le 19 juin 2025
Avec : Alain, Brigitte, Bruno et Guillaume.
Presque deux heures de route depuis chez moi, pour se trouver arrêté à Hauteluce au début de la route forestière qui conduit au parking de départ de rando ! La raison : une exploitation forestière.
Moment de flottement.
L’étude de la carte nous propose un autre accès à partir du Plan du Mont sur la commune de Beaufort.
Pas le choix, il faut redescendre, quasiment jusqu’à Beaufort, pour trouver la nouvelle montée.
On récupère Guillaume à la sortie de Beaufort puis on remonte jusqu’à 1500 m d’altitude par une route étroite et pleine de lacets.
Belle vue depuis le parking sur le sud et l’ouest du massif.

Du coup, il est aux alentours de 11h quand on se met en marche.
Un couple aux voitures, mais il part sur une piste forestière en sens opposé. On attend qu’ils prennent un peu de distance et on se met nus. Le chemin, en forêt, monte d’abord très raide, puis, alors que le soleil perce au travers des arbres, devient un calme sentier en travers de la pente. Nous sommes nus déjà depuis un bon moment quand nous sortons dans l’alpage et rejoignons un autre sentier au niveau d’une combe.


C’est à ce moment-là, qu’apparaissent en dessous de nous les deux personnes parties des voitures en même temps que nous, mais en sens inverse.
Devrons-nous, nous recouvrir ? Non, ils font une pause et ne semblent plus devoir repartir.
Nous progressons désormais dans un alpage au milieu des rhodos et des myrtilliers.

C’est alors que d’autres personnages pointent, à nouveau, derrière nous et montent rapidement. De loin, ils semblent curieusement harnachés et bientôt, nous comprendrons qu’ils portent des vélos.
De temps en temps, ils les enfourchent sur quelques dizaines de mètres.
Couverts, nous les attendons. Ils progressent avec des vélos électriques, mais lorsque le terrain est trop accidenté doivent porter à l’épaule ces engins horriblement lourds. Nous discutons un peu, puis, ils filent à un rythme que nous ne risquons pas de suivre.
La tranquillité retrouvée, la nudité l’est aussi.

Nous finissons par déboucher sur une épaule et découvrir l’autre versant. Une pause en-cas s’avère bien venue. Puis, nous reprenons notre route.


Les deux du départ pointent leur nez. Alors, nous partons, hors sentier, et ainsi évitons de les rencontrer. Finalement, ils se poseront un peu plus bas à côté d’une cabane et ne bougeront plus.
Après un petit lac, mare à canards, très peu profond, dommage pas de baignade possible, Guillaume, Brigitte et moi nous contentons d’un endroit un peu à l’abri du vent, avec un splendide panorama, pour entamer notre casse-croute, tandis qu’Alain poursuit jusqu’à la crête sommitale de la Montagne d’Outray.
Retour par le même chemin sans faire de nouvelles rencontres.


