Gapençais
le 24 mars 2023
Avec : Bruno, Jacques-Marie, Guillaume, Dominique, Jean Paul, Stéphane, Yannick, Chantal, Patricia, Patrick, Franck.
Sixième rando dans le cadre d’une semaine de randonue et raquettes nu dans le massif du Dévoluy organisée par l’association RSVNat (Rassemblements, Séjours et Voyages Naturistes).
Dernier jour et la météo n’est pas terrible. Le ciel est gris et on nous annonce la pluie, voire la neige à courte échéance.
Nous décidons donc de sortir du Dévoluy pour tenter notre chance plus au Sud, à la Montagne de Céüse.
Céüse est une montagne toute ronde, défendue par des falaises sur presque tout son pourtour. On y accède du coté Nord par une vallée encaissée.
Au terminus de la route, se trouve une station de ski récemment abandonnée faute de suffisamment de neige : centre de vacance et hôtel fermés et à vendre (à qui?), téleskis en train de rouiller.


L’ambiance sous un ciel gris est assez sinistre et un vent frais n’arrange pas les choses.
Aujourd’hui, Franck est notre guide.
Par une traversée ascendante, nous allons rejoindre la crête Ouest. Un soleil timide perce par moment les nuages incitant certains à tomber le bas.


Dominique, peu motivé, nous laisse tomber et retourne aux voitures.

Nous allons suivre cette crête vers le Sud, puis une vire un peu en contrebas.

Au passage d’un éperon, nous attendons longuement Yannick, craignant qu’il se soit égaré. Patrick repart même en arrière pour le localiser. Il revient et nous rassure. Il est bien sur le bon chemin.
Nous poursuivons vers le Sud. A un moment Franck s’engage sur un sentier qui descend franchement. Un doute s’installe. Avec Guillaume, je reviens en arrière et retrouve Yannick qui arrive. Les autres ne nous ont pas suivi.

Un sentier balisé, nous ramène à la crête et nous basculons en versant Nord. Le paysage change du tout au tout. Nous cheminons entre un ensemble de bosses au relief mou rappelant plus les monts du Cantal que les Alpes. Tourbières et lacquets occupent les dépressions.

Le groupe nous retrouve au marais de Raux.
La faim se fait sentir et une halte s’impose bien habillés.

Yannick décide de continuer à son pas lent : on le rattrapera. Alors que les autres se reposent encore, j’enchaîne derrière lui.
Le temps est de plus en plus menaçant. Des jambes de neige masquent le plateau de Bure au Nord.
Yannick est cependant décidé à aller au sommet, alors que le reste du groupe abandonne et s’engage dans la descente.
Le sommet s’atteint par une montée douce sur une croupe déneigée par le vent. Les raquettes que nous portons ne seront pas utiles.


Je double Yannick et gagne le sommet. Belles corniches de neige et vaste panorama. Dommage que le ciel soit si menaçant. Voilà même qu’il vole des grains de neige…
Je décide de ne plus attendre plus longtemps Yannick et le retrouve quelques 50 m plus bas. Il est d’accord pour renoncer au sommet et nous nous engageons dans la descente.
Celle-ci se fait par les pistes de ski, plus ou moins sous les téléskis.
A un moment, au sommet des Marseillais, Yannick hésite à franchir une corniche de neige et la longe pour la contourner. Je le perd de vue. J’attends assez longtemps, puis fini par continuer la descente.
Arrivé au parking, nous nous inquiétons pour lui. Mais le voila qui arrive par un autre chemin.


