Archives de l’auteur : Randonue.Chartreuse

À propos Randonue.Chartreuse

Auteur et gestionnaire du site.

Aux lacs Miroir et des Rouites (2400 m)

Ceillac, Queyras.

19 septembre 2023

Avec : Bernard & Bernard, Bruno, Cyril, Dominique & Dominique, Fabienne, Franck, Guillaume, Jean-Paul, Patricia, Patrick, Pierre, Stéphane, Thierry, Yannick.

Dans le cadre d’un séjour de randonue sans le massif du Queyras organisé par l’association RSVNat.

La seule journée de grand beau temps annoncée pour la semaine.

Nous voila donc au Mélezet, sous un ciel bien bleu, au départ des pistes de ski de la station de Ceillac. Les passagers d’une autre voiture (un couple), accompagnés d’un chien se préparent à prendre le même itinéraire que nous.

Nous les avertissons de notre tenu particulière pour marcher, ce à quoi ils ne voient pas d’inconvénient.

Ceci-dit, le chien batifolant un coup à droite, un coup à gauche ; nous ne tardons pas à les doubler et les perdre de vue et la plus-part d’entre nous adoptent la nudité.

Après un cheminement à travers une barre rocheuse, un peu compliqué, mais toujours sur un bon chemin, nous débouchons dans une large combe forestière, accompagnés par un torrent tumultueux.

Le lac Miroir est à la sortie de la forêt. Nous escaladons une petite butte pour avoir une meilleure vue sur le lac et le cirque de hautes falaises qui nous dominent. Nous pouvons constater que nous ne sommes pas les seuls à proximité du lac.

Tant pis, nous gagnons toujours nus l’extrémité sud pour une petite pause – collation.

Je pousse un peu pour repartir vers le lac supérieur des Rouites, itinéraire où nous serons plus tranquilles.

Après un nouveau ressaut en forêt, puis un une moraine, nous atteignons ce plan d’eau au pied des hautes parois du chaînon de la Font-Sancte.

Déception, l’eau est boueuse, conséquence probable des pluies de la semaine dernière, et peu engageante pour la baignade.

Le casse-croute de midi bénéficiera de la protection du vent derrière quelques bloc de la moraine.

Après une petite sieste nus au soleil pour certains, il faut bien redescendre.

Il y a maintenant pas mal de monde autour du lac Miroir, mais nous avons investit l’extrémité sud et personne ne vient (ou n’ose?) venir nous déranger. Fabienne, cyril et Thierry tenteront même une baignade. J’essaye aussi, mais en plus de l’eau bien fraiche, le fond constitué de cailloux et bloc contondants n’est pas très accueillant.

Nous décidons de revenir par le vallon de Girardin et les pistes de ski, sur une presque route qui nous ramène à traver la forêt de mélèzes au point de départ et au pied de la belle cascade de la Pisse. Rhabillage à contre cœur à quelques dizaines de mètres des voitures.

Crête de la Chambrette (2582 m)

Ceillac, Queyras.

17 septembre 2023

Avec : Bernard & Bernard, Bruno, Dominique & Dominique, Franck, Guillaume, Jean-Paul, Patricia, Patrick, Pierre, Stéphane, Thierry, Yannick.

Dans le cadre d’un séjour de randonue sans le massif du Queyras organisé par l’association RSVNat.

Sur la route de la vallée du Cristillan nous nous arrêtons juste après un pont, sous le hameau du Villard.

Le ciel, couvert, menace d’une journée grise, voire humide.

Un sentier très raide et glissant à travers des arcosses qui nous redistribuent l’eau de la nuit, nous amène au hameau où quelques maisons semblent encore habitées.

La montée au col Fromage s ‘élève tranquillement dans les prairies qui dominent le hameau, puis dans une forêt clairsemée de mélèzes.

Malgré la grisaille, avec l’effort, la majorité d’entre nous choisissent la nudité.

La montée au Col Fromage est vite enlevée (au moins pour les premiers). Le ciel s’est éclaircis et la journée semble devoir être plus ensoleillée que nous l’aurions espéré. Nous n’avons plus qu’à admirer le paysage en attendant Yannick.

Yannick est âgé et marche lentement, très lentement, mais ne renonce que très rarement. Rodé à la lecture des cartes, il est tout à fait capable de suivre seul un itinéraire. Son ami Stéphane l’attend et veille sur lui.

La suite est devant nous. D’ici la Crête de la Chambrette, herbe sèche et cailloutis, semble fort raide et un peu aérienne et certains hésitent à poursuivre.

Il ne faut jamais se laisser impressionner par une pente vue de face. De fait, la montée se fait par un bon sentier et après quelques efforts, nous approchons du sommet. Mais quelle est cette étrange tourelle qui se dresse sur l’ultime crête ? Il s’agit d’un ancien poste optique qui permettait aux militaires de relayer des signaux lumineux de sommets en sommets.

Pour le moment, il nous apporte un abri du vent bien venu pour une pause casse-croute au soleil revenu.

Mais voila qu’un groupe avec des enfants monte en notre direction. Devrons nous nous rhabiller ? Non car finalement, ils on vu de loin notre nudité et préfèrent couper un peu en dessous pour continuer vers le Col de Bramousse.

C’est d’ailleurs la direction que nous prendrons une fois rassasiés et reposés. Nouvelle pause pour attendre Yannick et Stéphane. L’occasion pour les photographes d’engranger de belles images.

Descente en direction de Ceillac, mais comme nos voitures sont au Villard, il nous faut prendre, à mi-hauteur, une traversée en forêt presque horizontale qui doit nous ramener à notre point de départ.

Rhabillage en vue du hameau, d’autant plus qu’il ya des promeneurs sur la piste forestière.

Dent de Crolles : le cirque Sans Nom.

16 août 2023

Seul

Ce cirque, bien visible depuis le Sud (de la Scia par exemple) s’ouvre sur le versant Ouest un peu au Sud de la grotte du Guiers Mort.

j’avais lu sur internet quelques informations succinctes sur ce parcours.Je décidais donc d’aller y faire une reconnaissance.

Contrariété en arrivant vers Perquelin : un bucheron est planté au milieu de la route avec un broyeur servant à faire des copeaux de bois. Enorme machine qu’il ne déplacera qu’une fois son chantier terminé.

Je lui fait remarquer qu’il entrave le passage non seulement des promeneurs, mais surtout des habitants du hameau. Je n’obtiens que la menace de me faire casser la figure.

J’ai faillis appeler la gendarmerie. Laisse tomber… je poursuis mon chemin à pied.

Je remonte le sentier tant de fois parcouru lors de nos expéditions spéléo à la Dent de Crolles jusqu’à la grotte-résurgence du Guiers Mort.

Rencontre d’un couple un peu perdu qui souhaite faire la traversée des Hauts plateaux. Pas de carte, ne savent pas se servir du GPS de leur téléphone. Je les renvoie vers le bon chemin, mais je penses qu’ils ne seront jamais arrivés à bon port.

La description que j’avais lue, disait de chercher une trace suivant le pied de la falaise à gauche de la grotte. Effectivement, elle est ténue, mais bien là.

Je passe devant l’entrée d’une grotte aux parois cupulées : un ancien conduite noyé du réseau souterrain de la Dent de Crolles. Je profite de la petite plateforme à l’entré de la grotte pour me mettre nu.

Au delà, la seule indication dont je dispose est qu’il faut venir buter sur le pied de la falaise rive droite du cirque avant de chercher à monter.

Progressant dans une forêt pentue et encombrée d’arbustes, je me rends compte que j’ai dû dépasser le bon passage. Retour en arrière, une vague sente monte droit dans la pente. Quelques ressauts rocheux facile, mais terreux débouchent sur une trace dans un éboulis que je vais suivre quelques temps d’autant plus qu’elle s’affirme dans une petite prairie.

Au fur et à mesure de mon ascension, le paysage s’ouvre sur la vallée du Guiers Mort et l’Ouest de la Chartreuse.

La pente est soutenue et les parois et gradins du haut du cirque me ramènent vers la droite. Trouverais-je un point de faiblesse dans ces petits rancs me permettant de gagner le plateau ? Finalement, tout à fait à droite quelques pas d’escalade facile me permettent de sortir du cirque et de rejoindre à travers un dédale de lapiaz le sentier du chaos de Bellefond.

J’ai prévu de redescendre par le couloir du Prayet et me dirige donc vers le Sud. Au détour d’un pin, je me fais surprendre nu par deux randonneurs qui me croisent sans répondre à mon bonjour. Plus loin, alors que je cherche le sentier du Prayet dans de hautes herbes, déboulent deux patous menaçants. Je fais un prudent détour et ai beaucoup de mal à retrouver le bon passages parmi des sentes de moutons. En effet, la réserve des hauts de Chartreuse a débalisé tous les sentiers autres que le GR.

Enfin, je retrouve le départ du couloir et un sentier bien traçé. Un couple monte, mais j’ai eu le temps de me couvrir. La forêt deviens plus dense et je rejoint le sentier de montée.

Le bucheron et sa machine infernale ont libéré la route.

Le Pieu (1276 m)

Vercors

3 août 2023

Avec Bruno, Patricia.

Le Pieu ou Bémont domine la plaine de Vif.

Pour une courte balade annoncée, ce fut finalement près de 1000 m de dénivelé.

Partis de Vif, tout en bas, il faisait bien chaud dans ce versant Est exposé au soleil depuis le matin. De plus, nous évoluions sur de bons chemins de terre pas mal fréquentés, donc nudité difficile !

Après avoir bien sué, nous arrivons bien avant midi sur la crête d’Uriol ; objet initial de notre rando.

Un peu court à mon avis, d’autant plus qu’un agréable sentier, visiblement peu fréquenté part sur la crête en direction du sommet du Pieu qui nous domine.

Il est donc décidé (je décide dirait Pat) de le suivre, d’autant plus que l’on est à l’ombre des arbres et que l’on peut se mettre nu sans craindre de rencontrer d’autres randonneurs.

Mais … après quelques centaines de mètres peinards, ça décide de monter, de plus en plus raide.

Le sol argileux sec part en poudre et l’adhérence des chaussures est assez limite. On finit par arriver à une étroite épaule herbue où la vue se dégage. La pause casse-croute est décrétée sur un très vague replat (moins pentu disons). Tout en mangeant, nous nous disons que redescendre de là serait assez pénible, voire périlleux. Donc, au point où nous en sommes, la sortie est par le haut. D’autant plus que selon Patricia, l’arête Sud qu’elle a déjà parcourue ne présente aucune difficulté. La pente augmente encore, et c’est, arqués sur les bâtons et en nous accrochant aux arbres, que nous finissons par rejoindre une arête horizontale. La fin ? Et bien pas encore. La trace a pratiquement disparue et nous cheminons contournant au mieux quelque barres rocheuses. Enfin une sorte de combe et une trace retrouvée nous amènent à la croix sommitale. Pause, suite du casse croute.

Maintenant, il faut trouver le bon sentier de descente annoncé par ma compagne. La topographie du sommet est complexe. Un arête semble s’imposer, mais point de sentier. Le GPS est de peu de secours car on évolue sur quelques dizaines de mètres. Au bout d’un bon moment, je me rends compte que nous ne sommes pas dans la bonne direction. IL faut revenir en arrière, suivre l’arête Sud. Crapahu dans des rochers et une végétation agressive. Je doute encore quand j’aperçois, dans le versant à quelques dix mètres en dessous, un sentier. Nous sommes sauvés.

Le retour par l’arête Sud s’étire longuement jusqu’à une prairie où l’on retrouve une piste carrossable qui revient vers le Nord, vers notre point de départ.

On marchera nus jusqu’à environ 1 Km de Vif, où l’on rencontrera les premiers promeneurs.

Le sangle des Belles Ombres

Chartreuse

le 27 juillet 2023

Avec : Alain, Brigitte, Bruno, Patricia, Paul.

Le sangle des Belles Ombres, qui chemine sur des vires, dans le versant oriental des hauts plateaux de Chartreuse, compte parmi les plus beaux itinéraires de ce massif.

Je l’avais parcouru en 2009 avec Michel Lebreton et j’y amène, aujourd’hui, mes amis, certain qu’ils seront émerveillés, d’autant plus que nous bénéficions d’un temps radieux.

Quelques voitures au parking de Pré-Orcel ; normal, c’est le point de départ pour la montée au Col de l’Alpe, le plus court accès aux hauts plateaux.

Pas question de se mettre nus pour le moment, jusqu’à ce que nous divergions de l’itinéraire principal vers le col des Belles Ombres. Le sentier semble plus discret et nous sommes rapidement nus. Tiens voila deux trailers qui descendent, nous n’avons pas le temps de nous couvrir, tant-pis, pas de remarque.

Sous le col des Belles ombres, on cherche un peu de départ du sangle, Une balise de peinture nous met sur le bon chemin.

On est très vite engagé sur un plan incliné herbu sous la falaise sommitale. On passe ainsi d’éperons en cirques. Par endroits le cheminement se rétrécit à une étroite vire, mais la progression reste facile.

La vue s’étend sur la plaine de l’Isère et au-delà sur la chaine de Belledonne. Le Mont Blanc ferme l’horizon.

Après un dernier cirque, la sente remonte à la crête par une cheminée débonnaire où il faut quand même mettre les mains.

On bascule alors sur l’autre versant couverts par la forêt, revenant désormais vers le Sud. Par endroit, il difficile de se frayer un chemin entre les pins à crochets et les crevasses du lapiaz. Midi est largement dépassé et la faim se fait sentir, mais difficile de trouver un espace approprié. Une brèche nous offre un petit bout d’herbe ou poser nos fesses entre les vulnéraires des chartreux.

La sente, souvent indécise finit par nous amener à la prairie sommitale d’où nous pouvons jouir s’un fantastique panoramique sur une bonne partie des Alpes du Nord. Les connaisseurs, s’amusent à identifier les sommets les plus lointains, comme au-delà du Mont Blanc, sur la frontière Suisse-Italie.

Mais voila qu’arrive, à l’opposé, un petit groupe de randonneurs. Nous n’avons pas bien envie de nous couvrir. Viendront-ils jusqu’à nous ?

Désormais un sentier bien tracé nous ramène à travers des prairies au col des Belles Ombres.

Au moment où nous déboulons sur la piste principale, un groupe surprend certains d’entre nous dans notre tenue préférée ; ce qui nous vaut quelques remarques pas très agréables.

Au Dôme de Bellefond

Chartreuse

le 26 avril 2023

Avec Alain, Bruno, Yannick.

Yannick est un vieux Monsieur dont on ne dit plus l’âge. Cependant, il continue courageusement à randonner avec nous à son rythme (très lent), et met un point d’honneur à arriver au sommet.

Yannick était de passage dans les Alpes et m’avait demandé si je pouvais lui proposer une randonue en Chartreuse. C’est avec plaisir que j’acceptais.

Alain, chambérien, le récupérait à la gare et l’amenait jusque chez moi.

C’est donc assez tard (vers 10h) que nous partons des Essarts au dessus de Saint Pierre de Chartreuse.

Le sentier commence par traverser les pistes de la station offrant une large vue sur les sommet occidentaux ;

puis le versant sud de la Scia par une légère montée pour gagner le col de Maupasset et basculer dans la combe sous le col de La Saulce.

Nous fumes nus à quelques centaines de mètres du départ et le restâmes jusqu’à proximité de la cabane de Bellefont.

Ce dernier est gagné par une légère descente en forêt à travers des tapis de perce-neige. Nous attendons Yannick qui marche à son rythme et notre progression est lente, mais régulière malgré quelques passages un peu glissants.

A partir du col de la Saulce, nous poursuivons par une montée régulière sur un bon sentier en traversée sous la Grande Lance de Malissard. Nous sortons de la forêt et le paysage s’ouvre sur les falaises du cirque du Chaos de Bellefond et la Dent de Crolles.

Nous nous couvrons un peu avant la cabane, car l’endroit est en général pas mal fréquenté. En effet, plusieurs personnes arrivent par le sentier du Chaos.

Le versant sud du Col de Bellefond est totalement déneigé, contrairement aux crêtes allant du Dôme à la Dent de Crolles.

Il y a maintenant pas mal de monde sur la montée au col, mais le sentier qui s ‘élève régulièrement en zig-zag dans la prairie est visible sur toute sa longueur et nous restons nus en gardant autant que possible nos distances. Un traileur qui redescend nous croise sans trop faire attention à notre tenue inhabituelle.

Un court réhabillage au col,car il y a du monde. Nous attendons longuement Yannick, jusqu’à ce que, perdant patience, nous repartons à deux vers le Dôme de Bellefond. La fin de de l’ascension est encore enneigée. La pente finale est forte et il vaudrait mieux ne pas glisser.

Nous sommes persuadé que Yannick va se contenter du col. Et bien non, il poursuit de son pas lent et régulier. Cependant, les premières plaques neige lui posent problème. Une glissade et il se retrouve sur les fesses avec quelques égratignures. De loin, nous lui conseillons de faire demi-tour. Ce à quoi il se résigne après une longue pose.

Un randonneur solitaire nous rejoint et sans s’offusquer de notre tenue va s’installer un peu plus loin.

Le Dôme est un magnifique belvédère. De belles corniches de neige bavent au dessus de l’impressionnante falaise du rebord oriental de la Chartreuse et il vaut mieux pas trop s’approcher du bord.

Nous retrouvons Yannick au col. La fatigue se fait sentir. Je décide de descendre avec lui par le vallon de Malissard, itinéraire plus court et surtout sans remontée contrairement à celui que nous avons pris ce matin.

Alain revient par les Essarts et viendra nous chercher en voiture par la route forestière de Malissard.

Montagne de Céüse (2016 m)

Gapençais

le 24 mars 2023

Avec : Bruno, Jacques-Marie, Guillaume, Dominique, Jean Paul, Stéphane, Yannick, Chantal, Patricia, Patrick, Franck.

Sixième rando dans le cadre d’une semaine de randonue et raquettes nu dans le massif du Dévoluy organisée par l’association RSVNat (Rassemblements, Séjours et Voyages Naturistes).

Dernier jour et la météo n’est pas terrible. Le ciel est gris et on nous annonce la pluie, voire la neige à courte échéance.

Nous décidons donc de sortir du Dévoluy pour tenter notre chance plus au Sud, à la Montagne de Céüse.

Céüse est une montagne toute ronde, défendue par des falaises sur presque tout son pourtour. On y accède du coté Nord par une vallée encaissée.

Au terminus de la route, se trouve une station de ski récemment abandonnée faute de suffisamment de neige : centre de vacance et hôtel fermés et à vendre (à qui?), téleskis en train de rouiller.

L’ambiance sous un ciel gris est assez sinistre et un vent frais n’arrange pas les choses.

Aujourd’hui, Franck est notre guide.

Par une traversée ascendante, nous allons rejoindre la crête Ouest. Un soleil timide perce par moment les nuages incitant certains à tomber le bas.

Dominique, peu motivé, nous laisse tomber et retourne aux voitures.

Nous allons suivre cette crête vers le Sud, puis une vire un peu en contrebas.

Au passage d’un éperon, nous attendons longuement Yannick, craignant qu’il se soit égaré. Patrick repart même en arrière pour le localiser. Il revient et nous rassure. Il est bien sur le bon chemin.

Nous poursuivons vers le Sud. A un moment Franck s’engage sur un sentier qui descend franchement. Un doute s’installe. Avec Guillaume, je reviens en arrière et retrouve Yannick qui arrive. Les autres ne nous ont pas suivi.

Un sentier balisé, nous ramène à la crête et nous basculons en versant Nord. Le paysage change du tout au tout. Nous cheminons entre un ensemble de bosses au relief mou rappelant plus les monts du Cantal que les Alpes. Tourbières et lacquets occupent les dépressions.

Le groupe nous retrouve au marais de Raux.

La faim se fait sentir et une halte s’impose bien habillés.

Yannick décide de continuer à son pas lent : on le rattrapera. Alors que les autres se reposent encore, j’enchaîne derrière lui.

Le temps est de plus en plus menaçant. Des jambes de neige masquent le plateau de Bure au Nord.

Yannick est cependant décidé à aller au sommet, alors que le reste du groupe abandonne et s’engage dans la descente.

Le sommet s’atteint par une montée douce sur une croupe déneigée par le vent. Les raquettes que nous portons ne seront pas utiles.

Je double Yannick et gagne le sommet. Belles corniches de neige et vaste panorama. Dommage que le ciel soit si menaçant. Voilà même qu’il vole des grains de neige…

Je décide de ne plus attendre plus longtemps Yannick et le retrouve quelques 50 m plus bas. Il est d’accord pour renoncer au sommet et nous nous engageons dans la descente.

Celle-ci se fait par les pistes de ski, plus ou moins sous les téléskis.

A un moment, au sommet des Marseillais, Yannick hésite à franchir une corniche de neige et la longe pour la contourner. Je le perd de vue. J’attends assez longtemps, puis fini par continuer la descente.

Arrivé au parking, nous nous inquiétons pour lui. Mais le voila qui arrive par un autre chemin.

Trois cabanes et deux chourums

Massif du Dévoluy

23 mars 2023

Avec : Avec : Bruno, Jacques-Marie, Guillaume, Dominique, Jean Paul, Stéphane, Yannick, Chantal, Patricia, Patrick, Franck.

Cinquième rando dans le cadre d’une semaine de randonue et raquettes nu dans le massif du Dévoluy organisée par l’association RSVNat (Rassemblements, Séjours et Voyages Naturistes).

Le 5 mars, j’avais reconnu la plus grande partie de cet itinéraire en solitaire, pressentant qu’il y aurait peut-être quelques difficultés.

Contrairement à ma première visite, la météo est aujourd’hui plutôt médiocre (ciel voilé) mais sans risque de pluie. L’enneigement n’apparaitra que sur les derniers mètres et en conséquence, nous ne prenons pas les raquettes.

Nous partons du hameau du Mas au dessus de Saint Didier.

Nous remontons une étrange dalle de roche calcaire, peu inclinée où la végétation est rare, voir absente jusqu’à rentrer dans une forêt clairsemée de pins à crochets. L’âge de certains doit être remarquable.

Là, à l’abri du vent, les plus hardis se mettent à nu. Le soleil perce un peu et nous rentrons dans l’alpage avec une ambiance plus chaude.

Notre premier objectif est la cabane de la Pierre à Baudinard, accollée à deux énormes blocs glissés depuis la falaise et qui dans des temps immémoriaux ont du servir d’abri à un berger dénommé Baudinard.

La cabane est fermée et nous ne nous attardons pas.

Une traversée légèrement descendante dans les lapiaz et des éboulis va nous conduire à la seconde cabane, celle-ci est ouverte et donc plus accueillante.

Je résiste aux demandes d’arrêt “pause de midi“ et après avoir grignoté quelques “en-cas“ nous suivons une piste qui conduit au vallon de Truchière où se trouve le premier des chourums au programme.

Le chourum de la Parza est probablement le gouffre le plus spectaculaire du massif du Dévoluy par l’énormité de sa gueule.

Je l’avais descendu en 1974 alors qu’il hébergeait un vaste glacier souterrain dont la surface se situait à 10 ou 15 m de profondeur. Malheureusement, avec le réchauffement climatique, ce dernier n’est plus visible depuis la surface et se situerait actuellement vers 75 m de profondeur.

Le glacier en 1974

A cette altitude, l’ambiance est plutôt fraiche et nous nous attardons pas trop et redescendons au fond du vallon pour casser la croute à l’abri du vent.

La suite est hors sentier à travers des lapiaz et de petites prairies parsemées de pins rabougris. Le cheminement n’est pas évident et nous restons groupés.

Notre traversée horizontale nous amène à un nouveau plan herbeux. Je me dirige vers son extrémité amont où, dans une petite barre rocheuse, se cache le chourum Martin. D’entrée moins spectaculaire que la Parza, il s’ouvre sur une verticale de 190 m d’un seul jet. La 3° cabane est à proximité.

Nous allons, ensuite, par des prairies et des forêts rejoindre le hameau du Villard Joli, puis notre point de départ au hameau du Mas.

  • Le terme chourum désigne un gouffre dans le Dévoluy.
  • j’ai mélangé des photos du 5 mars (où il faisait grand beau) avec celle du 23.

Le col des Aiguilles (2003 m)

Massif du Dévoluy

le 22 mars 2023

Avec : Bruno, Jacques-Marie, Guillaume, Dominique, Jean Paul, Stéphane, Yannick, Chantal, Patricia, Patrick, Franck, Yves.

Quatrième rando dans le cadre d’une semaine de randonue et raquettes nu dans le massif du Dévoluy organisée par l’association RSVNat (Rassemblements, Séjours et Voyages Naturistes).

Rendez-vous au col du Festre avec Franck et Yves qui viennent de Gap.

Les sommets enneigés resplendissent au soleil sous un ciel presque uniformément bleu. Nous suivons un temps une large piste qui monte doucement dans l’alpage. Le col du Festre est un couloir de vent et la plus part d’entre nous restent couverts.

Le chemin d’été qui conduit au vallon des aiguilles n’est pas praticable en hiver et c’est par un petit col (le Collet) que l’on contourne la zone exposée.

Nous quittons donc le chemin principal pour nous élever à travers des prairies dans le vallon de Darne, rejoignant la neige un peu au dessus de la cabane des Bachassous.

Désormais, à l’abri du vent, c’est dénudé que nous attaquons, raquettes aux pieds, la montée vers le Collet.

Un groupe nous précède (Un accompagnateur avec ses clients ?), se pose pour un en-cas alors qu’à 50 m sous le collet, nous attendons nos retardataires. Nous ne les reverrons plus. D’ailleurs, nos amis iront-ils tous jusqu’au Collet ? Ils hésitent, s’arrêtent, discutent. La cabane des Bachassous en tente plus d’un.

Finalement, ça se remet en marche et on nous rejoint au Collet. Belle vue sur le vallon des aiguilles et les sommets qui le bordent.

La suite ? Il faut descendre un pente raide sur 150 m de dénivelé pour gagner le fond du vallon. Donc remonter 150 m au retour. C’en est trop pour beaucoup qui en resteront là.

Patrick, Franck, Guillaume, Stéphane et moi-même poursuivons jusqu’au col des Aiguilles. Yannick suit à son petit train habituel.

C’est une longue, mais douce montée de la large combe dans une ambiance haute-montagne.

Aujourd’hui, j’ai 30 ans ! Je ne ressent ni fatigue, ni courbatures et mène la course en tête.

Au col, le cadre est magnifique et les appareils photo immortalisent notre exploit.

En descendant, nous retrouvons Yannick qui s’était arrêté à mi-chemin.

La remontée au Collet est avalée à un bon rythme ; mais la haut, plus personnes, les autres sont redescendus.

Nous dévalons vers le Festre, persuadés d’y retrouver les autres. Personne. Toutes les voitures sont encore là. Ou sont-ils passés ?

Nous attendrons pas loin d’une heure avant de les voir venir. Ils sont allé visiter un sentier dit “de découverte“ et en reviennent bien déçus.

Le Vallon de Charnier

Massif du Dévoluy

21 mars 2023

Avec : Avec : Bruno, Jacques-Marie, Guillaume, Dominique, Jean Paul, Stéphane, Yannick, Chantal, Patricia, Patrick.

Troisième rando dans le cadre d’une semaine de randonue et raquettes nu dans le massif du Dévoluy organisée par l’association RSVNat (Rassemblements, Séjours et Voyages Naturistes).

L’objectif était le col de Charnier sur le rebord Ouest de l’immense synclinal du Dévoluy.

Aujourd’hui, le soleil est de la partie.

Nous partons du hameau de Lachaup à travers des prairies sèches par un bon chemin carrossable. Très vite, nous sommes nus.

Nous quittons bientôt la piste pour un sentier dans un bois clairsemé de mélèzes et sortons dans l’alpage un peu en dessous de la cabane du Chourum Clot.

La neige apparaît dans un petit plan en dessous du chourum et nous chaussons les raquettes.

Un coup d’œil à l’impressionnant gouffre, croqueur de skieurs. En effet ce dernier n’est visible qu’au dernier moment lorsque l’on vient du haut et plusieurs victimes s’y sont fait prendre.

Une traversée vers la droite va nous ramener en bordure du vallon de Charnier.

Je suis un peu en arrière et quand j’arrive sur un replat qui domine le vallon, on m’annonce que cela ne passe pas.

Il faut traverser un impressionnant dévers pour gagner le fond du vallon. Jacques-Marie et Stéphane, pourtant les plus aguerris disent renoncer à continuer. Et puis, il fait si bon au soleil et c’est l’heure du casse-croute.

Le passage ne me semble pas si risqué que cela et je sais par expérience qu’il ne faut pas renoncer sans avoir été voir l’obstacle de près.

En effet, une fois dedans, avec des raquettes qui accrochent bien, j’atteins sans grandes frayeurs le fond du vallon. Je reviens en accentuant mes traces et dit qu’il suffira que les plus à l’aise forgent une bonne trace pour que tout le monde puisse passer ensuite sans risque.

Peine perdue, la digestion et la sieste au soleil, l’emportent sur l’envie de découvrir plus de paysage.

Nous n’irons pas au col. Retour par le même chemin.