Le refuge du Carro (2759 m)

le 25 septembre 2025,
Cinquième rando d’un séjour d’une semaine à Bonneval sur Arc.

Avec : Bruno, Stéphane, Thierry, Christian, Sylvie, Pierre, Madeleine, Chantal, Bernard, Gwenaël, Cyril, Fabienne, Guillaume, Antoine.

Ce matin, la montagne a mis sa parure hivernale (15 cm de neige fraiche). Mais le ciel, d’un bleu pur, annonce une belle journée.

Malheureusement, Patricia ne pourra pas nous accompagner, touchée à son tour par la gastro.

La couche de neige est peu importante et les risques d’avalanche sont nuls. Nous allons tenter de monter au refuge du Carro.

Parant du hameau de l’Ecot, nous suivons, chaudement couverts, une piste carrossable, presque horizontale qui suit le torrent.

Nous croisons plusieurs 4×4 d’agriculteurs qui partent à la recherche de leurs vaches. Des couvreurs travaillent sur la toiture d’un chalet. Toute cette activité dissuade les plus acharnés de se mettre nu.

Il y a un moment de flottement lorsqu’il faut quitter la piste relativement déneigée pour le sentier qui monte au refuge qui disparaît par moment sous la neige.

Munis de chaussures hautes, ce qui n’est pas le cas de tout le monde, je m’engage résolument, brassant jusqu‘aux chevilles et finalement, tout le monde suit. Dans le versant l’épaisseur de neige diminue et le soleil réchauffe les plus frileux.

Les habits tombent, d’autant plus volontiers que nous ouvrons notre trace et ne risquons guère de rencontrer quelqu’un d’autre.

Au fur et à mesure que nous nous élevons, se dévoile un paysage somptueux de cimes et de glaciers.

Nous traversons sur un petit pont de pierres, un ruisseau provenant d’une belle cascade, puis quittons le sentier principal pour celui qui, par une traversée ascendante, monte au refuge.

Des nuages commencent à occulter le soleil et la température ressentie baisse sensiblement. Presque tous se rhabillent. Nous brassons dans une neige désormais plus profonde. Nous n’irons pas plus loin que le refuge.

Ce dernier est fermé, mais nous profitons de son abri du vent pour le casse-croute.

Retour par le même chemin. Les nuages se déchirent, le soleil revient et avec lui la nudité.

Des chamois, pas du tout effarouchés, nous font le plaisir de leur présence à quelques dizaines de mètres en dessous du chemin.

Attention aux coups de soleil. L’expérience de Névache, ce printemps, en a refroidi quelques-uns.

Pour ma part, ma peau étant sensibilisée par mon traitement contre le cancer, je me suis rhabillé.

Je n’aime pas trainer dans les descentes, je trouve moins fatiguant d’adopter une marche dynamique que de me bloquer à chaque pas.

Du coup, quand j’arrive à la piste, au fond de la vallée, j’ai pris une bonne avance vis-à-vis du reste du groupe. Là, je croise un couple qui s’arrête pour me demander l’état du sentier.

Alors que nous discutons, ils s’étonnent de voir des gens qui semblent nus s ‘échelonner dans les zigzags.

J’explique que nous sommes der randonneurs naturistes. Entre temps, les autres arrivent et ont pris les textiles pour quelques-uns d’entre nous qui se seraient rhabillés.

Les plus jeunes, nus, engagent une joyeuse bataille de boules de neige à laquelle la femme réplique en rigolant ; jusqu’à ce que les participants prennent conscience de la confusion.

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