La cluse : Dévoluy
1570 m
le 19 mars 2024
Avec : Bruno, Chantal, Christian, Eric, Franck, Jean Jacques, Martine, Patricia, Pierre, Thierry, Sylvie.
Le grand beau temps était promis pour cette journée. Je proposais donc, une des plus spectaculaires randos du sud du Dévoluy.
Depuis La Cluze, nous cahotons sur la piste jusqu’au pont sur le torrent de l’Abéou où nous laissons les voitures.


La neige s’est réfugiée au fond du cirque, au pied des impressionnantes falaises dolomitiques. Ici, c’est déjà le printemps et la question se pose d’emporter ou non les raquettes. Après concertation, nous optons pour quand même les emporter.
Nous ne franchissons pas le pont, mais empruntons la piste en rive gauche du torrent qui tresse comme un oued dans une large plaine de cailloux.

Le soleil est généreux et nous sommes rapidement presque tous nus.
Un peu après la ferme d’alpage de Voran, la piste est interrompue par une impressionnante lave torrentielle.


Un peu plus loin, une pause dans une prairie est l’occasion de se mettre à l’aise et pour les peaux fragiles de recevoir une couche de crème. Nous sommes, tous, tellement décontractés que nous ne nous sommes pas aperçus qu’une famille prenant le soleil, assise sans l’herbe quelques dizaines de mètres au-dessus de nous profitait du spectacle.
Le chemin quitte le fond de la vallée et monte en zig-zag le long d’un ruisseau que nous ne tardons pas à traverser. Une pente un peu raide nous amène au Chalet de Chazal alors que la neige apparaît sur le chemin. Une neige pourrie où l’on enfonce à chaque pas.
Chantal et Jean-Jacques, mal équipés, nous abandonnent et attendront au chalet.
On surmonte une bosse et découvrons une petite cabane d’alpage au cœur du cirque. Ce sera notre terminus et la pause repas au soleil et à l’abri de la construction.


La vue est exceptionnelle et la température douce. On est si bien ici, qu’on a l’impression que l’on pourrait rester là éternellement à papoter et sommeiller. Mais nous connaissons la dure réalité. Une fois le soleil passé derrière les crêtes, un froid glacial va s’abattre.

Le groupe se remet en marche vers la vallée avec regret. La neige est tellement ramollie que l’on enfonce avec les raquettes et trébucheront sur les cailloux cachés en dessous.

On récupère nos deux amis au chalet et entamons une longue descente jusqu’aux voitures.

Randonue lors d’un séjour organisé par l’association RSVNat.


