Archives de l’auteur : Randonue.Chartreuse

À propos Randonue.Chartreuse

Auteur et gestionnaire du site.

Le Quigouret

(ou “On a perdu P… “)

Saint Julien en Beauchêne

1729 m

le 21 mars 2024

Avec : Bruno, Chantal, Christian, Eric, Franck, Jean-Jacques, Martine, Patricia, Pierre, Thierry, Sylvie.

Il y a quelques jours, vu du nord, en venant de Grenoble, le Quigouret semblait bien enneigé. C’est pour cela que je proposais cette rando où la pratique des raquettes devait être possible. En fait, il s’agissait d’une corniche en versant nord.

En remontant la vallée du Buech en direction de Saint-Julien en Beauchène, il a fallu se rendre à l’évidence : la crête était entièrement en herbe. Du coup, les raquettes sont restées dans les voitures.

Un peu de cafouillage au départ dans le hameau de Montama Haut. Il faudra revenir en arrière pour prendre la bonne piste qui nous conduite à travers bois et prairies d’herbe sèche jusqu’à une cabane sur un replat.

À travers une forêt de pins clairsemés, on atteint l’arête sud-est que l’on remonte en suivant une clôture jusqu’à une épaule. Une partie du groupe qui ressent encore la fatigue de la rando d’hier préfère rester là et nous attendra à la descente.

Nous ne sommes plus que six à poursuivre la montée dans la longue prairie peu inclinée qui conduit au sommet. Le temps s’est un peu couvert et surtout le vent s’est levé rendant la nudité pénible.

Un peu plus loin, P…. décide de redescendre retrouver le groupe arrêté un peu plus bas.

Elle n’a qu’à suivre le fil d’un parc à vache qui court sur l’arête.

À cause du vent qui nous gèle, nous ne stationnons au sommet que le temps de quelques photos et nous engageons dans la descente.

C’est alors que je reçois un appel téléphonique de P…., qui se dit perdue. Elle a suivi le fil, mais ne reconnaît pas les lieux où elle se trouve.

Affolement, coup de téléphone à quelqu’un du groupe resté en arrière qui confirme ne pas l’avoir vue et de ne pas avoir bougé depuis leur pause.

Franck dévale la prairie. Ne vois personne. P…, au téléphone, nous précise qu’elle s’est arrêtée à la limite d’une forêt, sur un sentier balisé et qu’elle a bien suivi le fil. Elle entreprend de remonter. Ouf ! Franck l’a vue et je les rejoins.

Explication : P… a bien suivi un fil de clôture, mais à un moment un autre fil s’embranchait sur celui de la crête. Elle a suivi le mauvais et allait s’engager à descendre dans une autre vallée.

Je la rejoins et nous coupons à travers prairies et bois pour rejoindre la cabane vue à la montée.

Les autres arrivent au bout d’un petit moment. Après ces émotions, ce sera le lieu de la pause repas.

Nous descendons désormais tous ensemble par la piste et abandonnons notre tenue de peau en vue du hameau.

Randonue au cours d’un séjour organisé avec l’association RSVNat.

Les gorges de la Méouge (2024)

Antonaves : Barronies provençales

920 m

Le 20 mars 2024

Avec : Bruno, Chantal, Christian, Eric, Franck, Jean-Jacques, Martine, Patricia, Pierre, Thierry, Sylvie.

Randonue déjà faite en 2016, mais tellement belle que je remet ça avec de nouveaux amis.

Pas de neige au programme aujourd’hui. Les raquettes resteront au gîte.

A Antonaves : je cafouille un peu dans les rues du vieux village. Une dame nous remet sur le bon chemin.

Un chemin s’échappe du village vers une haute falaise qui marque l’entrée des gorges.

Il est suivi par un sentier en traversée dans une vire qui domine la gorge. Nos angevins ne sont pas trop à l’aise. Heureusement les buis cachent l’à-pic.

Une descente nous amène en vue du pont Roman. Étrange ouvrage à trois arches et en pente.

Des personnes viennent depuis la route départementale et il faut nous couvrir.

Un couple s’engage sur la suite du sentier en même temps que nous. On explique notre démarche, mais on sent une réprobation. Nous ferons attention à garder nos distances. On les perdra bientôt de vue. Ont-ils fait demi-tour ?

Le sentier monte et descend au gré des barres rocheuses, méandre après méandre. En 2016, nous avions trouvé un emplacement au bord de la rivière pour la pause de midi. Les lits des rivières torrentielles changent souvent au gré des crues et nous ne le retrouvons pas.

Le sentier remonte dans le versant jusqu’à passer derrière le rocher du château. Le casse-croute sera dans les premiers gradins de la tour rocheuse.

Puis il faut traverser un raide ravin encombré d’éboulis peu stables. Heureusement, des barres de fer scellées dans la roche rassurent les plus timorés.

Encore une montée en forêt jusqu’à trouver une piste montant dans une combe et qui doit rejoindre plus haut le chemin venant de Saint Pierre-Avez.

Les jambes sont fatiguées et ce dernier effort suscite quelques récriminations. Arrivé au sommet, j’attendrais longuement le reste du groupe et commencerais à m’inquiéter au point de redescendre à leur rencontre.

On est maintenant sur une piste forestière qui monte régulièrement, sans trop d’efforts jusqu’à un belvédère au-dessus des gorges.

Reste une longue descente dans des pentes beaucoup plus modérées, puis la traversée s’un causse et quelques lacets jusqu’à Antonaves.

Randonue lors d’un séjour organisé avec l’association RSVNat.

Le cirque de Chazal

La cluse : Dévoluy

1570 m

le 19 mars 2024

Avec : Bruno, Chantal, Christian, Eric, Franck, Jean Jacques, Martine, Patricia, Pierre, Thierry, Sylvie.

Le grand beau temps était promis pour cette journée. Je proposais donc, une des plus spectaculaires randos du sud du Dévoluy.

Depuis La Cluze, nous cahotons sur la piste jusqu’au pont sur le torrent de l’Abéou où nous laissons les voitures.

La neige s’est réfugiée au fond du cirque, au pied des impressionnantes falaises dolomitiques. Ici, c’est déjà le printemps et la question se pose d’emporter ou non les raquettes. Après concertation, nous optons pour quand même les emporter.

Nous ne franchissons pas le pont, mais empruntons la piste en rive gauche du torrent qui tresse comme un oued dans une large plaine de cailloux.

Le soleil est généreux et nous sommes rapidement presque tous nus.

Un peu après la ferme d’alpage de Voran, la piste est interrompue par une impressionnante lave torrentielle.

Un peu plus loin, une pause dans une prairie est l’occasion de se mettre à l’aise et pour les peaux fragiles de recevoir une couche de crème. Nous sommes, tous, tellement décontractés que nous ne nous sommes pas aperçus qu’une famille prenant le soleil, assise sans l’herbe quelques dizaines de mètres au-dessus de nous profitait du spectacle.

Le chemin quitte le fond de la vallée et monte en zig-zag le long d’un ruisseau que nous ne tardons pas à traverser. Une pente un peu raide nous amène au Chalet de Chazal alors que la neige apparaît sur le chemin. Une neige pourrie où l’on enfonce à chaque pas.

Chantal et Jean-Jacques, mal équipés, nous abandonnent et attendront au chalet.

On surmonte une bosse et découvrons une petite cabane d’alpage au cœur du cirque. Ce sera notre terminus et la pause repas au soleil et à l’abri de la construction.

La vue est exceptionnelle et la température douce. On est si bien ici, qu’on a l’impression que l’on pourrait rester là éternellement à papoter et sommeiller. Mais nous connaissons la dure réalité. Une fois le soleil passé derrière les crêtes, un froid glacial va s’abattre.

Le groupe se remet en marche vers la vallée avec regret. La neige est tellement ramollie que l’on enfonce avec les raquettes et trébucheront sur les cailloux cachés en dessous.

On récupère nos deux amis au chalet et entamons une longue descente jusqu’aux voitures.

Randonue lors d’un séjour organisé par l’association RSVNat.

La gorge de Clausonne

Le Saix, Beauchêne.

1285 m

le 18 mars 2024

Avec : Bruno, Chantal, Christian, Eric, Franck, Jean-Jacques, Martine, Patricia, Pierre, Thierry, Sylvie.

Sur proposition de Franck.

La météo était douteuse : semi-couvert, averses et vent froid.

Nous remontons en voiture (déconseillé) la route très étroite qui conduit au hameau du Faï en priant pour ne pas rencontrer une voiture qui descend. Notre point de départ sera le Faï.

Notre premier objectif est de rejoindre la route forestière de Pibounet par un bon sentier.

Franck qui connaît les lieux, nous a laissé la surprise de découvrir les étranges machines à musique qui peuplent le village. En fait, ce sont de gigantesques hauts parleurs.

La gorge de Clausonne est une cluse. La spectaculaire falaise calcaire qui fait face au village souligne l’anticlinal presque parfait et constitue une chambre d’écho remarquable qui réverbère l’écho des machines lors de fêtes musicales très spéciales.

Une fois sur la piste forestière, nous tournons à gauche pour aller donner un coup d’œil au belvédère de la Pousterle d’où nous pouvons admirer un arc-en-ciel annonciateur de pluie.

Nous repartons en sens inverse, toujours sur la même piste en balcon qui ménage de très belles vues sur la gorge et sa géologie.

La piste finit par rejoindre le fond de la vallée et, chose non prévue, nous sommes arrêtés sur un gué qui semble difficilement franchissable.

Le demi-tour est envisagé, mais nous avisons une planche qui mise en travers doit permettre le passage. Nous la calons du mieux que possible avec des pierres et en s’aidant des bâtons pour maintenir l’équilibre, j’arrive à passer sans trop mouiller les chaussures. Le reste du groupe suit avec plus ou moins de succès.

Tous regroupés sur l’autre rive, je m’avise que, dans l’action, j’ai laissé mon appareil photo de l’autre côté. Je suis bon pour repasser encore deux fois alors que la planche s’enfonce de plus en plus.

Nous suivons désormais la route qui va nous mener au lac de Peyssier. Le vent est atténué par la forêt et certains osent une nudité très partielle.

Nous cherchons un emplacement un peu abrité pour le casse-croute en dessous du barrage. Une petite carrière sera ce que nous trouverons de mieux. On a, au moins, de blocs pour s’asseoir !

Certains se seraient bien arrêtés là, mais Franck insiste pour aller à l’autre extrémité du lac.

La large plaine marécageuse sera notre terminus.

Retour par la route avec un petit crochet par les ruines de l’abbaye de Clausonne qui vaut le détour pour les amateurs de vieilles pierres.

Nous traversons le village du Faï et admirons les vielles maisons récemment rénovées et découvrons de nouvelles machines.

Randonue (pas très nue) lors d’un séjour organisé avec l’association RSVNat du 16 au 22 mars 2024.

Sommet de Charajaille

Glaise : Dévoluy

1813 m

le 17 mars 2024

Avec : Bruno, Chantal, Christian, Eric, Jean Jacques, Martine, Pierre, Thierry, Sylvie.

Première rando du séjour au pays du Buech organisé avec l’association RSVNat.

La pratique de la raquette à neige était au programme. Mais la neige n’y était pas, ou si peu…

Grosse déception en arrivant à Glaise : pas de neige en vue.

D’abord, accueil désagréable de la fermière des Garcins, qui nous intime de ne pas stationner au bout de la route. Il y a un parking pour cela au village. Nous redescendons donc jusqu’à une chapelle un peu plus bas.

Espérant trouver quand même de la neige en versant nord, nous prenons les raquettes et passons devant la ferme en se faisant huer par les patous et empruntons le large chemin forestier du col des Flocardes.

Un soleil pâle est de la partie, et dès que la ferme a disparu de notre vue, la plus part d’entre nous sont nus.

Des prairie du col de glaise, la vue sur le sud du Dévoluy et particulièrement le plateau de Bure enneigé, est magnifique.

On change de versant et d’ambiance au col des Flocardes. La neige tant désirée fait son apparition.

On quitte la piste forestière pour un raide chemin qui monte en direction du sommet et bientôt, il ya suffisamment de neige pour chausser les raquettes.

C’est pour certains la première fois de leur vie, et pour qui l’opération s’avère laborieuse. N’est-ce pas les angevins ?

Le chemin se rétrécit et la pente devient soutenue. Nos “bleus“, malhabiles, soufflent et souffrent et il leur faut aller puiser dans leurs dernières réserves d’énergie pour atteindre un plateau un peu en dessous du sommet. Pause en-cas dans la clairière pour reprendre des forces.

Maintenant, il reste une centaine de mètres de dénivelé pour gagner le sommet à travers une forêt sombre et dense.

En approchant de la crête sommitale, la neige disparaît et il faut enlever les raquettes pour progresser dans des rochers.

Sommet avec pour récompense une vue à 360° et la pause casse-croute de mi-journée.

J’ai prévu de descendre par l’arête Nord Ouest. Le départ dans des rochers où la neige s’est accumulée n’est pas évident. Puis le terrain se régularise et on chausse à nouveau les raquettes pour peu de temps, car bientôt, il n’y a plus que les feuilles mortes.

Le sentier quitte brusquement la crête pour s’engager dans une longue descente en traversée dans le versant sud-ouest puis descend en zig-zag un bel éboulis sous la falaise du versant sud de Charajaille. La pente impressionne et certains ne sont pas à l’aise.

Alors que nous rentrons à nouveau dans la forêt, on s’aperçoit que Chantal et Jean-Jacques ne suivent plus. Pierre remonte et les trouve en difficulté. Chantal a fait un malaise. Ils arrivent doucement à notre niveau. Hypoglycémie ? Une pause et un remontant sucré et ça repart.

Au col de Berthaud, nous déboulons nus sur la route forestière sans avoir fait attention et nous faisons rabrouer par des personnes que nous n’avions pas vues. Vite recouverts, nous le resterons jusqu’au village.

Séjour de randonue organisé avec l’association RSVNat.

Le Mont Julioz

Le Chatelard, massif des Bauges.

1645 m

le 17 décembre 2024

Avec : Alain, Brigitte, Bruno

Sur une proposition d’Alain, nous nous retrouvons au lieu dit “Chez Garin“ au-dessus du Chatelard en Bauges.

Hors les habitants du hameau, il semble n’y avoir personne dans le secteur. Dès que nous échappons à la visibilité depuis les maisons, nous adoptons la nudité dans la prairie bien exposée au sud. Mais le soleil ne dure pas. Nous sommes désormais en forêt, à l’ombre du versant ouest. La neige apparaît et le froid devient peu supportable. Vivement que nous ayons atteint la crête, à priori bien exposée. Erreur, le sentier commence par suivre une petite combe suspendue et nous n’avons droit qu’à envier, au-dessus de nos têtes, la cime des épicéas illuminée.

On rattrape deux personnes, mais comme nous nous sommes rhabillés à cause du froid : pas de problème. On les avertit cependant que, plus loin, nous serons peut-être nus.

À un petit col, le sentier change de versant et le soleil radieux nous réchauffe immédiatement.

Pause sur un petit belvédère un peu en dehors du chemin, histoire de laisser les autres prendre de l’avance et nous mettre enfin nus dans une forêt clairsemée.

On vient butter sur une première barre rocheuse qui est surmontée par une sorte de rampe. Il faut s’aider des mains, mais rien de bien difficile.

Au-delà, la crête devient plus chaotique. La neige cache mal un lapiaz où il faut faire attention à ne pas se blesser dans une crevasse cachée.

Un second ressaut à escalader précède le sommet. Le couple y renoncera.

Au sommet : grande vue panoramique. L’escalade sans grosses difficultés valait le coup.

Repas tiré des sacs, puis il faut bien redescendre, d’autant plus que les journées sont courtes et que le soleil décline vite.

Les autres descendent presque en même temps que nous et nous essayons autant que possible de suivre à une certaine distance un itinéraire parallèle.

Au bout d’un moment, nous les perdons de vue.

Saloperie de lapiaz, Alain s’enfile une jambe entre deux blocs et chute. Heureusement pas de dégâts.

Ce coup-ci, nous avons le soleil en versant ouest et devrons nous rhabiller à regrets en vue des maisons.

Randonue proposée par les randonneurs naturistes du Dauphiné et des Savoies.

La brèche du Pin

Massif de Belledonne

2422 m

13 octobre 2024

Avec : Alain, Brigitte, Bruno, Patricia, Philippe.

Magnifique soleil d’automne et ciel intensément bleu.

On attend Philippe au col du Glandon dans une ambiance un peu fraiche, malgré le soleil.

Quelques voitures sont déjà sur le parking. Nous ne seront certainement pas seuls dans la montagne, du moins sur la partie de notre itinéraire en commun avec celui du lac de la Croix.

Pas question de se déshabiller tout de suite, de plus qu’un petit vent frais et l’ombre du versant nord sont plutôt dissuasifs.

Au bout d’une demi-heure de marche, nous quittons le chemin du lac pour un sentier qui conduit par un vallon peu pentu au chalet de la Combe.

Bien que nous ayons retrouvé depuis quelques temps le soleil, nous restons habillés.

On arrive sur une large selle à l’herbe jaunie par les premières gelées quand on voit déboucher d’un autre sentier un couple de randonneurs. On ne les reverra plus du reste de la journée. Les plus réchauffés adoptent une nudité plus ou moins partielle.

On passe à côté d’une source, vue plongeante sur le lac de Grand-Maison d’un bleu profond, puis plus loin à proximité de la cabane. Le sentier bien tracé s’arrête là.

l’ancienne cabane.

De nombreuses traces laissées par les moutons entre des blocs nous conduisent un peu au hasard jusqu’au Lac de la Combe. Lac est un bien grand mot, car il s’agit plus d’une mare peu profonde et un peu boueuse.

À partir de là, par une traversée à flanc, on entre dans un milieu sauvage de petites barres rocheuses, de nappes d’éboulis et de gradins d’herbe où il faut inventer son chemin sous l’œil d’un gypaète.

Quelques hésitations et fausses routes, nous font perdre pas mal de temps.

Nous finissons au pied d’un immense éboulis à très gros blocs entre lesquels il fut se faufiler, voire escalader.

Une fois engagé, on a l’impression qu’on n’en sortira jamais ! Un petit espace un peu herbu entre des blocs abritera le casse-croute depuis trop longtemps différé en raison de l’impossibilité de se poser.

Enfin, les blocs font place à un couloir d’éboulis sous la brèche. Trois d’entre nous en resteront là.

Alain et moi poursuivons péniblement dans un terrain instable jusqu’à la brèche.

L’effort est récompensé : le panorama est magnifique.

L’objectif de départ était d’aller jusqu’au col de la Combe Madame. Mais, compte tenu de l’heure, et de nos amis restés en arrière, ce sera notre terminus.

Le retour, bien que nous ayons trouvé un itinéraire plus calme, fut bien long et nous arrivâmes aux voitures alors que les derniers rayons de soleil doraient les plus hautes cimes.

Randonue du groupe des randonneurs naturistes du Dauphiné et des Savoies.

A la tête de Jacquette (2757 m)

Ceillac, Queyras

le 22 septembre 2023

Avec : Bernard & Bernard, Bruno, Dominique & Dominique, Franck, Guillaume, Jean-Paul, Patrick, Pierre, Stéphane, Thierry, Yannick.

Après la pluie de la veille, la météo annonçait quelques rayons de soleil l’après-midi. Finalement, ce fut bien meilleur qu’annoncé.

Du hameau du Villard, on commence par suivre une large piste. D’autres promeneurs sont présents et la nudité n’est pas encore de mise.

Les nuages débonnaires ne cachent pas le soleil qui perce à travers de belle taches de bleu. Les plus hauts sommets sont poudrés d’une neige fraiche qui ne tardera pas à s ‘évaporer.

Après le hameau du Tiouré et sa chapelle, la piste laisse place à un sentier bien tracé qui s’élève doucement dans une forêt de mélèzes clairsemée.

Ayant quitté les lieux les plus fréquentés, et avec le soleil qui est de la partie, tout le monde se retrouve nu.

Après environ 2 Km tranquilles, le sentier va se mettre à monter rapidement, d’abord en forêt, puis débouche dans l’Alpage.

Un des Dominiques peu motivé nous abandonne préférant une pause contemplative à l’effort.

Un randonneur solitaire arrêté à coté d’un abri de pierres nous regarde passer sans que nous ne nous revêtions.

Au furet à mesure que nous nous élevons à travers des éboulis, en direction du col des Estronques, un vent froid se fait de plus en plus sentir et les plus frileux se rhabillent.

Je traine un peu derrière et quand j’arrive au col, le groupe s’est scindé entre certains qui ont gagné l’abri de gros blocs un peu en dessous de col, et n’iront pas plus loin, et les plus courageux qui ont poursuivi vers la Tête de Jacquette.

Au col le vent est franchement glacial et le rhabillages est impératif et le coupe-vent n’est pas de trop.

Un peu fatigué par les randos précédentes, j’hésite à gagner le sommet, puis finalement, pose mon sac et monte, léger, rejoindre mes prédécesseurs.

Le sommet offre un marge panorama sur les montagnes et les vallées du Queyras et notamment celle de Saint Veran.

Au vu des restes de tranchées et d’abris sommaires, la Tête à Jacquette fut certainement un poste d’observation militaire. Au milieu du plateau se creuse une dépression (doline) où se dessinent des cercles de pierres concentriques qu’on imagine réalisés par des soldats en quête d’occupation.

Retour au col et casse-croute à l’abri des blocs.

Nous entamons la descente alors que le brouillard nous entoure et c’est alors que surgit, nu et fantomatique, notre amis Yannick qui monte à son rythme.

Quelques cent mètres plus bas, le soleil revient et la rando se poursuit par une traversée horizontale sous la tête de Rasis en direction du col Fromage ; dans un versant sud très minéral où se dressent d’étranges tours de cargneules. Nous sommes désormais à l’abri du vent et tous revenons à notre tenue préférée.

Heureuse surprise, le col Fromage, contrairement à celui des Estronques d’où nous venons est totalement sans vent.

Nous restons un bon moment à contempler le paysage, puis il faut bien entamer la descente vers le hameau du Villard par le sentier déjà parcouru dimanche.

Arrivés à proximité des maisons, nous remarquons, sur la piste, en dessous de nous, un groupe de promeneurs qui se sont arrêtés pour observer nos étranges tenues. Comme je suis devant, j’attends qu’ils s éloignent pour poursuive. Finalement, ils reprennent leur marche, comme à contre-cœur, tout en continuant à nous suivre du regard.

La voie libre, nous retrouvons nos voitures sans que certains aient jugé utile de se rhabiller.

Le samedi matin, au moment du départ, notre hébergeur m’a informé qu’une dame, de sa connaissance, a été très choquée d’avoir aperçu quelques individus nus au hameau du Villard et qu’il a heureusement pu la dissuader d’aller se plaindre à la mairie et téléphoner à la gendarmerie.

Au col de Clausis (2765 m)

Ceillac, Queyras

le 21 septembre 2023

Avec : Bernard, Bruno,Dominique, Franck, Guillaume, Jean-Paul, Patricia, Patrick, Pierre, Stéphane, Thierry.

Météo pessimiste et petite pluie. Un bref rayon de soleil nous incite à partir tout de suite. Mais arrivés au parking au fond de la vallée, la pluie est de retour. Qu’importe, nous sortons les capes de pluie et remontons la piste boueuse jusqu’au chalets de la Lavine. La pluie cesse et de timides rayons de soleil se glissent entre les nuages.

Optimistes, nous attaquons avec énergie le raide sentier en rive gauche du torrent. Avec l’effort, la plus-part d’entre nous passent à la tenue naturiste.

Un arc en ciel, au Sud, annonce la prochaine rasade.

Le sentier se rapproche de la gorge où se creusent quelques belles marmites.

La pente diminue, et alors que la pluie revient, froide, on découvre le vallon supérieur à moitié envahi par les nuages. Au niveau d’une mare que l’on prend pour le lac de Clausis, le plus gros de la troupe hésite, parle de redescendre.

Quelques centaines de mètres plus loin, les premiers découvrent le vrai lac de Clausis et la cabane du même nom. Les hésitants consentent à encore un petit effort. Mais ce sera leur terminus.

Nous ne somme plus que quatre à poursuivre en direction du col. C’est plus par défi personnel que pour le paysage, car ce dernier s’estompe dans les rideaux de pluie.

Le col, le vent, « touche la borne et redescend ».

C’est à ce moment là que des aboiements furieux éclatent quelque part au dessus de nous dans le brouillard. Un patou surgit, menaçant. Deux autres le suivent d’un peu plus loin. Pas de panique toutou, en s’en va, on redescend. Mais le chien ne s’en tient pas là, nous le voyons resurgir à différents endroits de la crête qui nous domine, toujours aussi furieux ; jusqu’à ce que l’on se soit suffisamment éloigné.

Descente sous la pluie. Les autre sont probablement déjà rentré au gîte.

Sur la fin, une petite éclaircie et l’abri du vent dans la forêt permet aux plus enragés une brève nudité. Mais il faut se rhabiller à proximité des chalets.

La tête de Girardin (2876 m)

Ceillac, Queyras

le 20 septembre 2023

Avec : Bernard & Bernard, Bruno, Cyril, Dominique & Dominique, Fabienne, Franck, Guillaume, Jean-Paul, Patricia, Patrick, Pierre, Stéphane, Thierry, Yannick.

Dans le cadre d’un séjour de randonue sans le massif du Queyras organisé par l’association RSVNat.

Départ du Fond de Chaurionde dans une ambiance grise et fraiche. Nous remontons un sentier par moments raide dans la mélèzeraie en rive droite du torrent. Le groupe peu motivé par la météo s’étire.

A la sortie de la forêt, un timide soleil nous accueille. C’est pour les plus réchauffés, l’occasion de se mettre enfin nus.

Une fois le torrent traversé, le sentier reprend vers le Nord. Quelques passages un peu rocheux et nous débouchons dans un alpage balafré d’une magnifique piste de ski. Le gag est que des panneaux nous enjoignent de rester sur le sentier pour ne pas dégrader l’environnement !

`Encore un petit effort dans un raidillon, nous amène à la chapelle Sainte Anne, élevée au bord du lac Giradin aux eaux bleu pâle, niché au fond d’un cirque impressionnant de murailles calcaires et d ‘éboulis.

Malheureusement, un vent glacial descend du vallon forçant (presque) tout le monde à se rhabiller.

Le gros de la troupe décide d’en rester là et c’est avec un groupe réduit que nous poursuivons vers le col Girardin sur un sentier impeccablement tracé dans les éboulis et la caillasse.

Au fur et à mesure de notre montée les grands sommets du massif des Ecrins se dévoient, là bas, au Nord, sous un ciel bleu, alors que le notre est bien chargé…

Au col, nous ne sommes plus que quatre à poursuivre sur la crête en direction du sommet, découvrant non loin de ce dernier le petit bâtiment d’un poste optique comme à la crête de la Chambrette.

Quelques pas d’escalade permettent de gagner l’ultime sommet.

Il ne reste plus qu’à redescendre pour rejoindre le reste du groupe qui nous attend à la chapelle. Un peu en dessous du col nous croisons quatre textiles alors que certains d’entre nous ont encore les fesses à l’air. Et qu’elle n’est pas notre surprise de voir arriver Yannick de son pas lent et régulier, entièrement nu, sans se soucier le moins du monde de ces randonneurs bien couverts.

Stéphane l’accompagnera jusqu’au col.

La pluie nous rattrape dans la descente. Certains se cachent sous des capes, alors que d’autres , bien réchauffés par l’effort, restent nus estimant que c’est la meilleure façon de ne pas mouiller ses habits.