Le dimanche 20 août 2017.
Avec Alain, Bruno et Guillaume.
Le topo que j’avais trouvé sur internet parlait d’une rando “sauvage“ et peu fréquentée. Quelle ne fut pas ma surprise en découvrant une vingtaine de voitures sur le parking à 8h ½ du matin !
C’était apparemment mal parti pour la randonue. De toute façon, la vallée était encore à l’ombre et la température de 6°. Plutôt que de nous déshabiller, nous avons enfilé les doudounes…
Peu après le parking, une odeur pestilentielle agresse nos narines. Nous découvrons en bordure du chemin la charogne d’un mouton, puis d’autres de part et d’autre dans l’herbe. Les restes d’une attaque de loups ?
La vallée est longue et monte peu. D’autres personnes nous accompagnent peu ou prou jusqu’au refuge où nous trouvons le soleil. Une petite pose casse-croute derrière un rocher, puis nous repartons. Beaucoup de monde devant et derrière nous, pas question de se mettre nus.
Après un petit ressaut apparait une bifurcation. Le sentier de droite traverse le torrent et les personnes qui nous accompagnaient jusque là s’en vont vers le lac Noir. Nous, nous poursuivons en direction du lac d’Ambin.
Enfin, les distances s’étalent entre les randonneurs et si nous gardons nos distances par rapport à ceux qui sont devant, nous pouvons opter joyeusement pour la nudité au soleil.
Devant nous un couple peine dans les bloc et nous les rattrapons insensiblement. Nous avons décidé de nous rhabiller qu’au dernier moment. Du coup, ils ont perçu notre nudité et un peu en dessous du lac s’arrêtent au niveau d’une petite prairie. Les shorts renfilés, nous les abordons. Nous discutons un moment de nos objectifs respectif et puis au bout d’un moment nos interlocuteur se risquent à poser la question : « -Vous êtes des randonneurs nu ? ». « – Eh oui, pourquoi nous en cacher ? Mais on s’est rhabillés par respect. » Et nous apprenons qu’ils pratiquent également le naturisme, mais n’oseraient pas la randonue.
Puisque c’est comme ça, nous repartons nus vers le lac. Après un petit passage câblé sans difficultés, nous arrivons au but. Nouvelle alerte, des enfants courent dans les rochers au dessus du lac. Les adultes nous montrent des étagnes avec leurs petits. D’où l’excitation des enfants.
Le lac, vaste, presque circulaire, dominé par de hautes falaises noires, est d’un bleu profond. A l’opposé au pied des barres rocheuses des névés viennent baigner dans l’eau. Se baigner ? Un peu rude pour nous. Il nous manque Philippe pour tenter l’exploit.
Après une pause au bord du lac, à nouveau nus, nous quittons les sentiers balisés pour nous diriger vers le col de l’Agnel à travers d’abord des croupes rocheuses, puis dans une moraine à petits blocs. Nous côtoyons 3 lacs, ou plutôt mares, puis les choses se compliquent sous forme d’un chaos de gros blocs où Guillaume peine à progresser en raison de son handicap. Enfin, nous rejoignons la trace balisée de peinture jaune du col de l’Agnel. Il faudra encore se rhabiller, car plusieurs personnes descendent.
Au col (3090 m) nous pouvons découvrir le versant italien qui tombe très vite sur la plaine du Pô.
A la descente, nous sommes précédé par des randonneurs qui s’arrêtent tout le temps. Alors, nous nous accordons un large pause afin de les laisser filer devant nous. Là broutent quelques moutons à tête noires. Pas de berger ni de chien de protection. Futures proies des loups ?
Plus personne jusqu’à ce que l’on rejoigne le fond de la vallée. Mais surgit une femme avec un chien. Nouveau rhabillage, Elle marche très vite et disparaît à un tournant du sentier. Nous reprenons notre tenue préférée, mais voilà que le chien remonte et sa maitresse le suit. Ras le bol, nous restons nus. Elle fait comme si elle n’avait pas noté notre nudité et excuse son chien qui n’est pas très obéissant.
Le refuge se rapproche, de plus en plus de monde sur le sentier. La suite jusqu’à la voiture sera plus ou moins habillé…
En fait quand même pas mal de nudité, malgré la fréquentation. Et puis ce n’est pas l’essentiel, nous sommes d’abord là pour les paysages.


















