Le fort de la Lauzette

Briançonnais

alt : 2339 m

le 18/09/2022

Avec : Gwenaël, Bernard, Stéphane, Jean Paul, Yannick, Franck, Guillaume, Jacques-Marie, Patricia, Pierre, Bruno

Premier jour et grand beau. Aujourd’hui, nous partons directement à pied du gîte.

Nous remontons une prairie faiblement pentue jusqu’à l’orée de la forêt à partir d’où nous ne serons plus visibles du hameau.

La température est très confortable et nous sommes tous rapidement nus.

On perd un peu le chemin dans la forêt, mais sans gravité, puisque nous le retrouvons au pied des premiers éboulis.

Le sentier va s élever dans des pentes de cailloux, puis franchir une barre rocheuse. Et bien que l’on soit presque en automne, le soleil tape dur dans ce versant sud.

La barre rocheuse franchie, la crête herbue est vite atteinte et nous découvrons au loin le massif des Ecrins, le Pelvoux et la Barre.

Les reste d’une cabane militaire et l’affut d’un mitrailleuse nous rappellent que ces lieux furent l’objet de combats en 1940.

Encore un petit effort et à travers d’un bois de pins à crochets, nous atteignons le sommet occupé par le fort.

C’est une modeste construction de pierres maçonnées datant de 1878.

La vue circulaire est exceptionnelle.

Une longue pause repas permet à chacun de se dorer à satiété au soleil.

J’avais prévu de redescendre par le même chemin, mais la carte nous apprend que nous pouvons opter pour un retour plus intéressant. Cependant, un panneau nous informe que ce dernier comprend un passage exposé.

A la bifurcation, nous croisons un quidam qui semble peu heureux de nous voir dans notre tenue préférée, mais qui interrogé, nous indique que le passage serait sans difficultés.

Après une petite traversée dans un bois de pins, nous débouchons sur un grand éboulis, très pentu, dominé par une haute falaise. Le sentier le traverse à peu près à l’horizontale et il est clair qu’un faux pas serait fatal.

Une première goulotte nous oppose une petite descente déversée et gravillonnée. Un certain nombre d’entre nous ne se sentent pas capables de la franchir et fait demi-tour. Il descendrons par notre chemin de montée. Ils font bien, car une seconde goulotte présente un passage tout aussi délicat.

Cet obstacle passé, nous ne sommes plus que 6 à emprunter en forêt un raide chemin de descente mais désormais facile.

Nus jusqu’à la route !

Cette randonnée a été réalisée dans la cadre d’un séjour organisé par l’association RSVNat du 17 au 24 septembre. Nous étions confortablement logés dans un grand chalet au hameau du Laus sur la commune de Cervières.

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