Boucle. Alt.max 1230 m
le 30 mai 2022
Dans le cadre d’un séjour de randonnée naturiste proposé par Gilbert et Jean du 28 mai au au 4 juin avec l’appui de l’association R.S.V.Nat.
Avec : Gilbert, Chantal, Jean Jacques, Bruno, Nicole, Francis, Patricia, Philippe, Patrick, Dominique, Gwenaël, thierry, Guy, Paul, Victoria, Pierre, Yves.
Après quelques difficultés, nous trouvons l’accès à la gare d’Annot. Après être passé sous la voie ferrée, un très bon sentier suit la voie ferrée, puis s’élève rapidement dans le versant. La température est agréable et nous sommes rapidement nus, d’autant plus que la fréquentation extrême en saison touristique semble très réduite aujourd’hui.

Le chemin s’enfile entre des blocs de grès jusqu’à une dalle d’escalade où certains s’essayent à l’adhérence.

Un peu plus loin, nous hésitons à suivre une variante dite “du Jardin“. C’était le bon choix. Nous cheminons au pied d’une haute falaise très verticale. Une écaille s’en détache ouvrant une fissure d’environ 30 cm de large. Le jeu consiste à s’infiltrer à l’intérieur. Les corps nus râpent un peu sur le grès ; mais cela ressort de l’autre coté.
Un petit ressaut et nous entrons dans un spectaculaire couloir de quelques mètres de large taillé en deux parois d’une centaine de mètres de haut qui que referment presque à leur sommet.

A l’heure ou nous passons, le soleil se trouve pile dans l’axe de la faille et illumine par des puits de lumière le grès clair tout en laissant d’autres parties sombres comme une caverne.




Des fissures perpendiculaires à l’axe principal conduisent dans une obscurité relative, soit à des belvédères, soit à des cavernes telles que la “Chambre du Roy“. Après avoir joué à se glisser dans toutes ces anfractuosités, et après que Gilbert ait trouvé quelques géocaches, nous reprenons notre progression.
Après les espaces confinés, le sentier nous offre une vire, heureusement large, en pleine falaise dominant la vallée et le petit train des Pines qui justement passe à ce moment là.



L’ombre douce à nos peaux d’une forêt de châtaigniers et pins clairsemés débouche sur une immense dalle faiblement inclinée presque dépourvue de végétation qui se termine sur un à-pic vertigineux.

Ce remarquable belvédère sera le lieu de notre pic-nic. A noter la rencontre d’un couple qui se dit ne pas être gêné par notre tenue et va s’installer un peu plus loin.
Reprenant notre chemin, nous passons à proximité d’une première belle arche dans un contrefort de grès.

Puis, au fur et à mesure que l’on s’avance sous le couvert de la forêt, de nouvelles arches vont apparaitre.

D’énormes châtaigniers pluricentenaires, tordus par les ans font notre admiration.

Après être passé par un point haut, le sentier descend dans un vallon où nous attendent encore quelques jolies surprises comme une ancienne bastide (la Balme Michel) abritée sous le surplomb d’une falaise.


Un ancien pont de pierre enjambe une gorge étroite puis nous devons nous rhabiller à quelques mètres des premières maisons d’Annot.
La traversée du village, dans des rues étroites et pentues vaut à elle seule la visite.


Dans ce dédale, nous apprécierons les conseils d’une charmante habitante qui nous remettra sur le bon chemin de la gare et de son parking.


