Mai 2011.
Seul.
Alpes, massif de la Chartreuse.
Le sommet de la Gorgeat domine le bassin chambérien au Sud par des escarpements et ravins spectaculaires.
l’accès le plus courant à cette grande classique de la randonnée en Chartreuse se fait à partir du col du Granier en environ une heure de marche.
Pour ma part, je préfère celui par l’arête de la Lentille plus long, mais plus discrets et ménageant des vues vertigineuses sur la vallée.
Ainsi, vers 11 h, ce matin, je gare ma voiture un peu à l’écart de la départementale, non loin du tunnel du pas de la Fosse, et part nu de mon véhicule.
A un grand chemin, presque carrossable, je préfère une sente étroite qui chemine parallèlement dans les buis. Ceux-ci encore mouillés de l’orage d’hier me gratifient de temps en temps de quelques goutes d’eau, d’autant plus fraiche qu’un petit vent du Nord rafraichis sérieusement l’atmosphère.
Le soleil alterne avec des petits cumulus qui annoncent des averses ou des orages pour l’après-midi.
L’orage d’hier, je l’ai pris sur le dos alors que je montais en randonnue au dessus du habert des Rochers, dans la vallée du couvent de la Grande Chartreuse. Les premières gouttes sur la peu étaient plutôt agréables ; puis je m’étais abrité un temps dans un appentis de la bâtisse. immobile le froid me gagnait, alors il a fallu que je me décide à redescendre sous la pluie qui ne voulait pas cesser. J’étais resté nu jusqu’à la voiture afin de ne pas mouiller mes habits au sec dans le sac à dos. La serviette que j’emporte toujours avec moi fut bien utile.
Oh ! Alors que je rêvasse, j’ai bien faillis être collisionné par un raider et son chien qui ont surgit au détour du sentier. Un bonjour pour le maître et une petite caresse sur le front du chien, un magnifique huskie, et chacun repart dans son sens. Eux en courant, moi plus posément.

Chambéry et le lac du Bourget.

Le cirque de la Gorgeat.
Plus haut, le sentier rejoint la piste qui chemine à proximité de la crête, offrant quelques vues dominantes sur Chambéry et le lac du Bourget.
Virage après virage la piste s’élève, s’enfonçant dans la profondeur de la forêt, puis revenant à chaque fois au bord de la falaise.
Non loin du but, la piste part à gauche et un sentier poursuit sur l’arête. Suite à la pluie d’hier, il est assez glissant et par moment un faux pas pourrait être fatal à cause de la proximité de l’a-pic.
A une vingtaine de mètres de la clairière sommitale, je m’arrête et écoute, aucun bruit, hors le vent dans arbres. Précautionneusement je m’avance jusqu’au sommet qui est désert. Pas de traces de pas dans la boue, je suis le premier de la journée.
Quelques photos et je me dépêche de descendre par l’itinéraire normal (en effet je vais l’emprunter sur 200 m pour rejoindre une piste qui me ramènera à l’itinéraire de montée). De très nombreux randonneurs ont du partir ce matin du col du Granier et sont en route en ma direction. Je suis donc particulièrement attentif et détecte avant qu’ils ne me voient les premiers d’entre eux. J’ai eu le temps d’enfiler discrètement mon short avant de les croiser. « Eh bien vous être drôlement réchauffé vous ! ». Un deuxième groupe, puis je quitte « l’autoroute » et reprend ma tenue préférée. Plus aucune rencontre dans la descente, pas le moindre promeneur du Dimanche.

Extrait de carte IGN.




