Massif de Belledonne
2422 m
13 octobre 2024
Avec : Alain, Brigitte, Bruno, Patricia, Philippe.
Magnifique soleil d’automne et ciel intensément bleu.
On attend Philippe au col du Glandon dans une ambiance un peu fraiche, malgré le soleil.
Quelques voitures sont déjà sur le parking. Nous ne seront certainement pas seuls dans la montagne, du moins sur la partie de notre itinéraire en commun avec celui du lac de la Croix.

Pas question de se déshabiller tout de suite, de plus qu’un petit vent frais et l’ombre du versant nord sont plutôt dissuasifs.

Au bout d’une demi-heure de marche, nous quittons le chemin du lac pour un sentier qui conduit par un vallon peu pentu au chalet de la Combe.

Bien que nous ayons retrouvé depuis quelques temps le soleil, nous restons habillés.
On arrive sur une large selle à l’herbe jaunie par les premières gelées quand on voit déboucher d’un autre sentier un couple de randonneurs. On ne les reverra plus du reste de la journée. Les plus réchauffés adoptent une nudité plus ou moins partielle.

On passe à côté d’une source, vue plongeante sur le lac de Grand-Maison d’un bleu profond, puis plus loin à proximité de la cabane. Le sentier bien tracé s’arrête là.

De nombreuses traces laissées par les moutons entre des blocs nous conduisent un peu au hasard jusqu’au Lac de la Combe. Lac est un bien grand mot, car il s’agit plus d’une mare peu profonde et un peu boueuse.

À partir de là, par une traversée à flanc, on entre dans un milieu sauvage de petites barres rocheuses, de nappes d’éboulis et de gradins d’herbe où il faut inventer son chemin sous l’œil d’un gypaète.

Quelques hésitations et fausses routes, nous font perdre pas mal de temps.
Nous finissons au pied d’un immense éboulis à très gros blocs entre lesquels il fut se faufiler, voire escalader.

Une fois engagé, on a l’impression qu’on n’en sortira jamais ! Un petit espace un peu herbu entre des blocs abritera le casse-croute depuis trop longtemps différé en raison de l’impossibilité de se poser.
Enfin, les blocs font place à un couloir d’éboulis sous la brèche. Trois d’entre nous en resteront là.

Alain et moi poursuivons péniblement dans un terrain instable jusqu’à la brèche.



L’effort est récompensé : le panorama est magnifique.
L’objectif de départ était d’aller jusqu’au col de la Combe Madame. Mais, compte tenu de l’heure, et de nos amis restés en arrière, ce sera notre terminus.

Le retour, bien que nous ayons trouvé un itinéraire plus calme, fut bien long et nous arrivâmes aux voitures alors que les derniers rayons de soleil doraient les plus hautes cimes.


Randonue du groupe des randonneurs naturistes du Dauphiné et des Savoies.


