Le 29 mai 2025
Cinquième randonue d’un séjour au camping naturiste des Lauzons.
Deux groupes ont été formés, l’un, en rando aquatique, passant par le fond de la gorge des Charanches avec Gilbert, l’autre, contournant la gorge en rive gauche, par la montagne ; tout le monde revenant par un cheminement sur les crêtes en rive droite.
Je menais le second groupe.
Avec : Yves, Bernard, Chantal, Gwenaël, Jean-Jacques, Christine, Philippe, Pascal, Clarisse, Paul, Victoria, Dominique, Bruno, Didier, Isabelle (et j’en oublie peut-être).
A Sourribes, mauvaise surprise, le châtelain de Beaudument n’aime pas que l’on prenne la piste forestière (ONF) qui passe à proximité de chez lui, et le fait savoir par moult panneaux “propriété privée“. Ses démêlées judiciaires avec la commune sont même affichées.

OK, on laisse à contrecœur, les voitures à Sourribes et on rajoute 2 KM à pied, et autant au retour.
Pas de nudité jusqu’au cerrefour du château, bien nous en pris, car voila un 4×4 qui descend la piste (le châtelain?). Pas de réflexion sur notre présence en ces lieux.
Les deux groupes se séparent. Celui de Gilbert descend vers le torrent, franchissant une n°eme pancarte “Propriété privée“. Le notre remonte la piste ONF, en forêt, jusqu’à un col poursuivi par des pancartes tous les 100 m. Il va de soi, qu’une fois dépassé la propriété du Monseigneur, la nudité est de mise.
Au delà du col, la piste redescend doucement jusqu’au fond d’un vallon, dans un décor de rochers rouges, puis le ruisseau franchis, un raide sentier amène vers un second col.

Encore un vallon et l’on remonte vers le village semi-abandonné, de Saint Symphorien.
Une maison est en cours de rénovation et il y a des enfants qui jouent devant. Rhabillage obligatoire ! Plus loin, c’est un couple qui ramasse des orties au bord de la petite route qui va nous conduire au pont.


Il était, plus ou moins, convenu que nous attendrions les randonneurs aquatiques en ce point. Nous nous installons un peu en aval du pont sur des bancs de gravier. C’est la pause repas, Certains se baignent, nus, bien sûr.

Personne n’arrive et le téléphone ne passe pas. Fatigués d’attendre, nous entamons le retour par la rive opposée sur une petite route goudronnée. À un col, on la quitte pour une piste forestière montante. Arrivé à un épaulement, la piste se termine et un petit sentier semblant abandonné s’interrompt brusquement sur un arrachement de terrain infranchissable.
Catastrophe ! Le retour à Sourribes est compromis. Faudra-t-il refaire tout le chemin parcouru en sens inverse ? Le groupe est fatigué. Une pause réflexion s’impose. C’est alors que Christine qui fermait la marche, nous dit que peu après avoir quitté la route pour la piste, elle a vu un départ de sentier avec un panneau “Sourribes“. L’espoir renait.
Logiquement, si ce sentier existe bien, il doit traverser à flanc de versant. Avant de revenir en arrière, deux volontaires proposent de descendre à travers bois dans le versant pour voir si ce sentier existe bien. Bingo ! Ils le trouvent après être descendu d’une vingtaine de mètres.
Ce sentier providentiel, non porté sur les cartes IGN, mais visible à l’échelle du cadastre, nous ramènera à Sourribes sans plus de problèmes.




Il faut qu’une voiture et son chauffeur restent à Sourribes pour ramener certains de la gorge. Tiens, comme par hasard, ce sera la mienne, mes compagnons ayant des obligations.
Ils sont partis depuis peu de temps, alors que je reçois un appel téléphonique du groupe de Gilbert « Nous serons là dans une demi-heure ». J’essaye de leur expliquer que le passage prévu par Gilbert est infranchissable, mais mon interlocuteur semble ne pas comprendre, et m’affirme qu’il n’y a pas de problème. Puis la communication est coupée.
Je m’offre une petite sieste. La demi-heure passe, puis une heure, personne. Enfin un appel « on n’a pas pu passer, on descend sur la route en direction de Sisteron. Il faut que tu viennes nous chercher ».
Je demande au GPS : “Pont de la Reine Jeanne“ et repart à la rescousse. Ç’aurait été trop simple, ce foutu GPS m’envoie dans des cours de fermes ou des chemins de terre incompatibles avec mon véhicule. Après quelques essais et erreurs, je finis par retrouver la bonne route et récupère Gilbert et deux autres. La suite de leur groupe n’en peut plus et se traine quelque part derrière. On décide que je ramène Gilbert à sa voiture à Sourribes. Et qu’il remontera chercher les trainards alors que je rentre au camping avec deux passagers.
Au camping, c’est l’apéritif du soir. En l’absence de nouvelles, l’angoisse monte. La nuit approche.
Enfin, un coup de téléphone nous annonce que Gilbert a récupéré tous ses naufragés.
Débriefing : Bien avant le début du séjour, Gilbert nous avait communiqué son projet d’itinéraires.
J’avais noté que, sur la carte IGN, la continuité du parcours en crête était interrompue au niveau d’une crête de “roubines“. L’examen des photos aériennes confirmait que le passage serait délicat.
J’en faisais part à Gilbert qui m’affirma qu’il n’y avait pas de problème, car un sentier figurait sur la carte OTM (une cartographie alternative).
Lors de notre montée par la rive droite (opposée) j’observais le passage en question et mes doutes se renforçaient.

Confronté à l’obstacle, le groupe de Gilbert a un peu paniqué et est revenu en arrière, pour descendre sur la route en direction de Sisteron, laissant les plus fatigués s’échelonner au bord du chemin.
La plus grande partie de nos itinéraires respectifs était en zone blanche pour les téléphones.


