer. Nous casserons la croute dans un éboulis à gros blocs qui fournit les sièges.

Il faut que j’insiste un peu pour repartir ; nous ne savons pas si d’autres obstacles sérieux nous attendent. Mais finalement les difficultés son terminées. Il ne reste plus qu’à naviguer d’une rive à l’autre en fonction des atterrissements de gravier et des éperons rocheux qui viennent au contact de l’eau.

Passé un dernier étroit, la vallée s’élargit et le torrent déroule ses tresses dans une plaine, bordée de forêt. Un très vague sentier s’amorce en rive gauche, et nous conduit après quelques errances dans la ripisylve sous l’impressionnante arche du pont pluricentenaire de la Reine Jeanne.

Quelques “touristes“ venus là en voiture nous font nous rhabiller pour un court moment.

Toute cette partie des gorges est d’un sauvage absolu et j’en venais à rêver d’être en train d’explorer un pays inconnu loin de toute civilisation.

Le retour se fera par la montagne. La route départementale n° 217 qui n’est qu’un chemin de terre nous conduit au village abandonné de Saint Symphorien où nous rencontrons un “anachorète“ qui ramasse des orties pour son plat du soir. Du village part un sentier qui va monter et descendre maintes fois dans un décors étrange de roches tantôt blanches, tantôt rouges qui nous rappellent la rando de la veille.

Le sentier devient piste qui après un long périple mous ramène enfin aux voitures.

Le Colorado Provençal

Provence

le 4 juin 2021

Dans le cadre d’une semaine de randonue en Provence organisée par Jean et Gilbert avec l’association RSVNat.

Avec : Patricia, Bruno, Bernard, Dominique, Eric, Gwenael, Pierre, Thierry, Gilbert.

Encore un lieu hyper touristique ! Immense parking payant, circuit balisé dans une ancienne carrière d’ocre. Pas de nudité envisageable, mais des paysages extraordinaires mêlant le blanc éblouissant des sables aux rouge des ocres, avec le dégradé de toutes les teintes intermédiaires.

Le parcours officiel est assez vite avalé et nous nous éclipsons vers des lieux moins fréquentés. Un peu de route, puis un joli sentier en sous bois ou nous pouvons enfin nous mettre nus nous conduit à d’autres carrières désertées.

Nous passons à proximité d’une ancienne pompe qui servait à projeter de l’eau pour déliter les argiles et les sables.

Le sentier désormais monte sur une crête entre deux carrières. Des points de vue sont aménagés. Attention corniches instables dominant le vide du front de taille.

Quelques personnes descendent et nous croisent sans que nous nous rhabillons. Finalement, nous gagnons la crête. Les ventres ont faim. Une clairière un peu à l’écart du chemin fera l’affaire.

On poursuit. La crête (plutôt un plateau incliné) domine un immense cirque et offre une vue panoramique sur les collines du Vaucluse.

Au carrefour suivant, nous empruntons un sentier qu redescend vers la vallée de Rustrel. Encore quelques vues sur le cirque aux parois de sable blanc et avec des lits vert tendre.

Vers la fin de la descente, une surprise nous attend. Les sables se teintes d’ocre de plus en plus foncé.

Une piste entaille profondément un éperon aux parois d’un rouge éclatant, contrastant avec le vert de la forêt. Au delà un surplomb de la même couleur sera l’objet de multiples photos.

Mais ce n’est pas notre route, et après une dernière cheminée de fées qui domine un restaurant, nous retrouvons le goudron qui sous un soleil pesant nous ramène au parking.

Les gorges d’Oppedette

Provence

le 3 juin 2021

Dans le cadre d’une semaine de randonue en Provence organisée par Jean et Gilbert avec l’association RSVNat.

Avec : Patricia, Bruno, Bernard, Dominique, Guy, Gwenael, Jean, Pierre, Thierry, Gilbert

La boucle des gorges d’Oppedette constitue une petite randonnée très attractive et par là même très fréquentée, même comme ici hors de saison.

Il n’y a que deux voitures sur le parking lors de notre arrivée, mais d’autres se présentent pendant que nous nous préparons et de nombreuses personnes en débarquent. De toute évidence, nous ne serons pas seuls !

Pour le moment, tout le monde va sans le même sens et nous ne risquons pas trop de croiser d’autres randonneurs. Comme nous avons un peu d’avance, nous adoptons dès le début notre tenue préférée.

Au premier point de vue, un couple nous rattrape, pas de problème notre nudité ne les dérange pas. On chemine même un moment ensemble à travers la garrigue tout en discutant. D’autres personnes nous doublent sans que nous ressentions l’obligation de nous rhabiller.

A la fin du parcours en rive gauche, un pont routier enjambe le canyon. Nous nous rhabillons brièvement pour changer de versant.

Le sentier poursuit sous les buis et les chênes ménageant peu de vues sur la gorge.

Un couple de femmes nous double et semble faire la “gueule“. A un moment où nous attendons Gilbert à la recherche d’une géocache, un autre couple nous rejoint et sans se soucier plus que ça de notre tenue discute sur l’itinéraire à venir.

La vue sur la canyon se dégage et nous amorçons une descente pour arriver à l’entrée d’un gouffre dans lequel une échelle de fer permet de descendre.

C’est l’accès au fond du canyon. Hésitation. Certains sont impressionnés et parlent de continuer sur le sentier facile.

Finalement, tous optent pour la descente.

Au pied de l’échelle, une grotte permet de gagner un couloir glissant, puis le sentier zig-zague jusqu’au fond juste à proximité d’un immense porche.

Le torrent est à sec et ne subsistent que quelques flaques d’une eau verte peu engageante. Les amateurs de baignade sont déçus.

Nous nous installons sur des blocs pour la halte de midi quand l’un d’entre nous s’aperçoit qu’il a oublié une sacoche là haut à l’entrée du gouffre. D’ailleurs des passants l’ont trouvée et nous hèlent.

Je remonte rapidement pour la récupérer. Le repas terminé la progression se poursuit dans le lit même du torrent. Quelques passages d’escalade facile ralentissent quelques uns.

puis la gorge se rétrécit et nous venons buter sur un plan d’eau profond enserré entre deux parois verticales.

Il est temps de remonter sur l’autre rive et d’ailleurs un panneau nous en indique le chemin. Remontée un peu vertigineuse avec câbles et échelles qui nous ramène au parking de départ. Les plus hardis resteront nus jusqu’aux voitures.

Finalement, j’ai compté, nous avons rencontré sans nous rhabiller 16 personnes qui n’ont fait aucune remarque désagréable et le plus souvent ont discuté un bout de chemin ou nous ont adressé des sourires complices.

La chapelle Saint Joseph

Massif des Monges

le 1 juin 2021

Dans le cadre d’une semaine de randonue en Provence organisée par Jean et Gilbert avec l’association RSVNat.

avec : Patricia, Bruno, Bernard, Dominique, Gwenael, Thierry, Gilbert

On commence par descendre, et sur le goudron d’une petite route en plus. Puis on remonte un interminable vallon, toujours sur le bitume. Enfin un hameau perdu, un bout du monde, mais promesse de trouver enfin un vrai sentier et de pouvoir enfin adopter notre tenue préférée.

C’est une montagne constituée de galets, avec de grands éboulis qui roulent sous le pied. Une forêt chétive et sèche nous abrite peu d’un soleil voilé et peu vigoureux.

La montée est raide, le plus souvent droit dans la pente. Aux derniers arbres fait suite une estive qui soustend la crête. Un troupeau de moutons vaque à notre gauche d’où se détachent trois patous de service qui nous abreuvent d’aboiement menaçants.

Nous les laissons derrière nous pour gagner la chapelle Saint Joseph par un sentier à flanc.

La chapelle, n’est en fin de compte que l’annexe d’un jas en état médiocre. Un panneau rappelle la présence d’un groupe de résistants ici pendant la dernière guerre.

Par contre, bonne surprise, une table et des bancs nous attendent devant la bâtisse pour notre collation de midi sous l’oeil très intéressé d’un magnifique patou blanc devenu comme par hasard très amical.

Nous reprenons notre chemin vers la crête qui offre un large panorama, malheureusement très embrumé, à l’est sur le massif des Monges et de l’autre coté sur la vallée de la Durance et la Montagne de Lure.

Nous attendons dans le vent Gilbert qui est parti à la recherche d’une géocache et finissons par prendre la direction de la descente. Il nous rattrapera bien !

Longue descente dans une forêt clairsemée sur le château de Beaucouse où encore un chien en veut à nos mollets, et enfin les voitures.

Le ravin du Fournas

Montagne de Lure

le 31 mai 2021

Dans le cadre d’une semaine de randonue en Provence organisée par Jean et Gilbert avec l’association RSVNat.

Avec : Patricia, Bernard, Bruno, Dominique, Gilbert, Gwenaël, Thierry.

Site découvert par moi-même au cours d’une mission géologique.

Un petit ruisseau, issu des “bad-lands“ dans les “terres noires“ s’encaisse progressivement dans un banc de calcaire, formant un petit canyon au fond assez large où un filet d’eau cours sur des dalles colorées de jaune.

L’endroit est peu connu et c’est nus et en toute confiance que nous entamons la descente.

Certains ne nos amis hésitent à marcher dans l’eau, craignant que la roche soit glissante, mais il n’en est rien. Quelques passages permettent de se tremper agréablement jusqu’aux mollets.

Le “clou“ du parcours est une cascade d’environ 7 m de haut qui se franchis facilement en désescalade. J’ai quand même mis une corde pour les plus timorés.

La suite du ravin est entaillé dans les marnes noires et présente moins d’intérêt. Demi-tour au niveau d’un seuil de gros blocs.

Le gros de la troupe revient au point de départ par un chemin facile. Gilbert et moi préférons le retour par le canyon et la petite escalade. De plus, il fallait bien récupérer la corde.

En sortant, nous tombons sur un promeneur compréhensif qui approuve notre tenue par une chaleur qui commence à être étouffante.

Le repas est pris à l’ombre claire de quelques chênes en bordure du départ du ravin.

Nous décidons de poursuivre en direction d’Aubignosc en passant par le village ruiné de Chateauneuf. Nous devons préalablement aller poser une voiture à Aubignosc. Mais quand nous passons de l’autre coté de la crête un orage se déverse sur la Montagne de Lure. Craignant de se retrouver engagés dans une traversée sous une pluie battante, nous nous contenterons de la visite du village abandonné.

Nous poursuivons encore un peu vers le nord pour visiter un champ de “roubines“. Mais le soleil, redevenu pesant en ces lieux à la végétation rare, nous fait rapidement faire demi-tour.

Le Cairn 2000

Montagne de Lure

le 30 mai 2021

Dans le cadre d’une semaine de randonue en Provence organisée par Jean et Gilbert avec l’association RSVNat.

Avec : Patricia, Bruno, Bernard, Dominique, Gwenael, Thierry, Gilbert

Après une longue piste poussiéreuse, nous arrivons dans un belle clairière à l’herbe tendre en bordure de laquelle se dresse une vaste borie, récemment rénovée. Des arbres dispersés offrent une ombre sympathique.

L’endroit est si accueillant qu’il sera difficile de nous en faire décoller.

Nos voitures sont les seules en cet endroit. Du coup, nous adoptons la nudité de suite.

Un long vallon ombragé et peu pentu nous amène doucement non loin de la crête de Lure.

Nous coupons une épingle à cheveux de la piste, mais la sortie du vallon s’avère un peu difficile dans des blocs poussée là.

Nous émergeons dans les prairies sous le sommet de Lure. Un sentier dans l’alpage recoupe une route goudronnée. Mais personne ne vient perturber notre nudité.

Au Pas de la Graille (un col qui permet de passer d’un versant à l’autre) quelques voitures sont stationnées et des “textiles“ découvrent le paysage. Il faut bien se rhabiller temporairement.

Gilbert part à la recherche d’un première géocache et la trouve rapidement.

Désormais sur la crête, nous cherchons longuement un emplacement ou nous poser pour le casse-croute de midi. En effet, du coté sud, la prairie serait accueillante, mais bien exposée au vent et le versant nord très raide est le domaine d’une forêt touffue. Finalement, un petit bout de prairie, moins raide se révèle en versant nord et correctement abrité.

Une courte descente, puis un remontée nous amène au “Cairn 2000“, imposant ouvrage réalisé collectivement pour fêter le passage d’un siècle à l’autre. Les pierres portent des inscriptions diverses laissées par les constructeurs. Là aussi, une géocache est dissimulée. Bien sur, il n’est pas question de démonter le cairn pour la trouver. Nous tournons autour sans rien trouver. Gilbert allait abandonner quand son regard est attiré le logo de Géocaching.com peint sur une pierre plate. Il la retourne et constate que le dos de la lauze sert de log-book. La cache, originale, est trouvée.

Désormais, nous descendons droit au sud sur une crête d’abord herbue, puis boisée clairsemée.

Un raccourcis à travers bois nous ramène à la clairière du Jas Neuf.

Le Pinet

Par Delphine.

Dans le cadre d’une semaine de randonue en Haute Provence co-organisée par les randonneurs naturistes du Dauphiné et des Savoies et l’association RSVNat

Chaine de la Blanche alt. 1924 m

le 26 mars 2021

Avec : Dominique, Bruno, Pierre & Pierre, Guillaume, Delphine, Jacques Marie et Franck.

Nous étions le matin du 6ème jour, ensoleillé comme à l’accoutumée. La Pythie et les 7 Dieux Grecs prirent les forces nécessaires pour aborder ce dernier jour, encore repus d’un excellent dîner d’inspiration Belgo-Nordiste de très bonne facture servi la veille.

La prédiction du jour promettait 650 m de dénivelé chargés d’émotions entre 1250 et 1924 m d’altitude, le Mont Pinet, tel l’Olympe (à 1000 m près !)

Comme nous en avions pris l’habitude, nous osâmes quitter Auzet avant l’heure dite. Après une approche véhiculée, notre octuor prît départ du Vernet au lieu-dit « Les Béliers ». Notre Oracle s’y reconnût en son signe.

Nos premiers pas nous guidèrent en sous-bois longeant le Riou de l’Auragnier. Bientôt, notre cortège s’effeuillât tandis que les plus valeureux pressèrent le rythme pour atteindre le col Mariaud. Là, en son banc sous la cabane, après 300 m de dénivelé, Hermès choisit le repos et la méditation.

Delphes et sa suite divine reprirent chemin et ascension guidées par la joie et bonne humeur du jaune.

Soudain, en contre-bas, c’est le jaune de l’or tout en rondeur qui attira les regards. Très vite, l’équipage pensa à l’impact. Nous venions en quelques secondes d’être projetés 6 ans arrière, le 24 mars 2015. La sphère solaire de 5 m de diamètre en 149 éléments pour 149 vies perdues était là pour ne pas oublier.

Plus sombres mais néanmoins heureux d’être là, en silence, notre épopée pût reprendre son cours. Nous saluâmes la Tête de la Bau, contournâmes celle du Travers. A l’approche de la cabane de Val Pousane, nos efforts furent récompensés par l’observation d’un troupeau de bouquetins paissant. L’allégorie des chèvres de l’Olympe …. ?

Galvanisés par cette pause contemplative, nous repartîmes en quête du sommet. Là, en la culminance de notre périple, entourés d’horizons ravissants et vivifiants, les Divinités et l’Oracle prirent agapes et images de l’offrande en l’œuvre Présidentielle de 120 ans de naturisme à Marseille, ceci en guise de bon présage pour les 120 prochaines années !

Satisfaits et reconnaissants du privilège, en ces temps troublés, de partager nature, compagnie et libertés, nos marcheurs abordèrent la descente formulant déjà le désir de recommencer …