Le pic du Vallon Crouzet

Briançonnais

Alt : 2702 m

le 19/09/2022

Avec : Gwenaël, Bernard, Stéphane, Jean Paul, Yannick, Franck, Guillaume, Jacques-Marie, Patricia, Pierre, Bruno

Du Laus, nous redescendons à Cervières pour prendre la route des Fonts de Cervières.

En prévision du retour, nous poserons les voitures au hameau du Bourgeat pour gagner les fonts de Cervières par un joli chemin en rive gauche de la Cervièrette.

La nudité n’est pas tout de suite de mise car nous sommes à l’ombre et de toute façon, il faudra se rhabiller pour passer le hameau des Fonts de Cervière.

Le soleil illumine l’entrée du vallon du Malrif alors que celui que nous devons prendre n’est pas encore ensoleillé. Du coup l’on me suggère de changer d’objectif.

Je tiens ferme mon objectif et au bout de quelques centaines de mètres nous trouverons le soleil pour tout le reste de la rando.

Les habits tombent et commence une agréable remontée dominant le torrent qui coule au fond d’un ravin. On croise trois randonneurs qui descendent et semblent peu apprécier notre tenue.

La vallée s’élargit dans un plan occupé par des vaches et deux ânes dont l’un se roule dans la poussière avec délice, quatre fers en l’air, juste à notre passage.

Nous quittons la vallée principale pour gravir une pente raide sur une centaine de mètres de dénivelé, puis un vallon où l’on croit toujours arriver à un col qui se dérobe à chaque fois.

Enfin, une traversée dans un éboulis sous les parois du pic de Roche Brune nous conduit au col des Marsailles où nous croisons 4 autres randonneurs nettement plus souriants. Mais de toute façon nous devrons nous couvrir car un vent glacial du nord balaye le col et nous oblige à nous réfugier pour le casse-croute un peu plus bas dans une pente abritée au sud.

Franck estime qu’il serait dommage de ne pas gravir le sommet tout proche du Pic du Vallon Crouzet. Je le suis. Sans sac, les 100 m de dénivelé qui nous séparent du sommet sont vite avalés et un vaste panorama à 360° récompense notre effort.

Retour au col où les autres se préparent à repartir vers le lac des Cordes.

Nous passons à proximité de ce petit lac des Maïts tout rond et bordé de tourbières.

Une large prairie d’herbe jaunie où s’élève un grand cairn soigneusement assemblé nous conduit au bord du grand lac. Un couple est assis sur la rive opposée, un autre avec un enfant est un peu à l’écart derrière nous ; suffisamment loin pour que l’on ne se rhabille pas.

Pause en-cas et trempette pour les plus courageux.

En dessous du lac, nous attend une raide descente. Un jeune berger discute avec une vieille femme puis se lance avec son chien dans une fantastique descente bondissant dans la pente comme un chamois.

Je n’aime pas trainer dans les descentes et adopte une progression dynamique qui sollicite moins les genoux. J’ai pris ainsi pas mal d’avance sur mes compagnons et m’arrête dans un petit bois mi-soleil, mi-ombre pour les attendre. Je suis en haut d’un passage câblé un peu plus difficile qui va poser quelques problèmes aux moins expérimentés d’entre nous.

Après avoir aidé Guillaume avec Jacques-Marie, nous attendons Stéphane, accompagnant Yannick qui marche lentement.

L’obstacle passé, la descente en forêt ne pose plus de problème et nous arrivons toujours nus aux voitures.

Cette randonnée a été réalisée dans la cadre d’un séjour organisé par l’association RSVNat du 17 au 24 septembre. Nous étions confortablement logés dans un grand chalet au hameau du Laus sur la commune de Cervières.

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