Raquettes nu à Névache

Du 23 au 30 mars 2019

Comme Jacques Marie m’a devancé et a déjà publié sur son site, avec talent, le récit des randos auxquelles il a participé, je vais donc me contenter de vous raconter les à-cotés de notre séjour.

Guillaume et moi sommes arrivés dans la vallée de la Clarée, samedi vers 13 h. Nous avons profité de notre avance pour reconnaître quelques départs de rando.

L’enneigement est très contrasté. Les ubacs sont fortement enneigés jusqu’en fond de vallée alors que sur les adrets la neige est remontée au delà de 2300 m environ.

Après avoir fait un tour jusqu’au village pour constater que la route était fermée au delà de Ville Haute, nous sommes partis à la recherche du chalet “le Baouba“. Arrivés à pied devant ce dernier, nous tombons sur une des deux charmantes gérantes des locations, qui nous inscrit et nous ouvre la porte.

Ce chalet est d’un aspect bien particulier : tout de mélèze vêtu, un délire d’architecte, avec plusieurs toitures imbriquées.

Le rez-de-chaussée comporte une salle de séjour assez vaste avec un coin cuisine et un angle salon.

Un petit appendice, genre solarium, donne, en façade sud, sur une vaste prairie où subsiste encore quelques plaques de neige, toujours au RDC : une chambre avec un salon de toilette.

A l’étage, 3 chambres, une salle de bain avec baignoire !

Le samedi, nous avons des voisins prenant le soleil devant leurs gîtes à gauche et à droite. La nudité doit rester discrète. En fait, ces deux premiers jours, nous resterons la plus part du temps habillés dans la maison.

Arrive Jacques Marie, puis Christian et Sylvie. Un peu plus tard, un inconnu, crâne rasé, vient pousser la porte. A près un moment de stupéfaction, nous reconnaissons Franck à sa voix : un accident de coiffeur !

Ce soir, le repas est à base de lasagnes, préparées par mon traiteur de Saint Pierre d’Entremont.

Demain, nous irons au col de Thures, dans le vallon qui s’ouvre juste derrière le chalet.

Levé à 7 h, j’admire le lever de soleil sur les montagnes du fond de la vallée, alors que cette dernière est encore dans l’ombre.

Petit déjeuner copieux, puis nous remontons le grand glacis au dessus du hameau aux premiers rayons du soleil.

Pour la description de la rando, Jacques Marie m’a précédé sur son site. Je vous laisse donc vous y rendre : http://www.randonnues.fr/?p=5646

Exercice DVA

Je n’ai pas trop fait attention à la réverbération du soleil sur la neige du plateau des Thures (et je ne suis pas le seul) et ce soir le dessous des cuisses et les fesses me brûlent.

De retour au chalet, nous espérons la venue incertaine de Patricia. Un coup de téléphone m’apprend qu’il ne faut pas l’attendre avant mardi soir.

Ce soir, je me lance dans la grande cuisine : endives au jambon. La recette est fort appréciée et le cuisinier félicité.

La fin du W.E. voit nos voisins disparaître et nous nous sentons plus libres de vaquer à nos occupations dans notre tenue de nudité préférée.

Lundi matin, le soleil est toujours aussi présent ; mais une bise traitresse dévale la vallée. Nous prenons la direction du col de la Buffère. La route de la haute vallée est toujours officiellement fermée et nous hésitons à outrepasser le panneau. Ce sera donc un départ sur le goudron.

Pour la rando : bis repetita, voir le récit de Jacques Marie  http://www.randonnues.fr/?p=5646.

Comme demain, la rando, ce sera du sérieux, nous louons des DVA pour ceux qui n’en ont pas. Finalement, ils ne seront pas utiles, la neige étant gelée et dure.

Guillaume, qui a fait un petit malaise lors de la sortie du jour et Franck qui craint pour sa cheville et un genoux s’abstiendront.

Ce soir là, c’est le tour de Sylvie et Christian de se mettre aux fourneaux. Il nous ont prévu une soupe aux légumes. Jacques Marie et Franck sont tirés de leurs ordinateurs pour participer à la pluche.

Mardi matin, l’aube est toujours aussi lumineuse et glaciale. La rando est peu fréquentée, La trace est discrète et nous comprendrons vite pourquoi. Jacques Marie vous raconte dans son blog  http://www.randonnues.fr/?p=5646.

En fin d’après-midi nous attendons “la Princesse“ qui se perd un peu dans le hameau de Roubion à la recherche du Baouba. Joie des retrouvailles.

C’est encore Sylvie et Christian qui assurent le dîner avec un poulet au citron.

Demain (mercredi) nous prévoyons un grand tour d’abord en fond de la vallée, puis par un sentier balcon en altitude, en rive gauche.

Tout le monde va se coucher tôt, sauf Jacques Marie qui ne peut abandonner son ordinateur.

Mercredi, toujours grand beau, et le vent est tombé. Tous, à l’exception de Sylvie qui n’est pas naturiste, seront nus plus ou moins longtemps. Pour les détails, voir le récit de Jacques Marie. http://www.randonnues.fr/?p=5646

Franck nous quitte à regrets, ne pouvant prolonger plus ses congés.

Le soir, je reprends ma part de cuisine en réalisant des diots au vin blanc accompagnées de crozets.

Jacques Marie se sent un peu faible : mal à un genoux. Patricia se ménage. Pour eux deux, demain sera journée de repos.

Jeudi me voilà repartis avec Guillaume et les deux “culottes courtes“ dans le vallon du “vallon“. C’est original comme nom!

Nous remontons la route de la chapelle sur quelques centaines de mètres pour trouver le sentier qui s’élève en direction du vallon. Des skieurs attendent au bord de la route d’autres compagnons. Nous montons en versant sud et la chaleur nous pousse à nous dévêtir des les premiers mètres.

Après une traversée en forêt le paysage s’éclaircit. La vallée est étroite et les versants pentus. Heureusement la neige a presque disparu et le risque de coulées est inexistant. Au fond se dresse une impressionnante muraille, faisant penser aux Dolomites.

Un ressaut dominé d’une chapelle (Saint Michel) barre la vallée. Nous le surmontons grâce à des pentes de neige un peu plus raides mais stables. Les skieurs pointent loin derrière nous. Pas de crainte à avoir, nous pouvons rester nus.

A partir de là, la vallée s’élargit. Les pentes s’adoucissent. Voilà la cabane d’alpage avec un banc et une fontaine.

Nous nous élevons, raquettes aux pieds, par un large mouvement tournant dans des pentes molles en rive droite du talweg pour gagner assez rapidement notre but : le lac Noir. Qui, couvert de glace et de neige, aujourd’hui ne mérite guère son nom. Nous cassons la croute à l’abri d’un rocher.

A la descente, un homme monte en notre direction. Sylvie, la seule textile de notre groupe est envoyée en ambassadeur l’avertir qu’elle est suivie de trois “zozo“ nus. Pas de problème.

A la chapelle, nous avisons, trop tard, qu’une femme est assise sur les marches de l’édifice. Tant pis.

De retour au gîte, Une des gérantes vient apporter le “kit de nettoyage“ en vue de notre prochain départ. Elle entre sans hésitation et tombe sur Patricia nue au soleil du “solarium“. Demi tour un peu précipité sans rien dire….

Je sévis encore une fois du coté de la cuisine avec des späzlis aux lardons.

Vendredi, le dernier jour de randonnée, j’avais prévu de monter au col des Acles, mais arrivé à Planpinet, le versant, rébarbatif, est à l’ombre, alors que des nuages venant d’Italie se déversent par dessus les crêtes. Changement de programme, nous reprenons le voitures jusqu’à Val des Prés et changeant de coté montons vers le village d’alpage de Granon. Jacques Marie vous en dira plus que moi. http://www.randonnues.fr/?p=5646 Ce fut une belle rando, pas trop fatigante, pratiquée presque tout le long nus.

A la fin de l’après-midi, Sylvie et Christian nous quittent.

Et le repas ? Eh bien : une grosse omelette aux champignons et au jambon.

Samedi matin sera consacré au nettoyage du gîte et au déménagement. Snif…

 

Même si la nudité ne put être que sporadique ou partielle en raison des conditions météo assez rudes, particulièrement les lundi et mardi, nous conserverons un bon souvenir de ces paysages magnifiques, de repas copieux et raffinés, d’un hébergement sympathique et d’une amitié renouvelée d’années en années.

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