Mardi 4 juillet 2017
Le chainon du Grand Arc domine la combe de Savoie d’Aiton à Albertville. Si ce sommet est très parcouru, les pointes plus au Nord sont peu fréquentées.
J’avais déjà exploré ce secteur au cours de quelques balades et fort de cette expérience, une belle traversée me trottait dans la tête.
Donc, nous voilà, après quelques retards dus à un tracteur forestier en plein travail en travers de la route, Dominique, Jacques Marie, Laurent, Patricia, Philippe et moi au terminus de la piste carrossable qui monte aux chalets de la Thuile (1780 m). Mes compagnons sont surpris par la vue exceptionnelle en ce lieu sur la combe de Savoie, les Bauges, les Aravis, etc..
Nous traversons la ferme d’alpage en admirant des cochons bien roses , bien propres ; puis nous engageons dans une prairie où le tracé devient incertain. Un moment d’hésitation en limite des arbres avant de trouver le sentier qui descend dans la combe des Michelettes à travers la forêt.
Les herbes ont encore conservé la rosée du matin et les pieds sont vite mouillés. Nous retrouvons le soleil à la première cabane (des Michellettes) et la nudité devient générale. A partir de ce point, nous commencerons à remonter en direction de l’arête Ouest du Petit Arc. Une jolie combe abrite le chalet du Marret, tout aussi neuf que le précédent, puis deux petits lacs au centre d’une tourbière.
Nous débouchons finalement sur l’arête et d’un coup se révèle la vue sur la Maurienne et sur les sommets de Belledonne, de l’Etendard, jusqu’au massif des Ecrins avec la Meije, le Rateau et les glaciers du Mont de Lans.
L’arête Ouest du Petit Arc est raide et la montée est soutenue sans pour autant présenter de difficultés. Au sommet, un groupe de trois textiles, un peu à l’écart, nous tourne le dos.
Compte tenu du fait qu’ils ne nous regardent pas, nous ne jugeons pas utile de nous rhabiller. Après quelques photos, nous reprenons notre cheminement vers le Nord Est, vers le Grand Arc. L’arête devient plus aérienne et présente quelques ressauts rocheux nécessitant l’utilisation des mains. Au détour d’un bloc, nous croisons deux personnes qui descendent et nous signalent avec le sourire que notre tenue n’est peut-être pas très appropriée pour le sommet en raison de la présence de nombreuses guêpes.
En guise de guêpes, ce seront plutôt des abeilles, un essaim qui cherche dans les tables d’orientation un éventuel abri.
Qu’importe ; nous passons rapidement pour nous installer dans une petite dépression au début de l’arête Nord. Comme je l’avais déjà constaté, le panorama du sommet du Grand Arc est remarquable en raison de son excentricité par rapport aux autres massifs. L’air est clair et nous pouvons énumérer tous les grands sommets qui nous entourent : des neiges du Mont blancs à celles de la Vanoise et des Ecrins.
La pose “casse-croute“ fut longue, trop longue, car nous ne nous doutions pas des difficultés de la suite. La descente de l’arête Nord fut délicate (pour des randonneur lambda) nécessitant même l’usage de la corde pour sécuriser une petite désescalade exposée.
Le parcours de la longue arête jusqu’au sommet de la Thuile, sans être de l’alpinisme, n’a pas cessé de nous opposer des passages délicats nécessitant de l’attention et consommateur en temps. De plus, un d’entre nous avait un genoux sensible et se traina douloureusement sur la fin. Enfin une traversée de moutons dans une pente d’herbe forte, nous permettra d ‘éviter la remontée à la pointe de la Thuile.
Philippe, Jacques-Marie et Laurent cavalent devant pour aller se rafraichir aux lacs de Fontaine Claire, pendant que le dernier qui n’en peu plus, descend prudemment le sentier. Constatant son calvaire, Philippe remontra pour lui prendre son sac.
Les baignades remettront un peu tout le monde en forme et la descente finale jusqu’aux chalets ne posa pas de problèmes. Nous nous rhabillâmes à quelques dizaines de mètres des bâtiments.



































































































