Archives de l’auteur : Randonue.Chartreuse

À propos Randonue.Chartreuse

Auteur et gestionnaire du site.

Aider la FFN et l’APNEL dans leurs actions pour la liberté d’être nus.

« LA NUDITÉ, C’EST LA LIBERTÉ ! » NE LAISSONS PERSONNE NOUS REPRENDRE CE DROIT

Aider la Fédération Française de Naturisme

La FFN et l’APNEL lancent une action de crowdfunding afin de financer les actions en justice engagées pour  :

  •  la défense de Jean (1), un naturiste du sud-ouest, accusé à tord “d’exhibition sexuelle” alors qu’il ne faisait que profiter du soleil à l’abri d’une digue. Audition au Tribunal correctionnel de Bordeaux le 12 février 2020, en 1ère instance ;
  •  la défense de Peter Misch (1), naturiste également, condamné par le Tribunal de Nîmes à 600 € d’amende au titre là encore “d’exhibition sexuelle”, alors qu’il profitait d’une belle journée de soleil au bord du Gardon. Audience en appel le 6 mars 2020, mais il est prêt à aller jusqu’à la Cour européenne des droits de l’homme s’il le faut ;
  •  le recours en excès de pouvoir (REP) contre l’arrêté préfectoral du Préfet de Paris, d’interdiction de la WNBR PARIS 2019,
  • les questions prioritaires de constitutionnalité (QPC), que nous déposons systématiquement dans ces différentes affaires, afin d’amener le débat au plus haut niveau de nos institutions et faire modifier l’article 222-32 (afin de lui donner une définition claire allant dans le même sens que nos voisins britanniques, espagnols, allemands, scandinaves, etc.)

Les actions en justice de l’APNEL et de la FFN se sont toujours, à ce jour, soldées par des résultats positifs (2).

La cagnotte :

https://www.helloasso.com/associations/federation-francaise-de-naturisme/collectes/la-nudite-c-est-la-liberte-ne-laissons-personne-nous-reprendre-ce-droit

D’autre-part, deux pétitions sont lancées, toujours par la fédération,

CHANGE.ORG : http://chng.it/Wqh97RbB
AVAAZ.ORG https://secure.avaaz.org/fr/community_petitions/madame_le_garde_des_sceaux_ministre_de_la_justice_petition_5e20cf3729212/?tQRDrpb

Notre dernière randonue de l’année 2019

le 31 décembre 2019

Avec Patricia et Philippe

Après un mois de décembre de neige puis de pluie, le beau temps revient enfin pour la dernière semaine. En Chartreuse, la limite de la neige est remontée vers 1400 m.

Je propose sur notre liste de diffusion une dernière randonue en raquettes de l’année (le 31 décembre). Peu de réponses, seuls Patricia et Philippe se disent intéressés.

J’ai choisi le pas des la Porte pour son accès facile par le col de l’Alpette et la grande beauté du large plateau qui sépare les deux cols.

C’est une grande classique de Chartreuse et la montée au col est très fréquentée même un jour comme celui-ci. De plus on est tout le long à l’ombre, donc pas question de se mettre nu.

Tête du Lion au Mont Granier.

Mes compagnons râlent un peu : « si c’est ça ta randonue ! »

Au col de l’Alpette, le paysage se dévoile et le soleil est généreux. Un chasseur, sans fusil, nous indique où se trouvent des chamois.

Nous quittons le grand chemin qui conduit à la cabane et au col de l’Alpe. D’un coup, il n’y a presque plus personne sur cette partie du plateau. Une pause casse-croute sur un affleurement herbu nous verra nous mettre nus.

Un autre groupe, arrêtés comme nous sur une autre bosse à quelques centaines de mètres de là nous observe, mais nous n’en avons cure.

Après une assez longue pose, nous repartons toujours nus vers le pas de la Porte qui donne sur la vallée du Grésivaudan.

L’immensité du plateau nous permet de progresser à bonne distance des rares autres personnes. Le Mont Blanc se dévoile juste dans l’axe du vallon.

Au Pas, la vue sur les chaines plus internes des Alpes et la Combe de Savoie est exceptionnelle.

Au retour, un chamois nous offre sa présence à quelques dizaines de mètres sans fuir.

Il est temps d ‘accélérer notre retour alors que le soleil disparaît derrière les falaises du Pinet.

Rhabillage, d’autant plus que des groupes montent pour réveillonner à la cabane.

Le chemin est par endroit bien glacé et, afin de ne pas glisser, nous gardons les raquettes aux pieds, bien qu’il n’y ait presque plus de neige.

Demain, comme il fera toujours beau,  j’ai prévu la première randonue de l’année 2020, mais personne n’est disponible pour m’accompagner.

Au refuge de la Pilatte

Le 30 octobre 2019

Seul.

Samedi dernier, nous avions dû renoncer à gagner le refuge de la Pilatte à cause d’une passerelle retirée et d’un torrent infranchissable à gué.

Déçu, j’ai envisagé d’y retourner seul en utilisant le sentier moins classique de la rive gauche ayant pour avantage d’éviter cette traversée.

La route de la Bérarde étant fermée pour travaux en semaine, il ne me restait plus comme possibilité que de passer avant l’arrivée des ouvriers, soit, avant 7h1/2 du matin et de redescendre après 17h ; projet un peu fou compte-tenu de la distance entre mon domicile et mon objectif.

Tant-pis, je n’aime pas rester sur un échec. Donc, ce mercredi matin à 4h, j’ouvre mes volets pour constater que le ciel est étoilé. Il y a bien un petit voile blanchâtre au nord, mais c’est du coté de la Savoie.

Branle-bas, c’est décidé j’y vais. Petit déjeuner et faire le sac sont expédiés en une demi-heure.

Quand je pars vers 5h moins le quart, les étoiles se font plus rares. Tant pis on verra bien.

En descendant sur Saint Pierre de Chartreuse, je rentre dans le brouillard. Au col de Porte, les étoiles réapparaissent, puis brouillard, parfois épais, jusqu’à Grenoble.

Au petit jour, vers Venosc, des nuages discontinus s’accrochent aux sommets. A Saint Christophe, le chantier est encore désert et je puis passer.

A 7h, je suis, seule voiture, sur le parking à la Bérarde.

Le ciel n’est pas très engageant, mais la température est douce pour cette altitude et pour la saison.

J’hésite entre attendre pour voir si les choses s’améliorent ou partir de suite car je sais que la marche sera longue. Ce sera la seconde option que je retiendrais.

J’ai dit température douce, oui, c’est relatif… Il courre un petit vent catabatique qui descend la vallée. Je reste habillé.

Dans le demi-jour, je remonte le sentier emprunté samedi, mais pour un temps seulement.

Un peu avant le plan du Carrelet, je franchis la passerelle (pérenne, celle là!) et gagne la rive gauche. Une petite montée pour contourner un rocher, puis le sentier, étroit, se faufile dans les herbes qui se déchargent fraichement de la rosée de la nuit sur mes mollets. Il me reste encore un point critique : la traversée du torrent qui descend du glacier du Chardon. Super ! La passerelle est encore là. Une raide montée pour rejoindre le sentier principal m’échauffe suffisamment pour pouvoir enfin me mettre nu. De là, on domine le plan du Carrelet, puis les vaste épandages de graves où serpente le Vénéon.

Cet itinéraire, finalement est plus beau que celui du fond de vallée, car en hauteur, il ouvre de larges perspectives sur la rive droite.

Il va me conduire par un long parcours jusqu’au fond du vallon là où nous avions dû faire demi-tour, mais sur la rive opposée.

Désormais, ça monte sérieusement. Lacet après lacet on s ‘élève dans un monde minéral de moraines et d’éboulis. Autour de moi, les nuages se déchirent de plus en plus et les sommets enneigés s’illuminent de taches de soleil changeantes. Moi, par contre, je suis toujours dans l’ombre grisâtre des pierriers de roche mouillée.

400 m de dénivelé de montée soutenue, où je n’ai pas le temps d’avoir froid, vont me conduire au refuge que l’on ne découvre qu’au dernier moment avec le cirque de la Pilatte : immenses glaciers et parois enneigées. Loin en dessous, la langue de glace vient finir dans la gorge.

Vite quelques photos de nu et je vais me rhabiller pour manger aux rayons d’un pâle soleil contre le mur sud du refuge. D’un seul coup, le froid s’abat sur moi et je tremble au point d’avoir du mal à enfiler mes vêtements.

Je ne traine pas trop ici. La descente me réchauffera peut-être. Malheureusement, le sentier est à l’ombre de la montagne.

J’accélère autant que possible pour gagner, tout en bas, les premiers zig-zags ensoleillés. Une petite pose au soleil et je retrouve la nudité.

En montant, j’avais repéré dans le lit du torrent un bastain de bois, reste d’une passerelle emportée par une crue. Je me disais qu’il suffirait de le mettre en travers, calé sur quelques pierres, pour pouvoir traverser. Rien à faire ! Il est relié à un câble, lui même pris dans les graviers. Impossible de le déplacer. Mais en observant le lit du torrent, je repère un enchainement de blocs qui doit permettre de passer. J’hésite un moment, puis tente le coup, équilibré avec mes battons. Ça passe.

Voilà, je suis sur la rive droite et rejoint le grand chemin par lequel nous étions monté samedi. L’intérêt est qu’il est mieux exposé au soleil que l’itinéraire de rive gauche. Je n’en profiterais guère car un méchant nuage semble me poursuivre.

Je fais une jolie variante dans les pins en empruntant un sentier de jonction qui va en direction du refuge de Temple-Ecrins. Bien sur, je ne monte pas jusqu’à ce dernier, mais redescend dès que je rejoint le chemin principal.

Je me prend en photo, non loin du refuge du Carrelet, mais des cris d’enfants me font vite enfiler mon short. Je passe dans cette tenue, torse nu, devant une petite famille bouche-bée au point de ne même pas répondre à mon bonjour.

Peu après, l’ombre de la Grande Aiguille gagne sur le chemin. Des personnes montent (Ah les promeneurs de l’après-midi !). C’est donc habillé que je finirais mon périple.

Le vallon de la Pilatte

Le 26 octobre 2019

Avec : Bruno, Guillaume et Yves

La route de la Bérarde est fermée en semaine pour travaux, accessible seulement le week-end. Nous traversons difficilement Saint Christophe où une large tranché à l’endroit le plus resserré entre les maisons vomit ses entrailles annelées rouges, noires et vertes.

Les pluies de la semaine ont été violentes et la voiture doit négocier le passage entre les pierres laissés sur la chaussée par des torrent temporaires. Les sommets sont bien enneigés au dessus de 2500 m.

Il n’y a pas plus d’une dizaine de voiture sur le parking et plus que deux au départ de la randonnée.

A 10h, nous sommes encore à l’ombre des Ecrins alors que de l’autre coté du torrent le soleil gagne au pied de la Grande Aiguille. De plus un vent frisquet descend des sommets. Bien que nous soyons seuls, il n’est pas question de se dévêtir pour le moment. La première demi-heure de marche sera habillés.

Le mauvais temps des jours précédents a laissé des traces. Le sentier est sur-creusé par des écoulements erratiques et bientôt disparaît sous une vaste coulée de lave torrentielle où nous naviguons à vue dans un désert de cailloux et de blocs. Nous le retrouvons un peu plus loin, mais toujours en si mauvais état. Par endroits, même les dallages de grosses pierres construits par le Parc pour limiter l’érosion entropique, ont été emportés.

En dessous de nous, le Vénéon écume sur les roches.

L’or des bouleaux et le rouge des myrtilliers colorent la montagne.

Le soleil daigne enfin passer de notre coté et nous adoptons la nudité.

En approchant, du plan du Carrelet, la vue s’ouvre sur le vallon du Chardon et les sommets très enneigés du Vaccivier.

A la passerelle du Chardon, nous hésitons à passer sur l’autre rive, et restons sur le versant qui nous semble devoir être le plus ensoleillé. Ce sera une erreur, car toutes les passerelles au-delà auront été enlevées.

au refuge du Carrelet.

Nous quittons la pinède et le paysage devient plus minéral.

Le franchissement des torrents descendant des cirques de la Pilatte, de la Temple et de Cloute Favier est délicat (particulièrement ce dernier).

La vallée tourne à droite et l’on découvre le cirque de la Pilatte et le sommet des Bans. Le glacier et les sommets sont uniformément blancs.

Des personnes redescendent : La passerelle à été enlevée. Le torrent est infranchissable. Il n’est pas possible de gagner le refuge depuis cette rive.

Nous poussons quand même jusqu’au gros cairn qui marquait l’emplacement de la passerelle. Dépités nous cherchons un point où l’on pourrait traverser, mais même quand les eaux se divisent en plusieurs bras, celles- ci sont trop tumultueuses.

Il ne reste plus qu’à redescendre. Midi est largement passé et il est temps d’assouvir une petite faim.

Nous nous installons un peu à l’écart du sentier. Un couple passe et ne fait même pas attention à notre tenue. Nous sommes désormais les seuls dans le cirque. Au vent frais du matin s’est substituée une douce brise qui s’est chauffée sur les rochers et les prairies.

Nous faisons durer le plaisir et nous gavons de soleil. Nous resterions volontiers là jusqu’à ce que l’ombre nous chasse, mais il faut bien redescendre.

Le torrent de Cloute Favier a grossi avec la fonte de la neige dans son haut bassin et Guillaume, à cause de son handicap, hésite longtemps à faire le pas entre deux blocs et finit par passer les chaussures dans l’eau.

Barre des Ecrins.

Le soleil a tourné et l’éclairage a changé. La face nord de l’Ailefroide Occidentale, désormais bien éclairée, s’impose comme l’élément majeur du paysage.

Nous passons à l’ombre en dessous du plan du Carrelet. La température chute d’un coup, mais nos corps sont échauffés.

Poursuivrons nous nus jusqu’à la voiture ? Non ; car, non loin du parking, un couple nous précède et s’arrête même comme s’il voulaient vérifier ce qu’il ont entrevu.

Défense du droit à la nudité en public.

Suite à une rando organisé par l’ARNB (Association des randonneurs nus de Bretagne) , le 15/07/2019, le maire de la commune où se déroulait la randonue avait porté plainte pour exhibition sexuelle parce que les participants avaient  sans doute été vus nus sans que l’on ne sache vraiment où et par qui .
Lorsque le président de l’asso à été convoqué à la gendarmerie , l’association s’est réunie pour préparer cette audition demandée par le procureur. Verdict quelques jours plus tard , la plainte à été classé sans suite.
C’était leur premier soucis depuis la création de l’asso en août 2010 et 140 rando.
Grand merci à l’APNEL et la FFN pour leur aide rapide. Ça fait vraiment plaisir d’être épaulé lorsque l’on est confronté à ce genre de problème. Voila une belle preuve de l’utilité d’être affilié et licencié à la FFN.

Le communiqué officiel de la Fédération Française de Naturisme :

https://ffn-naturisme.com/wp-content/uploads/2019/11/Article-ARNB-Site-FFN-R%C3%A9seauxSociaux.pdf

Semaine de randonue à Névache

Du 21 au 28 septembre 2019

Avec Bernard, Bruno, Christian, Patricia et Sylvie

Samedi, avec Patricia, alors que nous faisons une pause sous le col du Lautaret, la Meige et les Agneaux se prennent progressivement dans les nuages.

Le ciel est désormais gris lorsque nous remontons la vallée de la Clarée. Nous sommes frappés par les restes imposants de laves torrentielles qui ont ensevelis la route , comblé le lit de la Clarée et emporté les rambardes d’un pont.

Nous apprendrons, plus tard que ces phénomènes ont eu lieu lors de deux violents orages début juillet, bloquant la circulation pendant près d’une semaine.

http://www.nevache.fr/2019/07/11/orages-debut-juillet/

Nous nous installons dans le sympathique chalet “Aouro“; mi-bois, mi-pierre ouvert sur une vaste prairie.

Arrivent Bernard et plus tard Christian et Sylvie.

Ce soir là, nous nous régalerons avec une omelette aux champignons et un délicieux “gâteau savoyard“ préparé par mon traiteur de Saint Pierre d’Entremont. Le tout couronnée d’une tarte aux myrtilles.

Dimanche matin, le temps est gris, mais les sommets visibles. La météo nous annonce un journée alternant faibles averses et éclaircies.

Nous décidons de ne pas aller trop loin et choisissons le fort de l’Olive comme objectif.

Après un petit cafouillage sur la rive droite de la Clarée, nous retrouvons le bon chemin, d’abord une piste forestière horizontale, puis un raide montée sous les arbres.

La pluie nous rejoint et seul Christian persiste vaillamment à rester nu. C’est dans cette tenue qu’il croisera une femme qui descend et qui ne s’en émouvra pas outre-mesure.

Christian, Sylvie et Bernard filent devant. Avec Patricia qui souffle, nous montons plus lentement.

Les premiers nous attendent au sec au poste de garde du fort, récemment rénové.

Le ciel s’éclaircit et nous repartons vers le fort lui-même (une centaine de mètres plus haut) alors que Patricia, pas très en forme, décide de redescendre.

Le premier bâtiment du fort que l’on voit lorsque l’on l’approche par l’arrière et la caserne, longue bâtisse de pierre aux fenêtres étroites et meurtrières.

 

Un porche, défendu par un pont de bois sur une douve permet d’entrer dans l’enceinte.

Peu de murs, mais un vaste plateau dominant des falaises. Un imposant merlon de terre protège la caserne des tirs qui pourraient venir du col des Thures.

Un réseau de galeries conduit à des chambres qui hébergèrent des canons jusqu’en 1940.

Nous visiterons ensuite la caserne abandonnée en imaginant la vie rude des soldats, particulièrement en hiver, à 2200 m, exposés au froid et aux courants d’air.

Malheureusement, cet ensemble architectural non entretenu, se dégrade rapidement et certains murs, au niveau des écuries, se sont écroulés.

https://wikimaginot.eu/V70_construction_detail.php?id=14318

Nous croiserons un couple en sortant du fort, mais compte-tenu du petit vent qui balaye le plateau, nous sommes tous rhabillés.

Lundi sera un jour de beau temps. Nous en profiterons pour aller faire une longue rando au fond de la vallée : le col des Muandes. Patricia, fatiguée restera à Roubion.

Nuages qui se déchirent, mais petit vent frais au parking de Laval.

Nous prenons la direction du refuge des Drayères, passant à proximité de parc ou l’on regroupe les moutons pour démontagner. Mais nous n’irons pas jusqu’à ce refuge et préfèrerons monter directement au Lac Long.

Au fur et à mesure de notre élévation se découvre l’impressionnante barrière de cimes dolomitiques des Cerces ; puis peu à peu, émergent des nuages, les grands sommets du massif des Ecrins.

Nous passons à proximité du lac rond et poursuivons dans un terrain bosselé rappelant les fjelds norvégiens.

Le froid et le vent s’imposent au col. Les roches et les pancartes sont givrées. Christian doit se résoudre à se rhabiller.

Il suffit de descendre un peu pour retrouver des conditions plus favorables et la nudité.

Un pécheur au Lac Long ne fait même pas attention à notre tenue et c’est ainsi que nous descendons presque jusqu’aux voitures.

Mardi, météo plus incertaine : éclaircies le matin pluie l’après-midi.

Cela ne nous empêchera pas d’entreprendre une boucle dans les aiguilles calcaires des Cerces : col de la Béraude, col du Chardonnet.

Nous sommes rattrapés dans la montée par quelques personnes, ce qui nous oblige à nous rhabiller temporairement.

Au delà du lac de la Béraude, engoncé au fond de son auge, le sentier monte en traversée dans des pentes d’éboulis fort raides où un pied sur est nécessaire.

Le vent et les nuages nous retrouvent au col. Les plus rapides ne nous ont pas attendu et sont descendu se réfugier sur l’autre versant.

Au début la descente dans des rochers est délicate, puis nous retrouvons Christian, Sylvie et Bernard sur une croupe où ils se rhabillent chaudement. Quelques gouttes de pluie sont apportées par le vent.

Une petite descente dans un cirque sous le col, puis nous entamons la longue traversée dans une impressionnante “casse“ sous la Tête de la Cassille.

Le sentier remonte vers le col du Chardonnet et passe devant une galerie de la mine de graphite et la tête su téléphérique qui servait à descendre le minerai.

http://www.paca.developpement-durable.gouv.fr/2000-la-mine-de-graphite-du-col-du-chardonnet-a-a981.html

Nous cassons la croute à l’abri d’un gros bloc et d’un rond de pierres à proximité du Lac de la Mine .

La descente se fera sous la pluie qui devient insistante et nous accompagnera presque jusqu’au parking de Foncouverte.

Au passage nous admirons les chalets en bois encoché du hameau de Queyrellin, ainsi que la petite chapelle de Sainte Appolonie.

De retour au gîte, une mauvaise surprise m’attend : la moité des photos de la journée sont inutilisables suite à une mauvaise manipulation.

Mercredi : Il a plu toute na nuit et le ciel est encore bien bouché. Cependant la météo annonce une amélioration dans l’après-midi.

Nous décidons de ne pas aller trop loin, afin de pouvoir rebrousser chemin si nécessaire. Le plateau du col des Thures nous paraît un bon objectif.

Comme cet hiver, nous sommes monté par le chemin directe depuis Roubion, nous choisissons une variante à partir de la route du col de l’Échelle. Le soleil pointant de plus en plus à travers les nuages, nous somme vite nus. Une montée assez raide en forêt dévoile des vues sur le col de l’Échelle et Bardonnèche.

 

Puis le sentier change de versant et nous nous retrouvons dans un décor digne du Vercors : prairies vallonnées parsemées de pins à crochets. En quelques ressauts le sentier quitte les derniers arbres et vient butter sur le pied de l’Aiguille Rouge.

De là, l’ascension de cette dernière semble raide et pénible, d’autant plus que désormais, nous somme exposés à un vent glacial.

Bernard, fatigué, renonce à monter au sommet. Moi-même, ne suis pas très motivé. Sylvie et Christian partent devant et finalement je les suis à mon rythme. J’essaye de garder la nudité, mais au bout d’une centaine de mètres je dois renoncer frigorifié.

Le sentier déroule ses zig-zags dans une “casse“ très uniforme inclinée à près de 45° ; autant dire que tout faux pas est interdit.

Il finit par rejoindre la crête non loin du sommet. Quelques pas d’escalade facile me séparent encore de Sylvie et Christian qui m’encouragent sans que je puisse les voir, abrités dans une petite cuvette au pied de la croix.

Du sommet, on a une vue vertigineuse sur la Vallée Étroite et les Trois Rois Mages en face.

 

Quelques photos et nous redescendons. Bernard nous attend en bas plus ou moins dans le vent. Nous croisons quelques randonneurs italiens qui montent depuis le col des Thures. De toute façon il fait trop froid pour être nu, donc pas de problème.

Bernard rejoint, nous descendons encore un peu pour trouver un lieu abrité pour le casse-croute de midi. Le fond d’une doline fera l’affaire.

Restaurés et requinqués, mes compagnons souhaitent aller au col des Thures. Nous suivons donc une grande traversée descendante qui nous amène sur le plateau. Désormais à l’abri du vent, nous retrouvons la nudité.

Dans la vaste prairie, des marmottes déboulent de partout à notre approche.

Nous contournons quelques grosses dolines (les thures) jusqu’à atteindre l’ancienne borne frontière et contempler à nouveau la Vallée Étroite.

Demi-tour. Un couple vient en sens inverse, nous nous écartons du chemin pour les croiser à bonne distance sans nous rhabiller. Les moutons sont descendus, mais par précaution, nous passons quand même au large de la cabane.

Juste avant d’attaquer la descente sur Roubion un groupe se repose à l’abri d’une thure.

Nous nous couvrons à leur approche. S’en suit une conversation surprenante :

Notre interlocuteur : « Je croyais que c’était autorisé. Il ne fallait pas vous rhabiller. »

Nous lui expliquons que la législation est imprécise et qu’en cas de plainte, la suite est incertaine. « De toute façon nous nous rhabillons par respect des personnes rencontrées. »

Une rapide descente en forêt, déjà parcourue cet hiver à raquettes, nous ramène sur la prairie de Roubion. Il faut désormais présenter une tenue correcte.

L’envie nous tenaille d’aller faire un tour dans cette Vallée Etroite, d’autant plus que certains d’entre nous y ont des souvenirs. Je propose alors une traversée d’une vallée à l’autre par le col du Vallon : rando un peu longue, mais à priori très belle.

Jeudi : Au matin, la pluie occupe l’horizon, mais la météo annonce le grand beau pour l’après-midi. D’ailleurs peut-être fait-il meilleur du coté italien ?

Nous franchissons en voiture le col de l’Échelle et remontons la Vallée Étroite jusqu’au terminus de la route : les Granges.

Nous avons été trop optimistes. Il pleut, pas trop fort quand même. Un couple part devant nous, les occupants d’un autre voiture restent au sec.

Sous les capes et les imperméables, nous remontons la vallée. Nous sommes les seuls sur le chemin. Christian et Bernard tentent la nudité (sous leurs capes !).

 

De temps en temps les nuages se déchirent laissant apparaître quelques sommets et rayons de soleil.

Un arc-en-ciel court sur l’alpage.

Au fur et à mesure de notre montée, la pluie s’atténue, se transforme en crachin. Les parois noircies par l’eau jouent à cache-cache avec les nuées.

Au col, le soleil se renforce et les sommets se dégagent du coté de la vallée de la Clarée. Le Vallon est une longue combe asymétrique : surplombée de hautes falaises dolomitiques en rive gauche et d’un relief plus doux de terrains cristallins en rive droite.

Un peu en dessous du col, nous retrouvons la nudité.

Une pause pour le repas de midi et le bleu du ciel s’impose.

La longue descente de la vallée n’est plus qu’un enchantement de couleurs, entre les sombres falaises, les jaunes des herbes et les rouges des myrtilliers.

Un peu avant d’arriver à la cabane pastorale, nous décidons d’une courte remontée au lac Noir que nous avions visité cet hiver en raquettes.

Le lac parcouru de rides bleues, enchâssé dans un cirque aux couleurs d’automne fait face à l’impressionnante chaine calcaire.

Nous ne résistons pas à une pause contemplative. Certains tentent la baignade, mais l’eau est bien froide !

Nous somme si bien, nus au soleil, caressés par une brise devenue agréable qu’il nous semble que l’on pourrait rester là éternellement. Mais nous savons que ce n’est qu’illusion, que le soleil va passer derrière la crête et le froid tomber d’un coup.

Nous reprenons notre marche vers Névache. Les plus rapides filent devant pour aller rechercher la voiture laissée aux granges de la Vallée Étroite. Avec Patricia, nous prenons tout notre temps, dégustant les minutes qui nous restent dans ce milieu enchanté. La chapelle Saint Michel, plantée sur un verrou rocheux au milieu de la vallée nous arrête un moment,

puis le sentier nous amène à regrets à la route goudronnée. Il faut se rhabiller.

Vendredi : Bernard nous a quitté à regret, pour des obligations professionnelles. Nous ne somme donc plus que quatre.

L’objectif de la journée est le Pic du Lac Blanc.

Nous voila à nouveau au parking de Foncouverte. Direction le refuge de Ricou.

Les alentours de ce dernier sont en plein travaux. Les propriétaires installent une pico-centrale hydraulique pour l’alimentation en électricité de leurs locaux.

http://www.hautes-alpes.gouv.fr/IMG/pdf/demande_autorisationr181_13.pdf

Le sentier suit et recoupe à plusieurs reprises le gros tuyau noir qui n’est pas encore enterré. Une famille avec enfants monte en même temps que nous. Nous devrons attendre encore pour nous mettre nus.

Pas grand monde au lac Laramon et encore moins sur le sentier qui monte.

Le soleil aidant, nous voilà trois nus (à l’exception de notre accompagnatrice textile : Sylvie).

Lac du Serpent, un pli spectaculaire dans les roches du socle métamorphique, lacs des Gardioles, paysage de lande à myrtilliers et genévriers nains. Le relief est plutôt doux et l’on s’élève lentement vers un col lointain. Le sommet apparaît comme une longue échine caillouteuse où il est difficile de repérer le point le plus haut.

Christian et Sylvie cavalent loin devant nous alors que j’accompagne Patricia.

Lorsque nous arrivons au col de du Grand Cros, les deux autres redescendent déjà.

Selon eux, la suite en direction du sommet ne vaut pas le coup : cheminement difficile dans des blocs instables, sommet imprécis.

Patricia est fatiguée, nous décidons d’en rester là. Je vais cependant m’avancer sur un promontoire au dessus de la vallée du Vallon (parcourue mercredi) et découvre un panorama sur la Vanoise qui semble toute proche. A l’opposé la vue porte jusqu’au Mont Viso et le Pic de Rochebrune.

Nous redescendons jusqu’à un des lacs des Gardioles pour pique-niquer à l’abri du vent.

Nous pensions nous y baigner, mais des algues vertes de mauvais aloi flottent à sa surface : eutrophisation liés aux déjection des trop nombreux moutons.

 

Nous tenterons de nous baigner plus bas dans le lac Laramon après avoir contourné à distance un couple qui regardait soupçonneusement notre nudité. Mais décidément, l’eau est trop froide !

Semaine de randonue en “Verdonnie”

Pour moi, du 26 au 31 mars 2019

Le séjour était organisé par Jean et Gilbert.

C’est devenu une tradition depuis pas mal d’années.

Cette fois ci, après deux années d’infidélité, nous sommes revenus pour la troisième fois au camping naturiste de Castillon de Provence, à coté de Castellane.

L’accueil par son propriétaire et gérant, Justus, est toujours aussi sympathique, allant jusqu’à nous prêter sa salle de restaurant et sa cuisine pour nos soirées.

Nous étions logés, pour un prix raisonnable (on est hors de saison) dans de confortables chalets, très propres et bien entretenus.

Le groupe comportait un vingtaine de personnes venues d’un peu toutes les régions de France et même de Suisse.

Personnellement, je n’ai été présent que du 26 au 31 mai et n’ai donc pu participer qu’à cinq sorties.

Le lundi, la météo étant peu favorable, nous avons ré-édité une rando déjà faite 4 ans auparavant, juste au dessus du camping : l’Aulp.

Cette fois-ci, nous avons évité de “barasser“ sur la crête, quitte à faire un détour. Quelques uns, inquiets d’un éventuel orage, nous ont abandonné à mi-chemin.

Vue sur le Pic des Trois Évéchés

La remontée de la prairie sous le sommet se fit sur un rythme très rapide devant la menace de l’arrivée de la pluie. Dommage, car l’extraordinaire tapis de fleurs méritait de nombreuses photos.

Au sommet nous retrouvons deux membres du groupe, pas mal égratignés, qui avaient décidé de monter par l’arête et qui nous confirment que celle-ci est encore moins praticable qu’il y a 4 ans.

La pause casse-croute s’éternise un peu, alors que de lourds nuages s’accumulent au dessus de nos têtes. La descente est enfin décidée. Pierre et Dominique ont repéré sur l’arête sommitale des cairns qui semblent indiquer une descente directe sur le camping ; mais non portée sur la carte.

Nous prenons le risque. Les cairns sont bien là et nous nous engageons dans le raide versant Sud. Nous suivons au début une trace qui finit par se perdre dans une profonde roubine parcourue par un ruisselet : terrain raide et glissant. Une prairie en cours de re-colonisation par une végétation plutôt agressive nous conduira, grâce au secours du GPS à un bon chemin. Un peu au dessus du Mandarum, nous retrouvons notre itinéraire de monté.

Les premières gouttes de pluie nous accueillent au camping. Ce soir c’est repas en commun dans la salle du restaurant.

Mardi, la météo est toujours aussi incertaine. Pas de sommet cette fois-ci. Gilbert nous propose le tour du Robion, petite montagne proche de Castellane. Le départ se fait sur une ancienne route désaffectée, puis se poursuit sur une large piste forestière.

Quand c’est barré, c’est barré…

Nous traversons, rhabillés, le village de Robion qui réveille des souvenirs de 2015.

A la Basse de la Doux (un col), une voiture de l’ONF est stationnée et sa conductrice vient juste de rentrer à son véhicule. Bien que nous ayons enfilés nos shorts rapides, elle a perçu notre nudité et vient vers nous pour nous demander où nous allons dans cette tenue et précise que cela ne la dérange pas, mais nous conseille de nous rhabiller avant la fin de notre parcours car nous risquons de rencontrer des enfants.

Le col suivant sera le lieu du casse croute. Puis nous passons dans le raide versant nord.

Le sentier étroit et parfois vertigineux s’éternise. Une petite remontée nous ramène aux voitures sans que nous ayons rencontré personne d’autre. La pluie nous rejoint pour la soirée.

Mercredi, Guy nous propose une superbe rando dans des gorges, un peu éloignée de notre base, mais selon lui valant vraiment le coup.

Nos voitures remontent la vallée du Verdon jusqu’à proximité de Beauvezer, puis s’engagent sur une petite route qui devient rapidement une piste chaotique. Au terminus, déjà quelques voitures : nous ne seront pas les seuls. Rien que d’ici, la vue est époustouflante. Un canyon s’enfonce entre de hautes parois qui rappellent les Dolomites. Un panneau, un peu dissuasif, précise que l’on rentre dans une zone de haute montagne et des photos, notamment du sentier traversant une paroi verticale grâce à une vire surplombant plusieurs centaine de mètres de vide, nous impressionnent.

Sur les premières centaines de mètres, jusqu’à une passerelle, le sentier est étroit et exposé.

Ensuite, la vire est large tout du long. En fait, il s’agit d’un ancien chemin muletier qui servait à accéder à des pépinières de mélèzes établies en amont de la gorge.

Le chemin s’élève doucement et le vide se creuse en dessous de nous.

La plus-part du temps, il n’est même pas possible de distinguer le torrent caché dans l’ombre, quelques 200 m plus bas, alors que le soleil éclabousse la blancheur des parois qui nous dominent.

Un virage en encorbellement offre une vue sur un étroit canyon ou rugit une cascade. De la paroi en face jaillit une résurgence.

Nous rattrapons progressivement un groupe de randonneur. A la sortie amont de la gorge, nous nous faisons surprendre et apparaissons nus. Notre tenue n’est visiblement pas très appréciée.

Maintenant, le chemin s’élève dans une calme forêt de mélèzes et de pins. A la maison forestière, le groupe qui nous précède s’installe sur les tables et les bancs de la terrasse, alors que nous restons un peu en dessous, hors de leur vue, près d’une grange.

Le repas terminé, nous décidons de poursuivre par un boucle dans le versant. Nous passons, habillées, devant nos prédécesseurs qui ne nous rendent pas notre bonjour. Le sentier s’engage dans un vallon chauve, constitué de multiples gradins de roche. Malheureusement, un ruisseau gonflé par la fonte des neiges et les pluies de la veille nous barre le passage. Demi-tour.

A la descente, nous ferons un détour par la chapelle Saint Pierre où se trouve une géocache que je trouve et subtilise au nez de Gilbert. Je le laisse chercher un moment, puis, bon enfant, la lui remet au milieu des rires.

Jeudi  C’est encore Guy qui propose cette rando. Elle se veut courte et reposante, mais avec un très beau paysage.

Nous abandonnons nos voitures à l’entrée du village de la Sagne pour le traverser. Il s’agit d’un village typiquement provençal enserrant une rue étroite, aux maisons aux murs de pierre épais et quelque peu inclinés et ventrus ; petites fenêtres et volets colorés.

A l’autre extrémité du village, la rue devient chemin de terre et s‘élève parmi l’or des genets vers un petit col.

L’autre versant est plus bucolique, large combe herbue descendant mollement.

Au bout de quelques centaines de mètres, Guy nous fait quitter le bon chemin pour une sente marquée de quelques balises blanches entourant des arbres. Nous progressons en lente montée de prairies en bois de chênes et de buis. Quelques arbres couchés nous imposent des détours embroussaillés.

Nous sortons progressivement de la forêt pour un lande à genêts et à buis. Le panorama sur la chaîne frontière enneigée se révèle peu à peu.

Nous gagnons la crête à un petit col. Ce sera le lieu du repas à un abri du vent relatif derrière quelques buissons.

Quelques uns d’entre nous escaladent les rocher qui conduisent au sommet.

Dominique se fait photographier sur un éperon dominant le vide.

En dessous de nous, coté sud , nous pouvons observer le camping naturiste du Petit Chandelalar que nous irons visiter tout à l’heure.

Retour par le même chemin parmi les fleurs que nomme Danièle et les morilles que certains ramassent pour une fricassée du soir.

Dame d’onze heures

Lotier

Récolte de morilles.

Nous sommes accueillis par la patronne du camping du Chandelalar qui nous invite à visiter son domaine et nous reçoit dans la salle de son restaurant pour discuter longuement, nous contant notamment l’histoire de son camping.

Le petit Chandelalar, prochain lieu de séjour ?

Vendredi  Réclamé aux G.O., bien que déjà parcouru, il y a 4 ans, Le sentier de l’Embut au fond des gorges du Verdon.

Ce coup ci, nous l’aborderons par la descente des Cavaliers.

Désagréable surprise, au départ du sentier : un panneau nous annonce que ce dernier est interdit suite à un éboulement. Alors que nous hésitons sur la conduite à tenir, un couple nous rejoint et nous dit que selon leur hébergeur, le sentier passe sans problème.

En effet, nous trouverons quelques blocs encombrant le chemin dans la partie basse, n’induisant pas de difficultés.

Arrivés au bord du Verdon, il faudra se rhabiller, car l’endroit est des plus fréquenté. Tout un groupe défile devant nous prenant la direction de l’Embut. D’autres proviennent de la rive opposée par la passerelle.

Nous suivons le flot. Beaucoup font demi-tour devant les premiers passages un peu exposés. Finalement, nous nous retrouvons à peu près seuls et adoptons à nouveau la nudité.

Au Styx, nous sommes rattrapés par quelques personnes qui ne s’offusquent pas de notre tenue.

En fait, pendant toute la randonnées, nous croiserons de nombreux randonneurs, nous rhabillant quand il y a des enfants, puis de moins en moins souvent, vu que nous ne rencontrons pas d’opposition.

A l’Embut, nous privatisons pour le repas l’unique plage accessible (le Verdon est en légère crue).

Certains d’entre nous décident de poursuivre jusqu’au Baou Béni à travers un chaos de blocs.

Un vingtaine de personnes sont arrêtées sur une grande dalle plate à coté de laquelle nous devons passer. C’est à ce moment que dans un passage d’escalade, mon short rapide décide de se dégrafer et tombe à mes pieds dévoilant mes parties intimes. Grand éclat de rire de part et d’autre.

Malgré un balisage à la peinture, le cheminement dans des blocs décamétriques n’est pas évident, surtout à la descente.

Le Chaos franchis, nous abordons sur une belle plage alors que devant nous la gorge se referme ne laissant le passage que pour l’eau rapide et profonde.

Retour. Nous remonterons par le sentier Vidal qui comporte des passages câblés et des échelles. Impossible dans ces lieux plutôt vertigineux d’enlever et de remettre les shorts et jupettes à chaque instant.

Une jeune femme avec deux enfants nous accompagne. Il nous ont déjà vus nus à d’autres passages. Du coup, certains comme moi se drapent de leurs shorts, d’autres restent nus. Là non plus pas de remarques, juste des sourires amusés, voire une certaine complicité.

Nous n’allons quand même pas prendre le goudron pour rentrer aux voitures. Nous traversons la route et remontons sur une centaine de mètres de dénivelé dans la forêt pour retrouver un piste horizontale qui va nous ramener au belvédère des Cavaliers.

Ce soir, dernier repas en commun. Nous fêtons l’anniversaire de Jean Pierre et Pierre, mais ne nous éternisons pas car la fatigue de la randonnée du jour se fait sentir.

Samedi : retour avec Georges qui a du renoncer à participer à toutes ces belles randos en raison d’une mauvaise forme.

D’autres resteront encore un ou deux jours pour découvrir d’autres paysages.

Raquettes nu à Névache

Du 23 au 30 mars 2019

Comme Jacques Marie m’a devancé et a déjà publié sur son site, avec talent, le récit des randos auxquelles il a participé, je vais donc me contenter de vous raconter les à-cotés de notre séjour.

Guillaume et moi sommes arrivés dans la vallée de la Clarée, samedi vers 13 h. Nous avons profité de notre avance pour reconnaître quelques départs de rando.

L’enneigement est très contrasté. Les ubacs sont fortement enneigés jusqu’en fond de vallée alors que sur les adrets la neige est remontée au delà de 2300 m environ.

Après avoir fait un tour jusqu’au village pour constater que la route était fermée au delà de Ville Haute, nous sommes partis à la recherche du chalet “le Baouba“. Arrivés à pied devant ce dernier, nous tombons sur une des deux charmantes gérantes des locations, qui nous inscrit et nous ouvre la porte.

Ce chalet est d’un aspect bien particulier : tout de mélèze vêtu, un délire d’architecte, avec plusieurs toitures imbriquées.

Le rez-de-chaussée comporte une salle de séjour assez vaste avec un coin cuisine et un angle salon.

Un petit appendice, genre solarium, donne, en façade sud, sur une vaste prairie où subsiste encore quelques plaques de neige, toujours au RDC : une chambre avec un salon de toilette.

A l’étage, 3 chambres, une salle de bain avec baignoire !

Le samedi, nous avons des voisins prenant le soleil devant leurs gîtes à gauche et à droite. La nudité doit rester discrète. En fait, ces deux premiers jours, nous resterons la plus part du temps habillés dans la maison.

Arrive Jacques Marie, puis Christian et Sylvie. Un peu plus tard, un inconnu, crâne rasé, vient pousser la porte. A près un moment de stupéfaction, nous reconnaissons Franck à sa voix : un accident de coiffeur !

Ce soir, le repas est à base de lasagnes, préparées par mon traiteur de Saint Pierre d’Entremont.

Demain, nous irons au col de Thures, dans le vallon qui s’ouvre juste derrière le chalet.

Levé à 7 h, j’admire le lever de soleil sur les montagnes du fond de la vallée, alors que cette dernière est encore dans l’ombre.

Petit déjeuner copieux, puis nous remontons le grand glacis au dessus du hameau aux premiers rayons du soleil.

Pour la description de la rando, Jacques Marie m’a précédé sur son site. Je vous laisse donc vous y rendre : http://www.randonnues.fr/?p=5646

Exercice DVA

Je n’ai pas trop fait attention à la réverbération du soleil sur la neige du plateau des Thures (et je ne suis pas le seul) et ce soir le dessous des cuisses et les fesses me brûlent.

De retour au chalet, nous espérons la venue incertaine de Patricia. Un coup de téléphone m’apprend qu’il ne faut pas l’attendre avant mardi soir.

Ce soir, je me lance dans la grande cuisine : endives au jambon. La recette est fort appréciée et le cuisinier félicité.

La fin du W.E. voit nos voisins disparaître et nous nous sentons plus libres de vaquer à nos occupations dans notre tenue de nudité préférée.

Lundi matin, le soleil est toujours aussi présent ; mais une bise traitresse dévale la vallée. Nous prenons la direction du col de la Buffère. La route de la haute vallée est toujours officiellement fermée et nous hésitons à outrepasser le panneau. Ce sera donc un départ sur le goudron.

Pour la rando : bis repetita, voir le récit de Jacques Marie  http://www.randonnues.fr/?p=5646.

Comme demain, la rando, ce sera du sérieux, nous louons des DVA pour ceux qui n’en ont pas. Finalement, ils ne seront pas utiles, la neige étant gelée et dure.

Guillaume, qui a fait un petit malaise lors de la sortie du jour et Franck qui craint pour sa cheville et un genoux s’abstiendront.

Ce soir là, c’est le tour de Sylvie et Christian de se mettre aux fourneaux. Il nous ont prévu une soupe aux légumes. Jacques Marie et Franck sont tirés de leurs ordinateurs pour participer à la pluche.

Mardi matin, l’aube est toujours aussi lumineuse et glaciale. La rando est peu fréquentée, La trace est discrète et nous comprendrons vite pourquoi. Jacques Marie vous raconte dans son blog  http://www.randonnues.fr/?p=5646.

En fin d’après-midi nous attendons “la Princesse“ qui se perd un peu dans le hameau de Roubion à la recherche du Baouba. Joie des retrouvailles.

C’est encore Sylvie et Christian qui assurent le dîner avec un poulet au citron.

Demain (mercredi) nous prévoyons un grand tour d’abord en fond de la vallée, puis par un sentier balcon en altitude, en rive gauche.

Tout le monde va se coucher tôt, sauf Jacques Marie qui ne peut abandonner son ordinateur.

Mercredi, toujours grand beau, et le vent est tombé. Tous, à l’exception de Sylvie qui n’est pas naturiste, seront nus plus ou moins longtemps. Pour les détails, voir le récit de Jacques Marie. http://www.randonnues.fr/?p=5646

Franck nous quitte à regrets, ne pouvant prolonger plus ses congés.

Le soir, je reprends ma part de cuisine en réalisant des diots au vin blanc accompagnées de crozets.

Jacques Marie se sent un peu faible : mal à un genoux. Patricia se ménage. Pour eux deux, demain sera journée de repos.

Jeudi me voilà repartis avec Guillaume et les deux “culottes courtes“ dans le vallon du “vallon“. C’est original comme nom!

Nous remontons la route de la chapelle sur quelques centaines de mètres pour trouver le sentier qui s’élève en direction du vallon. Des skieurs attendent au bord de la route d’autres compagnons. Nous montons en versant sud et la chaleur nous pousse à nous dévêtir des les premiers mètres.

Après une traversée en forêt le paysage s’éclaircit. La vallée est étroite et les versants pentus. Heureusement la neige a presque disparu et le risque de coulées est inexistant. Au fond se dresse une impressionnante muraille, faisant penser aux Dolomites.

Un ressaut dominé d’une chapelle (Saint Michel) barre la vallée. Nous le surmontons grâce à des pentes de neige un peu plus raides mais stables. Les skieurs pointent loin derrière nous. Pas de crainte à avoir, nous pouvons rester nus.

A partir de là, la vallée s’élargit. Les pentes s’adoucissent. Voilà la cabane d’alpage avec un banc et une fontaine.

Nous nous élevons, raquettes aux pieds, par un large mouvement tournant dans des pentes molles en rive droite du talweg pour gagner assez rapidement notre but : le lac Noir. Qui, couvert de glace et de neige, aujourd’hui ne mérite guère son nom. Nous cassons la croute à l’abri d’un rocher.

A la descente, un homme monte en notre direction. Sylvie, la seule textile de notre groupe est envoyée en ambassadeur l’avertir qu’elle est suivie de trois “zozo“ nus. Pas de problème.

A la chapelle, nous avisons, trop tard, qu’une femme est assise sur les marches de l’édifice. Tant pis.

De retour au gîte, Une des gérantes vient apporter le “kit de nettoyage“ en vue de notre prochain départ. Elle entre sans hésitation et tombe sur Patricia nue au soleil du “solarium“. Demi tour un peu précipité sans rien dire….

Je sévis encore une fois du coté de la cuisine avec des späzlis aux lardons.

Vendredi, le dernier jour de randonnée, j’avais prévu de monter au col des Acles, mais arrivé à Planpinet, le versant, rébarbatif, est à l’ombre, alors que des nuages venant d’Italie se déversent par dessus les crêtes. Changement de programme, nous reprenons le voitures jusqu’à Val des Prés et changeant de coté montons vers le village d’alpage de Granon. Jacques Marie vous en dira plus que moi. http://www.randonnues.fr/?p=5646 Ce fut une belle rando, pas trop fatigante, pratiquée presque tout le long nus.

A la fin de l’après-midi, Sylvie et Christian nous quittent.

Et le repas ? Eh bien : une grosse omelette aux champignons et au jambon.

Samedi matin sera consacré au nettoyage du gîte et au déménagement. Snif…

 

Même si la nudité ne put être que sporadique ou partielle en raison des conditions météo assez rudes, particulièrement les lundi et mardi, nous conserverons un bon souvenir de ces paysages magnifiques, de repas copieux et raffinés, d’un hébergement sympathique et d’une amitié renouvelée d’années en années.

La loi anglaise et le naturisme

Ci-joint

https://images-des-alpes.fr/Documents/College-of-Policing-statement-on-nudity.pdf

Un document remis aux policiers anglais lors de leurs formation et leurs stages de recyclage sur la façon de considérer la nudité en public.

Pas besoin de changer la loi française, juste obtenir une directive comme celle-ci.

Départ en randonnée d’un groupe de naturistes

Ma traduction pour ceux que l’anglais rebute.

Le naturisme est définit par « British Naturism“ comme une philosophie dont la nudité naturelle fait partie. Alors que beaucoup limitent leur nudité à leur domicile ou dans des clubs, sur des plages connues comme naturistes, d’autres pratiquent la randonnée dans la nature ou dans des parcs nationaux, espaces de loisir et espaces publics. Il n’y a pas de règle légale désignant des espaces spécifiques ou non.

Les naturistes ont droit à la liberté d’expression et ne sont répréhensibles vis à vis de la loi que s’ils ont des actes sexuels offensants ou des comportements volontairement anormaux susceptibles de causer par la vue ou l’ouie, harcellement, alarme ou détresse.

En conséquence, l’officier devra considérer chaque situation et adopter une approche adaptée du naturisme afin de maintenir la confiance dans la police et éviter un excès de pouvoir.

Lorsque le “Seaxual Offences Act 2003“ fut débattu au Parlement, il fut pris soin d’écrire la loi de telle façon à ne pas impacter les droits et les activités des naturistes.

En conséquence, la loi impose que la nudité en public soit associée à un  comportement sexuel offensant pour relever de la section 66 de la loi.

Cela comprend, l’exhibition délibérée des parties génitales envers une autre personne avec l’intention qu’elle le voit et cause alarme et détresse. (exhib ou posture indécente).

La loi sur l’outrage à la décence publique s’applique quand le comportement d’une personne est si lubrique, obscène ou dégoutant, qu’il puisse choquer une personne normale. La simple nudité en public ne relève pas de ce niveau.

Un naturiste dont l’intention est de pratiquer une activité légale nu n’est pas coupable d’exhibition sexuelle.

Dans les autres cas la conduite doit être considérée comme un outrage public.

Aide à la décision

Questions à poser à quelqu’un rapportant une nudité en public.

  • La personne est-elle à un endroit où se trouvent d’autres personnes ?
  • Est-ce dans sa maison ou son jardin ?
  • Que faisait la personne ?
  • Faisait-elle quelque chose de sexuel ou était-elle simplement nue ?
  • La personne vous a t-elle vu ?
  • A-t-elle dit ou fait quelque chose contre vous ?
  • Semblait-elle malade ou sous l’emprise de la boisson ou de drogue ?

Ensuite suit un tableau que je ne reproduirait pas.

On y lit que

une nudité passive en un lieu privé ou public telle que, bain de soleil, marche, cyclisme, nage, jardinage, travaux domestiques, etc.. est légale et que l’agent doit expliquer au plaignant qu’il n’y a pas d’offense.

A noter que “harcellement, alarme et détresse“ dépend de la personnalité (convictions, religion, vécu, etc..) du plaignant.

Telle personne sera choquée, telle autre pas du tout.

Donc, si en théorie la nudité est légale partout, en réalité elle ne doit pas provoquer de trouble à autrui.

Ainsi, par exemple, sur une plage, venir s’installer nu à coté d’une burkini serait répréhensible, de même jardiner nu chez soi en vue d’un voisin qui s’est déjà déclaré choqué, passer nu devant une école, entrer nu dans une église, etc..

A quand une telle circulaire en France ?

Le col de Marocaz

Massif des Bauges

Dimanche 25 février 2019

Avec l’exceptionnel beau temps qui règne en ce moment sur les Alpes, vendredi dernier j’avais entrepris une reconnaissance d’un itinéraire qui à priori sur la carte ne devait pas être extraordinaire.

En fait, celui-ci s’étant avéré très beau et varié, j’ai remplacé la sortie prévue ce dimanche au Roc de Tormery par ma nouvelle découverte.

Nous fûmes 10 randonneurs à profiter du chaud soleil.

La balade, part du hameau du Masdoux sur la commune de Cruet. Au pont, le sentier s’engage dans des gorges. La forêt dépourvue de ses feuilles laisse entrer un soleil généreux. Comme presque partout dans les Préalpes, on observe le lamentable spectacle des troncs des buis morts d’où pendent des lichen filamenteux.

Deux cent mètres après le départ, les plus courageux sont déjà nus. Le chemin monte doucement. Une première passerelle sur un joli torrent, puis une autre.

Quelques marches en rondins, et nous sortons temporairement de la gorge pour venir recouper la route départementale qui monte au col de Marocaz.

Court réhabillage, et nous sommes de nouveau tranquilles, bien cachés, progressant au fond d’un chemin creux qui progressivement nous ramène au fond du ravin.

Trois grosses pierres sur le ruisseau constituent le pont Romain ou des Moines (c’est selon les pancartes ou la carte).

Le sentier se dégage progressivement de la forêt pour cheminer entre des prairies à chevaux (sans les chevaux).

Il est midi, et je propose de faire halte ici un peu à l’écart du chemin au cas où quelqu’un viendrait à passer par là.

Jacques Marie sort sa désormais traditionnelle bouteille de vin, tandis que Jac et Murielle partagent une tarte aux pommes de leur fabrication.

Nous disposons en face de nous d’un large panorama sur les chaines de Belledonne et de la Lauzière enneigées.

Le lieux est idyllique et me faudra quelques efforts pour remettre la caravane en marche. Nous arrivons dans un petit hameau de fermes et il faut se rhabiller à contre cœur ; pas trop longtemps, car au bout d’une centaine de mètre sur le goudron nous replongeons dans la forêt par un chemin visiblement fort peu emprunté. Nous avons changé de versant et la neige apparaît. Elle est dure et gelée et nous n’enfonçons pas trop. La pente diminue, mais à la forêt ensoleillée de feuillus se substitue l’ombre froide des épicéas. A la Croix de fer (oui, il y a une croix en bordure du chemin), nous retrouvons une belle piste forestière, qui bien qu’en versant Nord s’ouvre largement au soleil.

Seule inquiétude, une trace bien damée de raquettes indique une fréquentation importante des lieux.

D’un autre coté, bien gelée, elle porte notre poids sans enfoncer. Cette piste va nous amener en traversée horizontale au col de Marocaz. Je marche un peu devant, habillé, afin de prévenir les suivants au cas où quelqu’un se présenterait. Finalement nous ne ferons pas de rencontre.

Au col, réhabillage obligatoire pour tout le monde. Quelques voiture passent alors que nous descendons d’une centaine de mètres sur la route pour vite plonger dans un chemin enneigé qui va nous ramener à notre itinéraire de montée au niveau de la ferme des Beaux.

Le soleil est toujours présent et la nudité retrouvée. Nous traversons la départementale en courant entre le passage de deux voitures.

Le fond de la gorge est maintenant à l’ombre et nous décidons de revenir par une variante un peu plus ensoleillée : la Chapelle Maillée.

C’est sur ce chemin que nous ferons nos seules rencontres de la journée. D’abord un piéton qui vient en sens inverse. En premier, j’ai eu le temps de renfiler mon short, et le prévient que derrière moi suivent des randonneurs naturistes. Pas de problème.

A la chapelle déboulent d’un coup trois vététistes. Les deux premiers passent sans s’arrêter, le dernier met pied à terre et discute un petit moment sans être gêné par notre tenue. Plus de rencontres jusqu’au parking. L’après midi se terminera au château des Allues, invité par son propriétaire, Stéphane, qui nous offre des rafraichissements et de délicieuses tartes.