Archives de l’auteur : Randonue.Chartreuse

À propos Randonue.Chartreuse

Auteur et gestionnaire du site.

Rando crépusculaire à Valpelouse

Massif de Belledonne

2041 m

le 17 juin 2022

Avec : Jacques-Marie, Guillaume et Bruno

Les journées sont torrides et parcourir la montagne par ces chaleurs est très éprouvant. Pourquoi ne pas profiter de la fraicheur du soir, quitte à finir de nuit.

J’avais reconnu l’itinéraire seul quelques jours auparavant, puis lancé une invitation sur notre liste de diffusion.

Nous nous retrouvons à 3 vers 17 h au bord du lac Saint Clair à Détrier.

Guillaume est un peu en retard et la chaleur devient pesante.

C’est donc avec soulagement que nous reprenons la voiture pour gagner le terminus de la piste au fond de la vallée du Gargoton.

Là, en forêt et à l’ombre des hauts versants qui nous dominent la température est nettement plus agréable.

Le parking est désert. Nous partons nus de la voiture.

La montée le long du torrent est rude jusqu’aux chalets du Gargoton qui ne sont plus que ruines.

JMF part à la recherche d’une géocache tandis que guillaume et moi poursuivons dans une lande à rhododendrons sur le dos le la moraine d’un ancien glacier. Les pins à crochet font progressivement place aux myrtilliers et nous débouchons sur le col de la Perrière toujours aussi désert.

Pause en-cas et photos. Le soleil illumine de ses rougeurs les falaises des Grands Moulins.

En core un peu plus de 100 m de dénivelé et nous sommes au point culminant. Casse-croute et pause contemplative.

Le soleil s’enfonce doucement derrière une barre de nuages à l’horizon du Massif Central.

Maintenant c’est la descente, d’abord hors sentier puis nous trouvons une bonne trace qui avec la nuit nous ramène à la forêt. Bientôt les frontales seront indispensables pour ne pas glisser sur les pierres du chemin.

Au parking, nous nous attardons nus dans la fraicheur d’un petit vent qui a caressé le torrent. Mais il faut bien se rhabiller avec regrets et prendre la route du retour.

Les gorges de Daluis

Mercantour

le 3 juin 2022

Dans le cadre d’un séjour de randonnée naturiste proposé par Gilbert et Jean du 28 mai au au 4 juin avec l’appui de l’association R.S.V.Nat.

Avec : Gilbert, Bruno, Nicole, Françis, Patricia, Philippe, Patrick, Dominique, Paul, Victoria, Pierre, Yves, Guillaume.

Une formidable entaille dans les pélites rouges du Permien.

Dès le départ, le groupe s’est scindé en deux. Les plus entreprenants souhaitant passer par le fond et les autres parcourir le sentier en balcon en rive droite.

Le groupe “canyon“ s’est donc retrouvé en amont des gorges et a emprunté le pont de la Mariée pour gagner la rive gauche et remonter l’ancienne voie ferrée jusqu’à un camping d’où l’on peut rejoindre le lit du Var.

Un parcours facile sur des grèves nous amène à l’entrée de la gorge pour un premier en-cas.

Maintenant, les choses sérieuses nous attendent. Il s’agit de traverser de rive droite en rive gauche. Le courant est fort et se faire emporter et rouler serait catastrophique.

La traversée est héroïque et je penses qu’il n’est pas raisonnable d’engager le groupe plus avant car un retour serait quasiment impossible.

Nous revenons en rive droite arcboutés sur nos bâtons. Gilbert, Pierre, Dominique et Philippe décident de tenter l’aventure par le fond alors que je conduirais le reste du groupe par le sentier balcon.

Du pont de Cante, le sentier s’élève dans la forêt pour gagner un premier belvédère. Nous croisons nus quelques personnes, pas très enchantées de nous voir dans notre tenue préférée.

L’itinéraire emprunte un moment une route départementale et il faut bien se rhabiller. Nudité retrouvée pour aller au belvédère d’où l’on domine l’enfilade des gorges. D’ici le passage par le fond semble plutôt facile car on ne voit pas d’étroits ou de grands bassins qui auraient nécessité de nager.

Descente sur le pont Berthéon où nous avons convenu de retrouver les autres.

Les voitures sont là, mais nous n’en avons pas les clefs. Il faut attendre en plein soleil, les provisions d’eau sont épuisées. La soif et l’inquiétude montent.

Francis part en reconnaissance par la route vers l’aval et nous rassure. Ils sont en train de remonter du fond de la gorge.

Quelques photos du fond de la gorges prises par Gilbert.

Les Cluots

2106 m

le 2 juin 2022

Mercantour

Avec : Gilbert, Chantal, Jean Jacques, Bruno, Nicole, Francis, Patricia, Philippe, Patrick, Dominique, Gwenaël, Thierry, Guy, Paul, Pierre, Yves, Guillaume.

Notre départ sera juste en amont des gorges du Cians ; lequel, à ce niveau là, est à sec.

Nous suivons un moment une bonne piste forestière pour la quitter pour un raide sentier qui monte sur une crête en forêt. Bien que le fond de l’air soit frais, avec l’effort, la nudité devient de règle.

Essoufflés, nous débouchons vers 1650 m dans l’alpage aux cabanes de Giaron. Au dessus de l’oratoire, nous empruntons le chemin de vaches qui après quelques abreuvoirs s’avère se diluer et se ramifier dans la pente. Nous continuons droit dans des herbages modérément pentus, puis abordons une traversée ascendante pour gagner un ensellement au sud de la tête de Giaron.

J’ai pas mal trainé et les premiers m’ont mis un bonne distance dans la vue. Je les vois, au-delà d’un petit vallon remonter rapidement les pentes qui mènent aux sommet des Cluots.

J’hésite à continuer au niveau d’un poteau indicateur car je sais qu’ils devront passer par là pour le retour. Un peu de courage, il ne reste plus que cent cinquante mètres de dénivelé. Je continue. Une partie du groupe est assis sur l’herbe d’un collet et n’ira pas plus loin.

Encore un douce montée et voila la large croupe du sommet.

Le versant sud est beaucoup plus raide et raviné avec des tours ocres de cargneules. La vue s’étend sur le dôme de Barrot et ses pélites rouges entaillées par la profonde gorge du Cians. A l’opposé les crêtes frontières du Mercantour affichent encore quelques taches de neige.

Revenu au collet, drame !

Françis à perdu son appareil photo. Il est redescendu jusqu’à Giaron et remonté sans rien trouver. L’appareil est de petite taille et noir. Autant chercher une aiguille dans une botte de foin (et, hors sentier, c’est le cas de le dire!).

Les plus vaillants d’entre nous décident de ratisser la pente en ligne en descendant à partir de l’endroit où il a constaté la perte.

Nous venons à peine de prendre la disposition que miracle, il tombe sur l’appareil.

¢a va s’arroser ce soir !

Nous remontons rejoindre le reste du groupe qui, par un col, contourne la tête de Giaron par le sud pour une longue descente ou nous rencontrons quelques personnes montant en sens inverse. Notre nudité ne leur pose pas de problème.

Après la Baisse de Clari, une longue descente en forêt nous ramène au point de départ.

Aye ! mal au pied

Cime de la Cacia

alt. 1105 m

31 mai 2022

Préalpes d’Azur

Dans le cadre d’un séjour de randonnée naturiste proposé par Gilbert et Jean du 28 mai au au 4 juin avec l’appui de l’association R.S.V.Nat.

Avec : Gilbert, Chantal, Jean Jacques, Bruno, Nicole, Francis, Patricia, Philippe, Patrick, Dominique, Gwenaël, Thierry, Guy, Paul, Pierre, Yves, Guillaume.

Eh oui, je traine une aponévrose plantaire depuis le séjour de raquettes nu de mars. Après la longue rando d’hier à Annot, la douleur s’est réveillée et je ne suis pas sur de pouvoir faire toute la randonnée.

Donc, je râle, et pas qu’intérieurement, soupçonnant Gilbert de vouloir en rajouter.

Mon pied n’aime pas la descente et c’est douloureusement que je suis les autres vers le vieux pont sur la gorge. L’endroit, magnifique, méritait bien quelques douleurs. Presque tout le monde se met nu.

Pat a aussi un problème au pied et il faut sortir la pharmacie. Le reste du groupe file devant et nous ne sommes plus que 4 remontant lentement le sentier vers la route.

Le goudron … aye, mon pied n’aime pas, mais cela ne dure pas. Nous retrouvons rapidement un chemin, puis un sentier. Nouveau déshabillage. Dans ce terrain varié, la douleur s’estompe. Je finis par l’oublier.

Le sentier monte, dans des espaces de plus en plus ouverts, sous une imposante falaise et on se demande où elle pourra être franchie. Le paysage s ‘élargit, notamment sur la clue du Riolan. Aujourd’hui, c’est le festival des fleurs.

De magnifiques lis turban (un martagon orange, spécifique à cette région) sont l’objet de multiples photographies.

Arrivé sous la falaise, le sentier change totalement de direction et en suivant le pied des barres rocheuses finit par déboucher sur une selle herbue. Les plus rapides sont déjà au sommet de la cime caillouteuse de la Cacia, une cinquantaine de mètre plus haut.

J’hésite, tant pis pour le pied, je me dois d’aller au sommet où se déroule un magnifique panorama.

De retour à la selle, nous nous installons pour la pause de midi et même pour une petite sieste nus au soleil pour certains.

Mais voila qu’un groupe surgit du versant opposé. Branle bas de combat pour se couvrir tout en s’excusant. Les accompagnateurs nous disent que c’est inutile car cela ne les choque pas et que leurs clients sont des malvoyants.

Nous partagerons donc l’espace, nous nus sans vergogne, et eux sans faire attention à notre tenue.

Une longue descente en forêt, en versant nord, nous ramène à la route en amont de la clue. Un peu de goudron et nous retrouvons les voitures.

Une partie du groupe, moins fatiguée que moi ira visiter le pittoresque village de Sigale.

La Chambre du Roy

Boucle. Alt.max 1230 m

le 30 mai 2022

Dans le cadre d’un séjour de randonnée naturiste proposé par Gilbert et Jean du 28 mai au au 4 juin avec l’appui de l’association R.S.V.Nat.

Avec : Gilbert, Chantal, Jean Jacques, Bruno, Nicole, Francis, Patricia, Philippe, Patrick, Dominique, Gwenaël, thierry, Guy, Paul, Victoria, Pierre, Yves.

Après quelques difficultés, nous trouvons l’accès à la gare d’Annot. Après être passé sous la voie ferrée, un très bon sentier suit la voie ferrée, puis s’élève rapidement dans le versant. La température est agréable et nous sommes rapidement nus, d’autant plus que la fréquentation extrême en saison touristique semble très réduite aujourd’hui.

Le chemin s’enfile entre des blocs de grès jusqu’à une dalle d’escalade où certains s’essayent à l’adhérence.

Un peu plus loin, nous hésitons à suivre une variante dite “du Jardin“. C’était le bon choix. Nous cheminons au pied d’une haute falaise très verticale. Une écaille s’en détache ouvrant une fissure d’environ 30 cm de large. Le jeu consiste à s’infiltrer à l’intérieur. Les corps nus râpent un peu sur le grès ; mais cela ressort de l’autre coté.

Un petit ressaut et nous entrons dans un spectaculaire couloir de quelques mètres de large taillé en deux parois d’une centaine de mètres de haut qui que referment presque à leur sommet.

A l’heure ou nous passons, le soleil se trouve pile dans l’axe de la faille et illumine par des puits de lumière le grès clair tout en laissant d’autres parties sombres comme une caverne.

Des fissures perpendiculaires à l’axe principal conduisent dans une obscurité relative, soit à des belvédères, soit à des cavernes telles que la “Chambre du Roy“. Après avoir joué à se glisser dans toutes ces anfractuosités, et après que Gilbert ait trouvé quelques géocaches, nous reprenons notre progression.

Après les espaces confinés, le sentier nous offre une vire, heureusement large, en pleine falaise dominant la vallée et le petit train des Pines qui justement passe à ce moment là.

L’ombre douce à nos peaux d’une forêt de châtaigniers et pins clairsemés débouche sur une immense dalle faiblement inclinée presque dépourvue de végétation qui se termine sur un à-pic vertigineux.

Ce remarquable belvédère sera le lieu de notre pic-nic. A noter la rencontre d’un couple qui se dit ne pas être gêné par notre tenue et va s’installer un peu plus loin.

Reprenant notre chemin, nous passons à proximité d’une première belle arche dans un contrefort de grès.

Puis, au fur et à mesure que l’on s’avance sous le couvert de la forêt, de nouvelles arches vont apparaitre.

D’énormes châtaigniers pluricentenaires, tordus par les ans font notre admiration.

Après être passé par un point haut, le sentier descend dans un vallon où nous attendent encore quelques jolies surprises comme une ancienne bastide (la Balme Michel) abritée sous le surplomb d’une falaise.

Un ancien pont de pierre enjambe une gorge étroite puis nous devons nous rhabiller à quelques mètres des premières maisons d’Annot.

La traversée du village, dans des rues étroites et pentues vaut à elle seule la visite.

Dans ce dédale, nous apprécierons les conseils d’une charmante habitante qui nous remettra sur le bon chemin de la gare et de son parking.

Sommet de Mairola

1596 m, Alpes de Haute Provence

le 29 mai 2022

Dans le cadre d’un séjour de randonnée naturiste proposé par Gilbert et Jean du 28 mai au au 4 juin avec l’appui de l’association R.S.V.Nat.

Avec : Gilbert, Chantal, Jean Jacques, Bruno, Nicole, Francis, Patricia, Philippe, Patrick, Dominique, Gwenaël, thierry, Guy, Paul, Victoria.

Nous remontons les gorges du Cian pour gagner le village de Rigaud ; puis par une route forestière tortueuse, le point de départ vers 1000 m d’altitude (le Ravin de la Clue).

Quelques kilomètres sur le goudron nous conduirons à la chapelle Saint Sauveur.

Compte tenu de la température clémente, la plus part d’entre nous ont déjà adopté la tenue de peau. Mais voila que passent quelques voitures. Les shorts et paréos sont mollement et brièvement remis.

Nous quittons la route un peu après la chapelle pour un sentier plus sympathique qui s’élève dans des prairies caillouteuses puis une forêt clairsemée.

La chapelle Saint Julien se dresse au centre d’une vaste prairie avec une vue dégagée sur les montagnes environnantes. Un arbre pluri-centenaire, malheureusement desséché, trône devant la chapelle.

Ce sera l’occasion d’une pause et d’une photo de groupe assis autour de l’ancêtre.

Le rythme est coupé. On reprend la montée en forêt avec quelques efforts dans la chaleur qui s’installe pour déboucher sur le col de la Barbenière. Il reste un peu plus de cent mètres pour arriver à la cime. Seuls les plus courageux poursuivront l’ascension. Pour les autres ce sera la pause de mi-journée à profiter longuement du soleil dans la prairie.

Gilbert à prévu, au vu de la carte, de redescendre par la crête de la Pinée. Mais rapidement le sentier d’abord indécis, se perd définitivement. Retour en arrière. On emprunte brièvement une piste, puis un nouveau chemin prenant la direction souhaitée par notre guide et qui lui semble devoir être le bon. Déception, au bout d’environ 2 Km, ce dernier s’interrompt à son tour. Gilbert et Philippe décident de partir en reconnaissance dans une descente “sanglier“ dans une forêt claire et des fougères. Le reste du groupe attends le verdict. Au bout d’une demi-heure, nous les voyons remonter. Il ont atteint une piste forestière. Il n’y a plus qu’à les suivre. La piste nous ramène en quelques lacets à notre point de départ.

Ce soir nous fêtons l’anniversaire de mariage de deux vieux amoureux : Francis et Nicole.

Estany de Malniu

2250 m

le 31 mars 2022

Avec : Bruno, Guillaume, StéphaneDominique, Bruno, Delphine, Chantal, Jean Paul, Jacques Marie.

Nuages et menaces de neige coté Français. Vu de la large fenêtre de notre gîte s’ouvrant sur la plaine de Cerdagne, la météo semble meilleure du coté espagnol. Nous décidons donc d’aller visiter le sud de la chaîne frontière.

Après quelques errances dues à un GPS qui voulait nous faire franchir le frontière au plus court, mais par une route fermée, nous finissons quand même par arriver au petit village de Guils de Cerdanya d’où part une route montant à un stade de ski de fond à 1900 m d’altitude.

Première surprise : la route est privée et fermée au-delà de 19 h. Seconde surprise : en arrivant sur un vaste parking presque désert, de hauts grillages empêchent d’aller plus loin, même à pied.

La seule solution est de passer à la caisse (quand-même 6 € par personne) pour avoir le droit de rejoindre le GR11 (traversée des Pyrénées coté espagnol)!

Dans sa grande générosité, le gargotier ne nous fera payer que pour 8 personnes alors que nous sommes 9.

Nous allons suivre ce GR jusqu’à proximité du refuge de Malniu, puis bifurquer en direction des lacs.

Au début nous progressons sur une large croupe déneigée peu pentue offrant de belles vues sur toute la Cerdagne et au-delà sur la chaine du Canigou et celle de la sierra del Cadi.

Nous sommes en Espagne et la nudité est de rigueur pour ceux qui ne craignent pas le froid.

Nous commençons à trouver de la neige en traversant une forêt clairsemée de pins à crochets puis débouchons sur une vaste plaine de neige : la Feixa.

Une magnifique cabane avec une terrasse garnie de tables et de bancs nous tends les bras. Impossible d’y résister. Ce sera le lieu du repas, plein sud, nus au soleil adossés au mur de pierres qui nous restitue sa chaleur accumulée.

Enfin, la troupe se remet en marche. Encore une petite montée et nous arrivons à notre point de bifurcation et quittons les espaces ouverts pour une forêt très enneigée au point qu’il est souvent impossible de suivre le sentier. S’en suit quelques errances qui en découragent certains. Les moins courageux de la troupe feront demi-tour.

Enfin, après avoir bien brassé, malgré les raquettes, dans de la neige profonde, nous arrivons en bordure du lac de Malniu enchâssé dans un cirque au pied d’une barre de sommets beaucoup plus alpins.

Cela suffit, nous en resterons là. L’Estany Mal au départ au programme ne nous verra pas.

Le retour vers les prairies sera presque aussi erratique avec quelques traversées de buissons touffus.

Avec l’après-midi qui s’avance, le ciel deviendra plus menaçant avec des jambes de pluie sur les montagnes en face ; mais sans venir jusqu’à nous.

Portella de la Coma d’en Garcia

2554 m

Le 29 mars 2022

Avec : Bruno, Guillaume, Stéphane, Dominique, Bruno, Delphine, Chantal, Jean Paul, Jacques Marie.

Temps gris (ciel de sable), mais pas menaçant. Nous en profitons pour tenter un petit tour en altitude.

Départ du col de Puymorens à coté d’un vaste hôtel abandonné.

Vite, nous nous échappons à cette ambiance un peu sinistre pour remonter un large vallon peu pentu.

C’est un paysage très différent de la veille. Les quelques arbres disparaissent assez rapidement et la neige est omniprésente.

Une piste trace sa route sur le versant opposé et se termine sur une plateforme qui semble être les haldes d’une ancienne mine.

Le groupe s’étire. Certains nus ou à moitié, d’autres chaudement habillés.

Après une prise d’eau (EDF?) la pente se raidit. Nous suivons les traces d’une chenillette pour surmonter un verrou. Les moins courageux abandonneront devant une traversée déversante.

Avec Stéphane et Guillaume, nous traçons jusqu’au col qui nous oppose un dernier obstacle sous la forme d’une vieille corniche.

La vue sur le versant opposé s’avère particulièrement sauvage. Grande paroi rocheuse du Puig Pedros (2842 m).

Un rapide casse-croute à cause du vent et quelques photos ; nous redescendons. Guillaume se fait un peu peur pour franchir la corniche à la descente. Mais finalement tout va bien.

Nous retrouvons Jacques-Marie et Delphine abrités dans de gros blocs et continuons la descente ensemble.

Un tour aux Bouillouses

28 mars 2022

Avec : Bruno, Guillaume, Stéphane, Dominique, Bruno, Delphine, Chantal, Jean-Paul, Jacques-Marie.

A en croire la météo, ce devrait être la meilleure journée de la semaine. Alors, nous n’allons pas manquer l’occasion de randonner sur ce site emblématique de Cerdagne.

La route est ouverte jusqu’au Pla dels Avellans. Il ne nous reste plus qu’un kilomètre de goudron pour gagner un sentier peu marqué qui s’élève entre blocs et petites falaises de granit dans la forêt de Barrès. Nous sommes en versant sud et un soleil pâle perce à travers les pins. Cela semble suffisant pour certains d’entre nous qui adoptent la nudité. Au fur et à mesure de la montée, la neige devient un peu plus présente mais porte. Les raquettes restent sur les sacs.

Au niveau d’une clairière, nous voyons arriver une femme solitaire qui cherche son chemin (le sentier est difficile à suivre sous la neige). Elle nous accompagnera un bout de chemin sans se soucier de notre tenue.

Nous sortons un temps de la forêt dans une longue prairie peu pentue. La neige est plus profonde et il faut chausser les raquettes.

Finalement, nous arrivons au dessus du lac d’Aude entouré de pins à crochets et entièrement gelé et recouvert de neige. La femme est descendu s’isoler sur un bloc près du rivage. La vue nous suffit et nous préférons les abords d’un petit col pour la pause repas à l’abri du vent entre les pins sur quelques rochers déneigés.

Maintenant, nous descendons un vallon pour rejoindre le barrage des Bouillouses. Par moment, des ponts de neige sur le lit d’un ruisseau s’effondrent traitreusement sous nos pieds.

Nous retrouvons le route. Mon projet était d’aller jusqu’au barrage et de revenir par l’Estany Llarg et l’Estany Nègre, mais la moitié du groupe se sent fatiguée et nous abandonne pour rentrer aux voitures par la route.

Nous ne sommes plus que cinq pour gagner le lac des Bouillouses. L’effort est récompensé par un magnifique panorama, malheureusement embrumé. Contrairement à l’automne dernier qui nous avait déjà vu en ces lieux, le lac est bas et entièrement recouvert de neige.

Nous abandonnons l’idée de passer par les estany Llarg et Nègre, pour descendre la vaste plaine de l’estive du Pla de Bones Hores qui va nous conduite à l’Estany de la Pradella recouvert d’une étrange neige bleu pâle.

Le retour en forêt par le GR10 nous ramène par une longue descente au pied des pistes de ski et à notre point de départ.

Serrat de Castellar

2073 m

27 mars 2022

Avec : Bruno, Guillaume, StéphaneDominique, Bruno, Delphine, Chantal, Jean Paul, Jacques Marie.

C’et la première rando du séjour en Cerdagne. Ce petit sommet se situe juste en amont du village de DORRES qui nous héberge. La neige semble loin, donc pas de raquettes.

Nous partons à pied du gîte en suivant la route jusqu’aux Escaldes ; lieu d’un important centre thérapeutique plus ou moins abandonné.

Nous quittons la route pour un chemin qui traverse un ensemble de quatre imposants immeubles construits de granit dont les toits sont en perdition. Quel gachis…

le sentier se perd un peu dans les genévriers. Le versant est exposé au soleil (un peu pâle quand même avec ce ciel de sable). Les plus hardis se mettent nus (ou à demi nus).

Après un réservoir d’eau, nous retrouvons un grand chemin en crête. Une cavalcade d’une harde d’une vingtaine d’isards défile en travers du chemin. Nous finissons dans une jolie prairie au fond d’un cirque entourant une cabane de granit taillées et au toit plat d’herbe roussie.

Un gros bloc servira de table pour un premier casse-croute.

Nous quittons le chemin principal un peu plus loin pour remonter un vallon en forêt. L’exposition change et la neige apparaît progressivement.

Une estive fait suite. La neige est plus profonde, peu gelée en surface, et nous enfonçons un pas sur deux.

Un mouvement attire mon regard. Un animal se déplace difficilement. En nous approchants, nous découvrons un jeune chevreuil dont les pattes avant ne peuvent plus le porter.

En nous fuyant, il se bloque dans les mailles d’une clôture à moutons. Nous le délivrons, mais son sort est scellé, incapables de fuir, il sera la proie d’un prédateur.

Nous remontons une pente de neige en direction du sommet constitué d’un château de blocs de granit.

Belle vue, malheureusement très embrumée, sur la plaine de Cerdagne et les montagnes du Sud.

Le repas est pris à l’abri de blocs.

A la descente la neige est pourrie et c’est avec soulagement que nous retrouvons l’herbe un peu plus bas.