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À propos Randonue.Chartreuse

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Le Grand Colon

Mai 2010.

Seul.

Alpes, massif de Belledonne.

Pour ce dimanche, la météo était mitigée. Si elle prévoyait une matinée avec de belles éclaircies, l’après midi devait être très orageux.
Il fallait donc choisir un sommet qui n’engage pas trop le randonneur avec un retour rapide si nécessaire.
Le Grand Colon, dans le massif de Belledonne répondait bien à ces critères. Par contre, pour la discrétion, c’était un peu difficile, car cette randonnée moyenne (900 m de dénivelé) se situe à une demi-heure de route de Grenoble, et est en conséquence une des plus fréquentées du massif.
A 8 h1/2, je remonte en voiture la piste de la baraque des carriers, doublant un randonneur habillé de bleu et deux trailers. Quand j’arrive au parking, ou je suis le premier à poser une voiture, j’aperçois 5 randonneurs qui attaquent la montée, m’indiquant ainsi le départ. Le temps de mettre mes chaussures, le randonneur en bleu me dépasse et continue la piste vers le sud. Le versant est encore à l’ombre et il fait un peu frais pour se déshabiller complètement. La piste emprunté par mes prédécesseurs monte d’abord très raide dans la forêt, puis la pente se radoucis. Au moment où échauffé par l’effort, je me dis que je pourrais bien me mettre nu, l’homme en bleu débouche juste devant moi d’un sentier. Puis les deux trailers me doublent en trottinant. La piste cède la place à un sentier qui s’élève en zig-zags jusqu’à sortir de la forêt un peu en dessous de la cabane du Colon.

Grenoble, au carrefour des vallées.

Les collines de Belledonne, la vallée du Grésivaudan et la Chartreuse en arrière plan.

Vers la cabane du Colon.

Le soleil passe enfin au dessus de la crête et l’ambiance devient d’un coup plus favorable à la nudité, d’autant plus que je puis désormais localiser mes prédécesseurs. Les trailers ont disparu loin devant, l’homme en bleu est en tête et le groupe des 5 est arrêté au chalet. Comme tout le monde va dans le même sens, il est peu probable que je fasse des rencontres imprévisibles. Je marque une pose le temps que le groupe s’ébranle à nouveau, puis les suit à bonne distance. Un peu plus loin, le sentier d’élève en raides lacets, ce qui amène mes prédécesseurs à passer au dessus de moi. Ma tenue les intrigue t-elle ? En tout cas c’est l’occasion d’une nouvelle pose pour m’observer (je suis à peut-être 200 m d’eux). Je pose le sac, m’assied en leur tournant le dos et grignote un biscuit. Il finissent par repartir.

Pause.

La chose devient pénible car ils s’arrêtent très souvent et alors je les rattrape. A l’arrivée dans un petit cirque herbeux, voilà les deux trailers qui redescendent toujours en courant. L’espace étant large et découvert je les ai vu à temps et me contente de sortir du chemin. Ils passent à 100 m de moi sans un regard, absorbés par leur gymnastique.
Les 5 remontent maintenant une croupe herbue, et s’arrêtent encore, visiblement pour m’observer, discutant et me montrant de la main.

Sommet Sud (2394). Les hauts sommets sont encore bien enneigés.

Grand Pic de Belledonne.

Les lacs.

Seul, au sommet Nord.

Quand ils se décident à repartir, je reprend ma marche. Le sentier escalade un ressaut de l’arête par quelques lacets, puis débouche dans un vaste plateau caillouteux incliné évoquant un fjell norvégien. Le groupe y zig-zag devant moi et je garde mes distances. Le sommet est constitué de deux pointes. Comme ils se dirigent vers celle du sud, je prend la direction de celle du Nord inoccupée et puis ainsi casser la croute sans avoir à me rhabiller.

L’abrupt de Belledonne en direction du Nord.

Extrait de carte IGN

 

La crête des Aures

Seul.

Alpes, massif de la Chartreuse.

Un itinéraire de demi-saison, peu fréquenté hors de la période estivale, se prêtant bien à la randonue.
Altitude du sommet : 1658 m
Dénivelé : 580 m environ
Montée : 2 h.
Niveau technique : bon marcheurs, 300 m hors sentier.

Du hameau des Arragons, sur la commune de Saint Pierre d’Entremont Isère, suivre la route forestière « des Combes » jusqu’à son terminus à la lisière de la forêt. Aviser à quelques dizaines de mètres avant le bout de la route, une piste forestière qui s’élève assez rapidement vers le sud. La suivre en forêt, passer devant un panneau ONF. La piste monte raide en rive gauche d’une combe. Laisser un premier embranchement à droite et continuer tout droit jusqu’à une nouvelle bifurcation. Jusqu’à ce point, l’itinéraire est assez fréquenté car il conduit au vallon des « Granges de Bovinant ». Laisser le chemin principal qui repart à droite et continuer tout droit. La piste contourne un éperon à partir duquel on pourra se déshabiller, puis traverse à peu près horizontalement une large combe pour finir sur une croupe (borne ONF n°36).

Borne ONF limitant des parcelles forestières.

Continuer jusqu’ au bout des dernières traces de tirage de bois,

puis monter directement sous bois dans la pente sur une crête (hors sentier, modérément pentu). Après à peu près 100 m de dénivelé, on arrive à une autre borne ONF en pierre numérotée 1 (également nombreuses marques de peinture sur les arbres).

Se porter à gauche vers le bord de la crête ou l’on trouvera une sente qui descend légèrement…

Un sentier qui disparait sous les feuilles mortes.

et après avoir contourné un éperon rejoint un sentier bien marqué qui monte du col du Cucheron en direction de la crête des Aures (bien repérer le cairn pour le retour) .

Le suivre (deux grandes traversées) jusqu’à ce qu’il débouche sur la crête vers le point IGN 1564 m (cairn).
Prendre à gauche à toute crête sur environ un kilomètre (forêt clairsemée, vue sur le Grand Som et le vallon des Granges de Bovinant).

On arrive au sommet de la crête des Aures (petite prairie).

Face aux falaises du Grand Som.

qui domine le col du même nom et le sentier très fréquenté qui monte au Grand Som par le passage du Racapé.

Col des Aures.

Si on le souhaite, on pourra continuer vers le Grand Som, part le passage précité, mais habillé (400 m de dénivelé supplémentaire).

Au retour on peut descendre par le vallon des Granges de Bovinant (belle tourbière, vue dégagée), mais on risque de faire quelques rencontres à partir du moment où l’itinéraire devient commun avec celui du col du Frêt.

Petit plaisir supplémentaire.

Extrait de carte IGN

 

Traversée de la Scia par les crêtes

25 avril 2010

Seul

Alpes, Chartreuse.

Un itinéraire en boucle magnifique et varié, un peu sportif.

Le départ se trouve sur la route forestière de Malissard, route que l’on prend au village de Saint Philibert sur la commune de SAINT PIERRE D’ENTREMONT.

Au point de départ, à gauche l’amorce de la piste forestière.

On laissera sa voiture sur le bas coté (élargissement) en face de la première piste de tirage de bois que l’on trouvera sur la droite.
Une fois garé, constatant que je suis probablement seul dans le secteur, je me déshabille à la voiture, prenant dans mon sac juste un short, un polo et et le matériel de survie qui s’y trouve en permanence.

La piste est embroussaillée et il faut se frayer un chemin au travers des arbustes. Je laisse un départ à gauche pour continuer tout droit.
Au bout de quelques centaines de mètres, la piste se termine. Il faut alors aviser une trace qui escalade le talus amont et donne accès à un bon sentier forestier.
Celui-ci s’élève rapidement dans une forêt assez ouverte où la caresse du soleil vient effleurer ma peau à la faveur des trouées entre les arbres.

Sur le sentier qui monte en larges zig-zags dans le versant Est.

A la cinquième « épingle à cheveux » (de gauche à droite), ne pas continuer tout droit dans un sentier qui semble évident, mais qui se perd dans des lapiaz au bout d’un Km. Une dernière traversée conduit au terminus d’une piste forestière qui cours en versant Est non loin de la crête de la montagne.
La remonter vers le Sud. Assez vite je rencontre les premières plaques de neige alors que quelques cumulus viennent heureusement me protéger d’un soleil trop présent.

Le sentier débouche sur une nouvelle piste forestière qui s’éléve à flanc non loin de la crête.

Après un bon kilomètre et une montée soutenue, la piste débouche sur un ensellement et à la croisée de plusieurs chemins. Continuer tout droit.

La piste principale tourne à droite en s’élevant sur une épaule forestière. Au point haut, juste avant que la piste ne redescende sur l’autre versant, lorsque l’on débouche en vue du Grand Som, monter à gauche dans une enfilade de prairies proches de la crête.

Aperçu sur le Grand Som.

monter à gauche dans une enfilade de prairies proches de la crête. Celle-ci se rétrécit progressivement et devient bientôt effilée et presque aérienne.
Avec la neige, encore omniprésente à cette altitude, mais qui heureusement porte, je dois être attentif à ne pas passer au travers d’une corniche ou me casser une patte dans une fissures de lapiaz invisible.
Comme je suis seul, je ne prendrais pas de clichés sur cette section en raison de la difficulté à poser mon pied photo.
Au bout de quelques centaines de mètres , la crête s’élargit à nouveau et après avoir contourné deux vastes dolines, je débouche au sommet du téléski du « Creux de la Neige », étrangement silencieux et désert. (La station est fermée depuis plus d’un mois).

À l’arrivée du téléski du creux de la neige.

En continuant à suivre la crête vers le sud à travers des prairies enneigées, j’atteins la croix sommitale de la Scia, toute aussi déserte. Les quelques traces de pas dans la neige sont anciennes et je suis bien le seul à cette heure en ces lieux.
Je vais maintenant descendre dans le versant Est en direction du col des Aures. Je m’engage à l’opposé du téléski dans des pentes de neige de plus en plus raides qui plongent vers un arête boisée. En restant à gauche à la limite des arbres, la neige laisse rapidement place à des éboulis et de l’herbe, l’inclinaison ne doit pas être loin de 45%.

La crête entre la Scia et le col des Aures.

Au pied du mur, on rejoint des prairies et des bois clairsemés. Ne pas descendre la combe herbue évidente qui part vers la droite, mais revenir à gauche à une crête que l’on suit jusqu’au col des Aures (un ou deux passages un peu délicat).

Vue sur les hauts plateaux : chaos de Bellefond, Dent de Crolles)

Je m’approche prudemment du col ,lieu habituellement assez fréquenté. Personne. je retrouve la neige dans la descente sur son versant Nord dans le vallon de Malissard. Au lieu de dévaler la piste forestière évidente, je lui préfère un sentier qui zig-zague dans la forêt et où je risque moins de faire des rencontres.
Finalement le sentier arrive au point où la piste traverse le lit du torrent. De là je pourrais revenir à ma voiture en 2 ou 3 Km de marche sur la route forestière goudronnée, mais le risque de croiser nu des promeneurs ou des voitures serait important.
J’ai un programme plus amusant qui consiste à descendre par le lit du torrent. A cette heure, le ruisseau est assez grossi par la fonte de la neige, mais qu’importe je me déchausserais s’il le faut.

Le lit est d’abords très large et encombré de laves torrentielles va progressivement se rétrécir. On passe par une place de stockage de bois d’où une piste carrossable ramène à la route. Je continue par le fond,
Les berges sont de plus en plus rapprochées et il faut par endroit sauter d’un bord à l’autre pour pouvoir continuer. A noter en rive droite la jolie cascade d’un affluent.

Petite cascade en rive droite du ruisseau de Malissard.

Dans un étroit, une embâcle de troncs crée une cascade.

La vallée va progressivement devenir canyon et il sera temps de sortir à gauche par un sentier qui traverse (lieu marqué « passerelle » sur la carte, mais il y a longtemps que cette dernière à été emportée par une crue). Un courte montée à travers la forêt me ramène pile à ma voiture, toujours nu.

Extrait de carte IGN

Le Colleret

21 février 2010

seul.

Alpes, Massif de la Chartreuse.

Ma première sortie raquette de l’année 2010.

Du sommet, vue sur les lances de Malissard et la Dent de Crolles.

En descendant, juste sous le sommet.

Vue sur la vallée du Guiers Vif et les collines du Bas Dauphiné.

A l’orée de la forêt.

Extrait de carte IGN.

Les côtes, Pierre Grosse.

Massif des Ecrins

28 novembre 2009

Avant première des randonues hivernales.

Il y avait quelques temps que j’avais repéré sur les cartes cette balade à priori bien ensoleillée (versant sud) au dessus de SAINT CHRISTOPHE EN OISANS, idéale pour une randonue de demi saison.
Malheureusement, l’occasion me manquait.
Alors, ce samedi de fin novembre, alors que la météo est favorable, je décide de tenter ma chance, même si la neige a déjà commencé à recouvrir les sommets.
A dix heures, j’ai rendez vous avec le soleil sur le parking au départ de la vallée de la Selle. Soleil, oui, mais froid plutôt vif. La montagne semble déserte et ma voiture est la seule sur le terre-plein pour le moment.
Le petit vent glacial qui descend la vallée est tout à fait dissuasif , et c’est bien habillé que je m’engage sur le sentier.

Au fond de la vallée du Vénéon, une tache de soleil sur VENOSC.

Après quelques passages à l’ombre au bord du torrent, le sentier s’élève en rive droite. A la première bifurcation, je prend à gauche et par des lacets à travers des éboulis et des barres me dirige vers l’arête. Peu avant le passage « des Côtes », j’aperçois une voiture qui se gare en bas, à coté de la mienne. Quelques temps après un randonneur solitaire s’engage sur le même chemin que moi. Cela me contrarie un peu, car s’il est un marcheur rapide, il risque de me rattraper. Cette perspective autant que le vent glacé me dissuadent de me mettre à nu.

Pics de la Selle.

J’espère que passant de l’autre coté de l’arête, j’en serais un peu protégé, mais ce foutu sentier persiste à s’élever sur la crête. En fin vers 2000 m d’altitude, il s’engage franchement dans le versant à gauche et après un dernier coup d’œil sur le sentier désert en dessous de moi, j’adopte la tenue de peau. Une marche rapide compense la déperdition de chaleur.

Première plaque de neige.

Vers 2300 m, le sentier gagne une combe moins raide occupée par des moraines. La neige apparaît, d’abord par plaques durcies, puis plus continues. La pente moins prononcée me permet de me prendre en photo avec le paysage en arrière plan.

Le vallon de l’Alpe du Pin et le sommet de la Muselle.
Encore 500 m de dénivelé avant la crête et de plus en plus de neige.

A 2500, la neige devient plus profonde et poudreuse, j’en embarque dans les chaussures un pas sur 3. Insister ne servirait à rien, je renonce à aller au col et fait demi-tour. Maintenant j’ai le vent de face et ne bénéficie plus de la protection du sac à dos. Le froid m’oppresse un peu, j’ai l’onglée au bout du sexe et doit le réchauffer de la main.

De la Muselle au Taillefert.
Vers les Fétoules et les Bans.

Une fois la neige quittée, l’ambiance se réchauffe un peu. Les rochers au soleil depuis quelques heures rayonnent un peu d’infra-rouge que la peau perçoit avec bonheur (sensation exquise, inconnue des endoudounnés)
A cause du froid, je ne me suis pratiquement pas arrêté pour manger ou boire. J’avise un peu hors du sentier une dépression abritée du vent et entreprend un casse croute. Immobile, le froid me gagne et je dois enfiler ma veste polaire.

Le Pic du Plat de la Selle.

Reparti, la veste regagne le sac.
Plus bas, la vue est magnifique sur l’aiguille du Plat de la Selle et j’entreprends de poser pour une photo.
Un coup d’œil sur le sentier en dessous, toujours aussi désert. Alors que, assis dans l’herbe, je replie le pied photo et le glisse sous les sangles du sac, une femme apparaît à quelques mètres, surgissant de derrière une bosse herbue. Comme que je tente de renfiler mon short, et la prie de m’excuser si ma tenue la dérange, elle me répond qu’il n’en est rien. A la question si elle est suivie d’autres personnes, elle me répond qu’elle est seule. En conséquence, le short retombe presque immédiatement et je reprend ma descente.

Vallée de la Selle.

Sur le petit col « des côtes » un couple casse la croute sur une bosse herbue. Enhardi par l’expérience de ma rencontre précédente, je ne daigne pas me rhabiller et passe à quelques dizaines de mètres d’eux. M’ont-ils vu ?

Vallée du Vénéon, en direction des Fétoules.
Face au vallon de la Selle.

La descente vallon de la Selle est maintenant bien ensoleillée et le fond de l’air s’est réchauffé. Encore une pose photo, puis je regagne le parking désert toujours nu. Le haillon ouvert, je ne me rhabille pas tout de suite, je finis mes provisions de rando, face au soleil, à l’abri du vent, et profitant de la chaleur accumulée dans la voiture.
De l’autre coté de la vallée, le soleil passe derrière un crête enneigée, rhabillage immédiat.

Au Mont Granier

28 octobre 2009

seul.

Alpes, Massif de la Chartreuse.

L’été indien est une période merveilleuse…

Montée dans la forêt.

La journée s’annonçait merveillleuse et a tenu ses promesses.
je ne pouvais résister à l’envie d’une randonue. Alors entre midi et 2 et un peu plus…
La température était idéale, même peut-être un peu trop chaud, j’ai sué dans la montée.

Sous les barres.

Eboulis.

Sur le Sangle.

On domine la vallée des Entremonts.

Dernière barre à franchir avant le plateau.

Quelques uns des 27 hameaux d’Entremont le Vieux.

Extrait de carte IGN

La cime de la Jasse

15 octobre 2009

Seul

Alpes, Chaîne de Belledonne.

Une sortie froide, très froide…

Non loin du sommet…

Ceux qui n’ont pu venir avec moi randonner dans Belledonne aujourd’hui n’ont rien perdu.
En effet tout le versant Ouest du massif était pris dans un brouillard givrant.
Peu après avoir quitté ma voiture à 1500 m d’altitude, des chasseurs qui redescendaient m’ont dit que l’on sortait de la mer de nuages vers 1800 m. J’ai donc poursuivi chaudement habillé jusqu’à 1800 m, mais toujours pas de soleil, second groupe de chasseurs : le soleil est aux lacs à 2100.
J’arrive aux lacs (1h1/2 de marche) et sort effectivement de la brume. Superbe mer de nuages et soleil généreux, par contre, petit vent frais.
Je me pose dans un creux au soleil, je suis à peine déshabillé que le brouillard me rattrape.
Qu’à cela ne tienne, je repars nu d’un pas très rapide (pour me réchauffer) à la poursuite du soleil. Et là je tombe au détour d’un bloc sur un groupe endoudouné qui attend je ne sais quoi ou qui.
Il semble qu’il ne m’ont pas vu, heureusement car ils m’auraient pris pour un fou. Je contourne le bloc par l’autre coté et je me rhabille car le le brouillars s’est encore epaissit et ce n’est vraiment pas tenable.
Encore 50 m de dénivelé et revoilà le soleil. Je suis à nouveau nu et remonte la pente raide qui précède l’arête sommitale. Mais j’entends des voix, ce qui m’amène à enfiler un short et un T.shirt.
Effectivement, sous le sommet je trouve sur un groupe d’un douzaine de doudounes qui cassent la croute à l’abri du vent au fond d’une dépression.
On me charrie sur ma tenue « légère ». Qu’en aurait-il été s’ils m’avaient vu un peu plus tôt !

Vue sur le Nord du massif de Belledonne.

Au delà du col de la Coche, Les Grandes Rousses.

Une trop courte descente au soleil.

Je m’éloigne du sommet en suivant un crête et trouve un endroit bien abrité à l’abri des regards pour me dénuder.
Je projette de laisser descendre les doudounes devant moi afin d’être enfin seul. mais ils ne semblent pas pressés et moi je commence à avoir à nouveau froid.
Rhabillage, je passe devant, et par un effet d’entrainement de masse tout le monde se lève et prend le chemin de la descente. Je me laisse doubler sous prétexte de faire une photo et les suit de loin.
Dès que la distance entre moi et eux est raisonnable, je retrouve ma tenue de peau.

Face au mur de brouillard.

Malheureusement le brouillard monte encore un peu et bientôt je suis englouti dans la grisaille glaciale.
Rhabillage définitif.
En tout pas plus de 3/4 h nu.

Rien à faire, il faut vite se rhabiller.

Extrait de carte IGN.

Le sangle des Belles ombres

11 septembre 2009

Avec Michel

Alpes, Chartreuse, Hauts plateaux.

Une randonue dans le monde étrange des falaises.

La météo était incertaine. La brume imposa une ambiance un peu mystérieuse qui finalement n’était pas désagréable.

Un sangle, en Chartreuse est une vire établie sur un banc un peu plus marneux (tendre) qui alterne avec des banc de calcaires massifs. La principale vire, la « vire à orbitoline » est présente dans presque toutes les falaises avec une grande continuité, ce qui permet des itinéraires plus ou moins vertigineux.

Le sangle des Belles Ombres se déroule dans la face Est du massif de l’Alpe.

Il ne présente aucun passage bien difficile. Il faut juste faire attention où l’on met les pieds et s’arrèter si l’on veux contempler le paysage.

Le sangle se déroule 50 m en dessous de la crête dans une falaise de 300 m de haut.

Retour par le plateau.

Extrait de carte IGN.

La pointe Salvador

8 septembre 2009

Avec Jean Marie

Alpes, Oisans, vallée du goléon.

Une superbe randonue dans un site grandiose et souvent désertique.

La Meije, le Rateau et les glaciers du Mont de Lans.

Alors que nous remontons les pentes sous le verrou du Goléon, dans l’ombre et sous un petit vent bien frais, la Meije resplendit au soleil matinal.

Les « Rubans ». Au fond, les Aiguilles d’Arves.

Enfin, après 600 m de dénivelé, nous arrivons au soleil.

Derrière les toits du Refuge, le Pavé et la Meije.

et nous en profitons pour faire une pose « casse-croute » et nous mettre à l’aise un peu en dehors du chemin.

Le soleil vient effleurer le lac.

Nous laissons passer devant les quelques randonneurs engagés sur le sentier.

Au fond du vallon, notre objectif, la Pointe Salvador.

En coupant en travers de pentes une centaine de mètres au au dessus du sentier, nous pouvons rester nu hors de portée du regard.

Le soleil joue avec les vaguelettes d’eau sur le delta du torrent.

Dans la plaine marécageuse du delta.

Nous traversons alors la grande plaine marécageuse en amont du lac pour rejoindre la rive gauche du torrent où nous ne risquerons pas de faire de rencontres.

D’immenses coulées de pierraille descendent des versants.

Une progression facile sur plusieurs kilomètres à travers des cônes de déjection et des prairies va nous conduire jusqu’au pied du « Grand Verdillon »….

L’aiguille massive du Goléon.

Lepaysage change et devient « martien » : terre rougeatres et pierrailles instables. Nous avons choisi de monter droit en direction du sommet en utilisant une petite côte un plus rocheuse qui se détache de l’immense versant de pierrailles. La progression devient de plus en plus pénible et je choisis de traverser à ma droite pour rejoindre l’arête Est.

les aiguilles d’Arves depuis le col des 3 pointes.

Je débouche alors en vue des Aiguilles d’Arves toutes proches.

Arête sommitale de la pointe Salvador et le massif des Ecreins.

L’arête me conduit au sommet ou je suis surpris d’être arrivé le premier.

Enfilade de crêtes en direction de l’aiguille d’Argentière. En fond, le massif des Cerces.

Plongée sur la vallée de Valloire, les Cerces, le Thabord, etc…

Mon compagnon fait une pose juste en dessous du sommet.

Jean Marie, arrivé un peu plus au Sud a eu quelques difficultés à contourner un ressaut croûlant.

Au delà du sommet, les 3 aiguilles d’Arves toutes proches.

Le col Lombard et la chaine des Grandes Rousses.

Le Vallon des aiguilles d’Arves.

Mont Blanc

Le petit glacier du Goléon, fortement menacé par la fonte.

Le randonneur nu en harmonie de couleurs avec son milieu.

Après un bonne pose au sommet, nous décidons de descendre par l’arête Sud jusqu’au col des 3 pointes, puis dans les éboulis fins sous le col.

Retour, navigation dans les tourbières.

En contournant le lac du goléon par l’Est.

Afin de profiter le plus longtemps possible des caresses du soleil et d’un petit vent frais sur notre peau, nous décidons de contourner le lac du Goléon par sa rive gauche ; sans d’ailleurs trop savoir comment nous allons traverser son émissaire pour rejoindre le sentier de montée. Finalement, nous trouvons un peu en dessous du déversoir, un goulet suffisamment étroit pour pouvoir le franchir d’une enjambée. Toute chose a une fin et nous devons nous résoudre à regret à enfilet un short, car de nombreuses personnes montent depuis la vallée.

Retour à la terre des hommes.

Extrait de carte IGN

Le passage de Picheru

Alpes, Vanoise.

31 août 2009

Seul.

Une courte randonue à proximité de Val d’Isère, à l’occasion d’un déplacement professionnel.

La Grande Sassière domine le petit lac du Plan.
Pause face à la Tsanteleina
Lac de la Sassière.
Paroi sud de la Grande Sassière
Au passage de Picheru, vue sur la Grande Motte et la Grande Casse.
Passage de Picheru : vers le glacier de Rhème Golette.
L’extraordinaire Aiguille du Dôme.