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À propos Randonue.Chartreuse

Auteur et gestionnaire du site.

Au col de Rabou (1888 m)

Massif du Dévoluy

le 20 mars 2023

Avec : Bruno, Jacques-Marie, Guillaume, Dominique, Jean Paul, Stéphane, Yannick, Chantal, Patricia, Patrick, Bernard, Franck.

Seconde rando dans le cadre d’une semaine de randonue et raquettes nu dans le massif du Dévoluy organisée par l’association RSVNat (Rassemblements, Séjours et Voyages Naturistes).

Ce matin, les sommets sont encore bien engagés, mais la météo nous promet le beau temps. Nous aurons besoin des raquettes car toute la partie supérieure de l’itinéraire est enneigé.

Franck, qui nous a rejoint, propose que plutôt que de faire un aller retour, de parcourir une boucle qu’il a déjà expérimentée.

Nous partirons donc du Pont du Villard, nous élevant dans la direction du Sud à travers la forêt du Bois Rond.

Nous rejoindrons la piste forestière du Jas des Barges où la neige fait son apparition. Certains chaussent les raquettes tandis que d’autres estiment que la neige porte suffisamment.

Bien que la forêt tamise les encore timides rayons du soleil,les plus “réchauffés“ profitent de la halte pour se mettre nus.

La piste ne tarde pas à déboucher à découvert dans l’alpage et la neige devient temporairement plus intermittente.

Yannick, qui marche très lentement, nous dit de ne pas l’attendre et qu’il nous rejoindra au col.

A partir du Jas des Barges, le soleil prend de la vigueur et nous sommes presque tous nus. La neige devient également omniprésente et les raquettes s’imposent à tous.

Il devient difficile de suivre le sentier et nous nous retrouvons à traverser une zone de lapiaz aux nombreuses crevasses dans lesquelles certains ne manquerons pas de s’enfoncer et même de s ‘égratigner.

Les nuages s ‘effilochent et nous offrent une vue étendue sur les sommets environnants bien enneigés; cirque rocheux du vallon des Barges, croupes arrondies de Grande Combe. Une petite ambiance de haute montagne…

Nous remontons le fond du vallon dans des pentes facile pour déboucher au Col de Rabou.

Vertigineux belvédère sur le versant Sud et les montagnes du Gapençais.

Juste le temps de faire quelques photos et une nappe de brouillard nous enveloppe accompagnée d’une bise désagréable.

Nous cherchons un emplacement un peu abrité pour le casse-croute de mi-journée, mais ne trouvons qu’une ravine avec un peu d’herbe, abri bien précaire.

Dans une déchirure du nuage qui nous enveloppe, nous repérons Yannick et le hélons pour qu’il nous rejoigne.

Un randonneur textile passe. Tous se sont rhabillés sauf Jacques Marie qui brave le froid. Quelques explications sur notre tenue. Pas de problème.

Au moment de partir, c’est une femme qui apparaît brièvement dans le brouillard.

Désormais, nous allons suivre pour la descente la piste qui monte au col par la bergerie des Brosses. Exposée Ouest, elle est très vite déneigée et les raquettes rejoignent les sacs. La brume s’évapore ainsi que la plus part des nuages et la descente se fait face aux impressionnants cirques et parois du Pic de Bure.

Les prairies qui verdissent et où pointent les premières colchiques de printemps nous ramènent à notre point de départ.

Randonue au col de l’Aup (1680 m)

Massif du Dévoluy

le 19 mars 2023

Avec : Bruno, Jacques-Marie, Guillaume, Dominique, Jean Paul, Stéphane, Yannick, Chantal, Patricia, Patrick, Bernard.

Première rando dans le cadre d’une semaine de randonue et raquettes nu dans le massif du Dévoluy organisée par l’association RSVNat (Rassemblements, Séjours et Voyages Naturistes).

Ça semble mal commencer pour ce premier jour. Dès le matin, la pluie et la fraicheur sont au rendez vous.

Nous hésitons à partir, puis une éclaircie semblant se dessiner un premier groupe prend la direction du col de l’Aup à partir du chalet.

Les capes sont encore utiles sur la petite route jusqu’à une ferme aux patous menaçants.

Nous quittons la route pour un sentier alors que la crachin s’estompe et les plus réchauffés par l’effort tombent les habits.

Pas de neige dans cette combe orientée au Sud.

Progressivement, le temps se lève et un timide rayon de soleil pointe à travers les nuages alors que nous passons devant la cabane de l’Aup, fermée.

La montée vers le col se poursuit dans l’alpage sur un sentier un peu boueux. Une vieille plaque de neige défend mollement l’accès au col.

De l’autre coté, la vue plonge sur le lac du Sautet et le Triève. Les sommets de l’Oisans se cachent dans les nuages.

Le vent glacial canalisé par le col nous dissuade de pique-niquer ici. Nous mangerons à l’abri relatif de la cabane.

Le reste du groupe, s’étant décidé à mettre le nez dehors, nous y rejoint, puis poursuit à son tour jusqu’au col.

Yannick et Guillaume ferment la marche. Nous les attendons à un carrefour.Tout en discutant le temps passe vite, mais toujours personne.

Je remonte rapidement jusqu’à une bifurcation. Personne. Stéphane me téléphone qu’ils sont passé par un autre itinéraire et viennent de les rejoindre.

La dernière randonue de l’année 2022

Massif de la Chartreuse

31 décembre 2022

Avec : Bruno, Patricia, Jac, Myriam, Alain, Brigitte, Guillaume, Jean-Paul.

Certains pratiquent le 31 décembre le dernier bain de l’année en mer. Habitant loin des côtes, nous proposons, si la météo s’y prête, la dernière randonue de l’année.

Or c’était bien le cas fin 2022. Le beau temps était assuré, les températures douces pour la saison et la neige réfugiée sur les hauts sommets.

J’avais reconnu, quelques jours auparavant, un itinéraire au Nord du massif de la Chartreuse autour du Montfred. Normalement à cette époque, cela aurait dû être un parcours de ski de fond ou de raquette, mais comme la neige était absente, nous étions à peu près certain de ne pas faire trop de rencontres.

Nous partons donc du hameau du Grand Carroz et commençons par descendre la route (habillés) jusqu’au hameau des Bruns.

De là nous empruntons une piste rurale, puis forestière, bien exposée au Sud et propice à la nudité.

La pente est douce et nous amène à proximité d’une cabane dans une prairie avec un panorama étendu sur la chaîne des Hauts Plateaux de Chartreuse.

Nous sommes en vue du foyer de ski de fond du Désert et alors que nous débouchons d’un petit bois, une famille nous surprend. Ils ont du nous prendre pour de doux foldingues !

Nous quittons le bon chemin, décidément trop fréquenté, pour remonter à travers des prairies ensoleillées en direction du Col du Mollard.

Une clairière un peu isolée, avec une magnifique vue sur les falaises du Mont Outheran, nous tend les bras pour la pause repas à l’abri du vent.

J’ai apporté une bonne bouteille et un gâteau de Saint Genix et nous fêtons dignement le dernier jour de l’année.

La suite, en direction du col du Mollard est plus forestière et l’ambiance plus fraiche. Seuls les plus résistants gardent la nudité.

Au col, nous basculons en versant Nord et jusqu’au col suivant (des Fontanettes) nous serons à l’ombre et bien habillés.

Encore une rencontre, mais comme nous nous sommes re-vêtus…

La descente sur le Grand Carroz est à nouveau au soleil et certains en profitent encore.

Au Roc de Tormery

1135 m

le 11 nov. 2022

Avec : Philippe, Patricia, Alain, Myriam, Jacques, Mikaël, Bruno.

En cette fin d’automne, les sommets sont déjà enneigés et les randonneurs naturistes recherchent le soleil. Voilà donc une rando dans les Bauges au dessus de Chignin, exposée plein sud, juste à la jonction de la Combe de Savoie et de la cluse de Chambéry.

Nous avons regroupé les participants en deux voitures car il n’est pas facile de se garer dans les petites routes qui parcourent les vignes.

Nous émergeons juste à la limite du brouillard qui s’effiloche avec l’arrivée du soleil. Une autre voiture se gare un peu plus loin et un couple nous précède sur le sentier.

Nous les rattraperons et révèlerons nos intentions de marcher nus. Pas de problème…

Le soleil qui passe à travers les arbres déjà bien effeuillés et l’effort sur ce chemin plutôt raide nous incitent effectivement à être rapidement dénudés.

Première rencontre : des joggers qui nous surprennent et nous croisent sans trop relever la tête. Plus loin, ce seront des VTTistes.

Après une rude montée, nous arrivons à un croisement des chemins et optons pour le passage “par les échelles“.

En 1908 un important écroulement de roche s’arrête non loin du hameau de Tormery quelques 500 m plus bas. En 1913, ont eu lieu des travaux importants (dynamitage des parties les plus instables et confortement du reste avec construction d’un mur de soutènement et bétonnage de la crevasse).

C’est par cette crevasse où ont été placés des échelons métalliques que l’on rejoint le haut de la falaise. Encore une petite montée et nous sommes à la croix ; superbe belvèdére. C’est l’heure du casse-croute et nous nous installons un peu en contre-bas, mais bien visibles du sentier.

Un groupe passe et une femme fait une réflexion désagréable « Ce n’est pas le Cap d’Agde ici ». tant pis…

Retour par la grotte de l’Hermite. Les frontales sortent des sacs pour une petite visite qui se termine assez rapidement sur un bouchon de sédiments. Le site est intéressant pour le géologue car on à là une vieille et vaste galerie dont la morphologie traduit un écoulement noyé (galerie pleine d’eau) à quelques dizaines de mètres de la crête et quelques 600 m au dessus du fond de la vallée.

Au delà de la grotte, le sentier est très dégradé et dangereusement glissant. C’est donc avec une certaine angoisse que je surveille la progression de mes compagnons, car, compte tenu de la forte pente du versant, en de nombreux endroits, une chute serait fatale.

Finalement, nous rejoignons un bon sentier bien tracé qui nous ramène à travers la forêt, puis dans les vignes à nos voitures.

Nudité à 80 % malgré d’assez nombreuses rencontres.

Le col de Néal

Altitude : 2540 m

le 23 sept. 2022

Avec : Gwenaël, Bernard, Stéphane, Yannick, Franck, Guillaume, Jacques-Marie, Patricia, Pierre, Bruno.

Pour ce dernier jour, Franck nous propose une rando bucolique au-delà du col de l’Izoar dans la vallée du Peyron, au dessus de Brunissard.

Depuis cette localité, une longue route forestière, à travers une magnifique forêt de pins, nous amène à un parking terminus. Pas mal de voitures sont garées là et nous supposons que la nudité sera difficile au moins au début de notre parcours.

Au delà du parking, la route devient piste et s’élève en rive gauche de la vallée sous une imposante falaise calcaire ocre.

Sortis de la forêt, la piste apparait déserte et presque tous d’entre nous adoptent la tenue de peau.

Un premier ressaut nous amène au hameau d’alpage de l’Echaillon ; un second à celui de Drataya et Clapeyto.

Une voiture et quelqu’un qui bricole sur un chalet et ne prête pas attention à notre tenue.

La vallée s’élargit dans un relief reposant, indécis et moutonné. Les creux abritent, entre des buttes d’herbe jaunâtre, de nombreuses tourbières et même quelques petits lacs.

Une petite montée nous amène au col.

100 m plus bas, sur le versant opposé s’étale le lac de Néal, nettement plus vaste que les précédents. Le gros de la troupe préfère rester à buller nu au soleil, à l’abri du vent derrière la crête du col. Seuls Patricia, Franck et moi-même auront la courage de descendre jusqu’au lac (et surtout de remonter).

La pose repas s’ éternise et Pierre décide d’aller faire quelques photos au sommet d’une bosse qui nous fait face. Franck s’élance à sa suite en courant, habillé de des seules chaussures.

On finit quand même par repartir pour gagner le début de la descente par un autre chemin que celui de la montée.

Des textiles montent en sens inverse. Peu d’entre nous se rhabillent. Un peu plus bas c’est un groupe avec un accompagnateur. L’accueil est un peu plus froid. Qu’importe…

La nouvelle vallée par laquelle on descend est bien plus spectaculaire ; bordée de sommet rocheux aux pieds desquels se nichent des vallons tapissés de myrtilliers aux feuilles rouges sombre.

On retrouve un couple déjà rencontré aux chalets du Collet avec qui nous poursuivons la descente dans notre tenue préférée sans que cela ne les gène.

A notre arrivée au parking, ce dernier est vide. Nous nous rhabillons à regrets, sauf notre amie qui baguenaude entièrement nue autour des voitures. Les passagers d’une automobile inattendue n’en croiront pas leurs yeux !

Cette randonnée a été réalisée dans la cadre d’un séjour organisé par l’association RSVNat du 17 au 24 septembre. Nous étions confortablement logés dans un grand chalet au hameau du Laus sur la commune de Cervières.

Le sommet du Grand Vallon

2867m

22 septembre 2022

Avec : Gwenaël, Bernard, Stéphane, Yannick, Franck, Guillaume, Jacques-Marie, Patricia, Pierre, Bruno.

Nous voila de retour aux Fonds de Cervière pour reprendre, au moins au départ, le chemin d’il y a trois jours en arrière.

Nous allons, à nouveau, remonter le joli chemin en rive droite de la gorge de la Cerveyrette et retrouver les vaches et les ânes à l’élargissement de la vallée.

Mais là, au lieu de monter vers le col des Marsailles , nous allons continuer vers le fond de la vallée et le col de Péas (2629 m).

Les moins courageux s’arrêteront là, au soleil et à l’abri relatif du vent, alors que nous poursuivons vers le sommet du Grand Vallon.

Comme au Chenaillet, le paysage devient volcanique avec des dykes et des laccolites de basaltes. Près du sommet, au contact des basaltes et des schistes lustrés (un formation sédimentaire plutôt calcaire), je trouverais des cristaux verts d’amiante.

Mes compagnons sont moins sensibles à ces découvertes que le géologue et admirent assez brièvement le panorama du sommet fraichement venté.

Retour au col pour le casse-croute.

A quelques mètres en dessous de nous, une grosse marmotte vaque activement à ses occupations sans trop se soucier de notre présence. Il est vrai que les premières neiges ne sont pas loin et qu’il est urgent de rentrer les dernières provisions de foin pour l’hiver.

Une fois une jolie botte rassemblée en travers de sa gueule, elle disparaît dans son trou.

Retour par le même chemin.

Nous croiserons un vététiste lourdement chargé qui pousse son vélo dans une partie escarpée du chemin et qui n’a cure de notre tenue un peu particulière.

Au croisement des chemins arrivent deux couples de promeneurs âgés, puis trois autres personnes. Certains d’entre nous n’ont même pas jugé utile de se couvrir du minimum. Qu’importe, la conversation s’engage cordialement sur la randonue dont ils ont déjà entendu parler. La seule chose qui les étonnes est que nous n’ayons pas froid.

Retour aux voitures sans plus de rencontres.

Cette randonnée a été réalisée dans la cadre d’un séjour organisé par l’association RSVNat du 17 au 24 septembre. Nous étions confortablement logés dans un grand chalet au hameau du Laus sur la commune de Cervières.

Le sommet de Côte Belle

Queyras

2854 m

le 21/09/2022

Avec : Gwenaël, Bernard, Stéphane, Yannick, Franck, Guillaume, Jacques-Marie, Patricia, Pierre, Bruno.

Sur proposition de Franck, nous abandonnons la vallée de Cervières pour passer au-delà du col de l’Izoard .

Nous laissons les voitures au parking très animé de la Casse Déserte pour prendre un bon sentier qui s’élève doucement à travers flanc dans une belle forêt de pins.

L’objectif est le lac de Souliers.

Bien sur, avec un départ d’un lieu aussi touristique, nous risquons fort de ne pas être tout seuls.

D’ailleurs, deux femmes et leurs chiens partent devant nous. Nous les avertissons qu’un peu plus loin, quand le soleil sera plus vaillant, nous risquons fort de marcher nus.

En effet, nous les retrouverons au sortir de la forêt alors que nous sommes dévêtus. A une bifurcation, elles partent à gauche, nous à droite.

Franck pressentant la grande fréquentation de l’itinéraire direct de montée au lac nous fait faire une boucle plus longue et avec nettement plus de dénivelé en passant par le col du Troncher.

Un peut avant ce col, un groupe avec son accompagnateur monte d’un autre chemin et croise les premiers d’entre nous de loin. Pour ma part, trainant un peu à l’arrière je me retrouve à devoir me serrer sur le sentier pour les laisser passer. Fi de ce qu’ils peuvent en penser, je ne me couvre pas. Pas de réflexion.

Le col du Troncher est une plage de sable blanc où l’on s’attarde volontiers. Trop à mon goût. Je prends les devant et dévale le joli sentier qui conduit à la bergerie de Souliers, 300 m plus bas, au fond de la vallée.

Les autres ont enfin bougé et me rejoignent dans une belle prairie qui occupe le fond de la vallée.

Maintenant, il faut remonter le vallon dans une forêt clairsemée. Un troupeau de vaches noires (hérens) est sous la surveillance d’un énorme taureau planté au milieu du chemin. Il vaut mieux le contourner à bonne distance.

La pente augmente progressivement et les éboulis font suite à la forêt. Le fond du cirque est fermé par une haute falaise que le sentier évite à gauche pour gagner un col.

Le lac, bleu, tout rond, est juste derrière.

Pas mal de monde autour du lac. Nous allons nous installer sur la rive opposée et restons nus au soleil. Quelques personnes passent sans faire de réflexion.

Une femme, en face, se baigne et nage poitrine nue, comme un défi aux plus courageux d’entre nous qui n’ont fait que brièvement trempette. Un moment, même on se demande si elle ne va pas traverser le lac jusqu’à nous.

Franck, Pierre et Stéphane décident de monter au sommet de Côte Belle. J’hésite un moment, puis leur emboite le pas. La montée dans une raide combe d’éboulis est rude. Ils m’attendent sur la crête et nous rejoignons le sommet ensemble.

Superbe panorama (comme d’habitude!). Un couple est arrêté un peu plus loin sur la crête. Ils passent devant nous sans que l’on se rhabille.

Dans la descente, nous croisons le groupe qui était de l’autre coté du lac et qui s’est décidé à monter. Certains semblent ne pas trop apprécier notre nudité.

Par contre, un randonneur resté au bord du lac, pas du tout gèné de notre nudité, vient discuter et nous avoue qu’il pratique le naturisme, mais n’a pas encore essayé la randonue, ce qui le tente.

Nous redescendons par le chemin principal st croisons encore quelques personnes sans devoir nous couvrir. Nous nous y résoudrons finalement à proximité du parking.

Dans cette rando, bien qu'ayant rencontré pas mal de monde, nous n'avons fait que très peu d'efforts pour nous couvrir et tout s'est bien passé. Notre pratique est de plus en plus connue et même si certains ne l'approuvent pas totalement, ils la respectent.

Cette randonnée a été réalisée dans la cadre d’un séjour organisé par l’association RSVNat du 17 au 24 septembre. Nous étions confortablement logés dans un grand chalet au hameau du Laus sur la commune de Cervières.

Excursion géologique

Le Chenaillet

Briançonnais

Alt. 2650 m

le 26/09/2022

Avec : Gwenaël, Bernard, Stéphane, Jean Paul, Yannick, Franck, Guillaume, Jacques-Marie, Patricia, Pierre, Bruno.

La montagne du Chenaillet est constituée de formations géologiques volcaniques très anciennes (début de l'ère mézozoïque). Il s'agit d'épanchements au fond de la mer de laves de type basalte avec la disposition caractéristique en “pilow-lava“, c'est à dire en empilement de boudins dû au refroidissement rapide des coulées au contact de l'eau.

Nous ne sommes pas les seuls au parking de la Chau où un couple se prépare également. Ils nous rattraperont plus loin.

Le large sentier s’élève doucement dans un versant sud bien ensoleillé et les vêtements tombent rapidement.

L’alpage, un peu sec à cette fin d ‘été est parsemé de pins à crochets.

A mi-montée, la grosse bosse brune du Chenaillet se dévoile au dessus du lac des Sarailles et de ses tourbières.

Le couple du parking nous rejoint. Quelques considérations sur la beauté du paysage sont échangées sans que notre nudité les gène.

Sur le col, à proximité de la cabane des douaniers, c’est toute une classe de jeunes filles montées depuis Montgenèvre qui vient faire une excursion géologique. Nous nous sommes couvert sommairement : rires.

Le groupe s’arrête un peu à l’écart sur un promontoire d’où l’encadrant fait son cours. Nous passons au large.

Nous remontons l’arête Ouest du Chenaillet et sommes désormais au cœur du site géologique. Le terrain est tourmenté au gré des empilement de lave et des restes de cheminées volcaniques.

Une pente un peu plus raide conduit au sommet où nous serons seuls pour la pause midi tout en contemplant le large panorama qui va des Ecrins à la Vanoise et au Viso.

Rassasiés de nos vivres et de paysages, nous entreprenons la descente par l’arête Est. Quelques passages câblés, pas bien méchants nous conduisent à un col et à la descente vers le hameau de la Chau.

A une bifurcation, un couple de vététistes nous croise et échange sur l’itinéraire.

Plus bas, le lac Noir est en partie à sec et le peu d’eau qui reste est envahis d’étranges algues rouges.

Encore un couple avec un chien à proximité de la ruine des Fraches, qui s’arrête pour discuter de notre étrange pratique.

La rando finit par la traversée, cette fois rhabillés, du hameau de la Chau aux chalets typiques et certains remarquablement bien rénovés.

Cette randonnée a été réalisée dans la cadre d’un séjour organisé par l’association RSVNat du 17 au 24 septembre. Nous étions confortablement logés dans un grand chalet au hameau du Laus sur la commune de Cervières.

Le pic du Vallon Crouzet

Briançonnais

Alt : 2702 m

le 19/09/2022

Avec : Gwenaël, Bernard, Stéphane, Jean Paul, Yannick, Franck, Guillaume, Jacques-Marie, Patricia, Pierre, Bruno

Du Laus, nous redescendons à Cervières pour prendre la route des Fonts de Cervières.

En prévision du retour, nous poserons les voitures au hameau du Bourgeat pour gagner les fonts de Cervières par un joli chemin en rive gauche de la Cervièrette.

La nudité n’est pas tout de suite de mise car nous sommes à l’ombre et de toute façon, il faudra se rhabiller pour passer le hameau des Fonts de Cervière.

Le soleil illumine l’entrée du vallon du Malrif alors que celui que nous devons prendre n’est pas encore ensoleillé. Du coup l’on me suggère de changer d’objectif.

Je tiens ferme mon objectif et au bout de quelques centaines de mètres nous trouverons le soleil pour tout le reste de la rando.

Les habits tombent et commence une agréable remontée dominant le torrent qui coule au fond d’un ravin. On croise trois randonneurs qui descendent et semblent peu apprécier notre tenue.

La vallée s’élargit dans un plan occupé par des vaches et deux ânes dont l’un se roule dans la poussière avec délice, quatre fers en l’air, juste à notre passage.

Nous quittons la vallée principale pour gravir une pente raide sur une centaine de mètres de dénivelé, puis un vallon où l’on croit toujours arriver à un col qui se dérobe à chaque fois.

Enfin, une traversée dans un éboulis sous les parois du pic de Roche Brune nous conduit au col des Marsailles où nous croisons 4 autres randonneurs nettement plus souriants. Mais de toute façon nous devrons nous couvrir car un vent glacial du nord balaye le col et nous oblige à nous réfugier pour le casse-croute un peu plus bas dans une pente abritée au sud.

Franck estime qu’il serait dommage de ne pas gravir le sommet tout proche du Pic du Vallon Crouzet. Je le suis. Sans sac, les 100 m de dénivelé qui nous séparent du sommet sont vite avalés et un vaste panorama à 360° récompense notre effort.

Retour au col où les autres se préparent à repartir vers le lac des Cordes.

Nous passons à proximité de ce petit lac des Maïts tout rond et bordé de tourbières.

Une large prairie d’herbe jaunie où s’élève un grand cairn soigneusement assemblé nous conduit au bord du grand lac. Un couple est assis sur la rive opposée, un autre avec un enfant est un peu à l’écart derrière nous ; suffisamment loin pour que l’on ne se rhabille pas.

Pause en-cas et trempette pour les plus courageux.

En dessous du lac, nous attend une raide descente. Un jeune berger discute avec une vieille femme puis se lance avec son chien dans une fantastique descente bondissant dans la pente comme un chamois.

Je n’aime pas trainer dans les descentes et adopte une progression dynamique qui sollicite moins les genoux. J’ai pris ainsi pas mal d’avance sur mes compagnons et m’arrête dans un petit bois mi-soleil, mi-ombre pour les attendre. Je suis en haut d’un passage câblé un peu plus difficile qui va poser quelques problèmes aux moins expérimentés d’entre nous.

Après avoir aidé Guillaume avec Jacques-Marie, nous attendons Stéphane, accompagnant Yannick qui marche lentement.

L’obstacle passé, la descente en forêt ne pose plus de problème et nous arrivons toujours nus aux voitures.

Cette randonnée a été réalisée dans la cadre d’un séjour organisé par l’association RSVNat du 17 au 24 septembre. Nous étions confortablement logés dans un grand chalet au hameau du Laus sur la commune de Cervières.

Le fort de la Lauzette

Briançonnais

alt : 2339 m

le 18/09/2022

Avec : Gwenaël, Bernard, Stéphane, Jean Paul, Yannick, Franck, Guillaume, Jacques-Marie, Patricia, Pierre, Bruno

Premier jour et grand beau. Aujourd’hui, nous partons directement à pied du gîte.

Nous remontons une prairie faiblement pentue jusqu’à l’orée de la forêt à partir d’où nous ne serons plus visibles du hameau.

La température est très confortable et nous sommes tous rapidement nus.

On perd un peu le chemin dans la forêt, mais sans gravité, puisque nous le retrouvons au pied des premiers éboulis.

Le sentier va s élever dans des pentes de cailloux, puis franchir une barre rocheuse. Et bien que l’on soit presque en automne, le soleil tape dur dans ce versant sud.

La barre rocheuse franchie, la crête herbue est vite atteinte et nous découvrons au loin le massif des Ecrins, le Pelvoux et la Barre.

Les reste d’une cabane militaire et l’affut d’un mitrailleuse nous rappellent que ces lieux furent l’objet de combats en 1940.

Encore un petit effort et à travers d’un bois de pins à crochets, nous atteignons le sommet occupé par le fort.

C’est une modeste construction de pierres maçonnées datant de 1878.

La vue circulaire est exceptionnelle.

Une longue pause repas permet à chacun de se dorer à satiété au soleil.

J’avais prévu de redescendre par le même chemin, mais la carte nous apprend que nous pouvons opter pour un retour plus intéressant. Cependant, un panneau nous informe que ce dernier comprend un passage exposé.

A la bifurcation, nous croisons un quidam qui semble peu heureux de nous voir dans notre tenue préférée, mais qui interrogé, nous indique que le passage serait sans difficultés.

Après une petite traversée dans un bois de pins, nous débouchons sur un grand éboulis, très pentu, dominé par une haute falaise. Le sentier le traverse à peu près à l’horizontale et il est clair qu’un faux pas serait fatal.

Une première goulotte nous oppose une petite descente déversée et gravillonnée. Un certain nombre d’entre nous ne se sentent pas capables de la franchir et fait demi-tour. Il descendrons par notre chemin de montée. Ils font bien, car une seconde goulotte présente un passage tout aussi délicat.

Cet obstacle passé, nous ne sommes plus que 6 à emprunter en forêt un raide chemin de descente mais désormais facile.

Nus jusqu’à la route !

Cette randonnée a été réalisée dans la cadre d’un séjour organisé par l’association RSVNat du 17 au 24 septembre. Nous étions confortablement logés dans un grand chalet au hameau du Laus sur la commune de Cervières.