L’arête de Brouffier (2454 m, au Taillefer)

le 8 août 2025

Avec : Bruno, Raoul.

J’avais parcouru une partie de cet itinéraire en hiver en raquettes à neige ; suivant notamment un ancien sentier porté sur la carte.

Je proposais sur Le Site de la Randonue de le reprendre en été.

Nous voila, Raoul et moi, au départ de la piste du Louvet. après l’interminable route de La Morte.

Par une petite marche tranquille, nous arrivons à proximité du lac de Prévourey.

La cabane des militaires est occupée par quelques bidasses qui ne se soucient pas de nous.

Tout du long du sentier, nous observons de petits drapeaux comme des balises de trail.

Une de ces courses serait-elle en cours ? Peu probable un jour de semaine. Peut-être ont-ils été places préalablement à la manifestation.

Dans une petite prairie, nous quittons le sentier aux petits drapeaux pour un raccourci pris en raquettes.

Impossible de retrouver le sentier de cet hiver, même à l’aide du GPS. Nous devons nous résoudre à considérer qu’il a disparu et qu’avec une bonne épaisseur de neige les myrtilliers, saules nains, aulnes, etc.. dans lesquels nous bataillons étaient enfouis.

La pente est raide et il nous arrive de glisser sur des branches cachées dans les fougères. Et comme nous sommes nus, nous avons droit à quelques égratignures.

Quand, enfin, sortant de la forêt après une bonne partie de “sanglier“, nous sommes bons pour nous rhabiller précipitamment, car à quelques dizaines de mètres au-dessus de nous, au bord du sentier retrouvé, et de ses petits drapeaux, un soldat est assis sur une pierre.

On passe à côté de lui et on s’enquiert de la signification de ce balisage. Il s’agit d’une épreuve de résistance des jeunes recrues que d’ailleurs, nous devrions ne pas tarder à croiser.

En effet, quelques centaines de mètres plus loin, descend en trottinant un militaire muni de son arme et de son barda, puis deux autres, puis nous découvrons toute une petite troupe qui s’échelonne sur notre sentier.

Toujours pas question d’être nus.

Enfin, arrivent les serre-fils ; eux allégés, petits sacs et sans armes. Même une femme en civil.

On va peut-être pouvoir se mettre à nouveau nus ? Et bien non ; car parait un berger avec son troupeau de moutons. Nous nous arrêtons pour les laisser passer sans effrayer les bêtes.

Enfin seuls dans l’alpage. Du moins on l’espère. Retour à la tenue de nudité.

On passe le Pas de la Mine et on s’installe pour le casse-croute au soleil dans un petit creux à l’écart du sentier, face aux sommets du Dévoluy.

Un couple passe assez loin pour que nous n’ayons pas à nous rhabiller.

Mais il faut bien repartir, et nous nous engageons dans la partie que je ne connaissais pas encore ; la crête de Brouffier.

Une descente sur une crête herbue, sans difficultés, jusqu’à atteindre le lac de Brouffier. On aurait bien tenté la baignade nus, mais il y a du monde sur la rive opposée.

On poursuit par la raide descente en direction du lac de Prévourey. Un moment d’inattention, et je mets un pied en dehors du sentier et boule dans la pente. Je m’arrête rapidement et m’en tire sans égratignures. Raoul a eu plus peur que moi.

On repasse devant la cabane des militaires. Plus personne. Le crapahut est terminé.

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