Lus la Croix Haute, Dévoluy
1881 m
le 22 mars 2024
Avec : Bruno, Chantal, Christian, Eric, Franck, Jean-Jacques, Martine, Patricia, Pierre, Thierry, Sylvie.
Toujours à la recherche de la neige, j’avais pensé que le versant nord de la Pointe Feuillette en aurait gardé un peu.
Du coup, certains ont parié qu’il n’y en aurait pas et ont gagné !
J’ai fait partie de ceux qui ont porté des raquettes sur le sac pendant toute la rando, pour rien.
Au terminus de la route, tout au fond de la vallée de la Jarjatte se trouve un lieu idyllique de prairies et de forêt clairsemée.
Nous nous préparons parmi d’autres randonneurs, avec, pour nous, le col de la croix comme premier objectif.
Le début, très agréable, se déroule en terrain presque plat. On n’ose pas encore trop se mettre nus, car il y a du monde dans le secteur. La douce promenade cesse d’un coup sous la forme d’une piste caillouteuse et fort pentue.

Au bout d’une heure de tire-jarrets, on sort dans l’alpage par des pentes plus modérées.
Le col est une large selle d’où l’on découvre la suite de notre itinéraire dans de molles prairies d’herbe sèche.
L’impressionnante muraille des hauts sommets du massif du Dévoluy nous fait face.

Depuis un moment, nous sommes intriguées par les allers et venues d’un hélicoptère de la protection civile qui dépose du personnel au bas d’une pente de neige sur le versant en face. L’opération semble durer. Accident ou exercice d’entrainement ?

Quelques textiles sont présents au col. Certains d’entre nous se couvrent, d’autres se contentent de garder leurs distances.
Après une assez longue pause, nous repartons en direction de la Pointe Feuillette qui parait fort lointaine à certains.
Première étape à une ancienne carrière de calcaire lithographique. La qualité du matériau devait être exceptionnelle pour justifier une exploitation à cette altitude, loin des voies de transport.
Le groupe se scinde en deux ; entre ceux qui cavalent devant et ceux qui ménagent leur effort. Je reste avec ces derniers.
Les “lapins“ ont vite disparu sur la crête, alors que je négocie une montée régulière dans la prairie. Et nous arriverons, surpris, les premiers, sur un ensellement sous le sommet où nous les attendrons.
Mais quelles sont ces boules velues qui poussent un peu partout ? Quelques rares fleurs précoces nous donneront l’explication. Il s’agit d’anémones pulsatiles.


Le sommet n’est pas sur la crête principale ou court une clôture, mais sur un embranchement secondaire. Certains en resteront là. Dommage, car il ne restait guère plus de 50 m de dénivelé pour arriver au point culminant.


Descente au plus court sur le col de la Croix, puis par la piste de montée.

Arrivés au fond de la vallée, Franck nous propose un joli détour en bordure du torrent qui ouvre de très belles vues sur le fond du cirque.



Randonue dans la cadre d’un séjour organisé avec l’association RSVNat.


