21 septembre 2021
Vallée de la Têt
Avec : Bernard, Bruno, Jacques-Marie, Jean-Paul, Patricia, Philippe, Stéphane, Yannick.
Dans le cadre d’un séjour de randonnée naturiste proposé par Bruno du 18 au 25 septembre avec l’appui de l’association R.S.V.Nat.
Ce mardi matin, le ciel est gris et la météo peu optimiste. Du coup, nous optons pour une randonnée proche et peu engagée.
“Ce « Chemin des Canons » est une route historique nommée ainsi car c’est par là que le général Luc Dagobert de Fontenille, commandant en chef des armées des Pyrénées achemina son artillerie pour vaincre et repousser les Espagnols au col de la Perche à Mont Louis le 28 août 1793. Quelques jours plus tard, le 4 septembre, il livre une autre bataille au dessus de Canaveilles pour déloger et vaincre les troupes du général La Pena.“
La route qui monte à Canaveilles est sinueuse et étroite et nous prions pour ne pas devoir croiser quelqu’un qui descendrait.

Sur la place de l’église, la signalétique n’est pas évidente et nous prenons la piste forestière faute d’avoir trouvé le sentier.

Eh bien, un peu plus loin le voila, et il monte raide. Il se transforme rapidement en chemin creux bordé de murettes. Si les canons sont monté par là, ça du être un sacré boulot !
On ne risque guère de rencontrer quelqu’un, mais la température très fraiche, et un petit vent dissuadent le gros de la troupe de se dévêtir. Au loin, il pleut sur le massif du Madrès.
Une pelle mécanique entrapercue brièvement, travaille quelque part au dessus de nous à tracer une nouvelle piste. Mais, finalement, nous ne passeront pas à proximité.
Au dessus d’une source aménagée avec un bachat, la pente diminue et nous permet de souffler.
On change alors de versant pour entrer dans une belle forêt de pins et de hêtres sous le couvert de laquelle se trouvent des triages à bestiaux en bois.
A l’abri du vent, nous commençons à nous dévêtir.

Une lente montée nous conduit à un col et une piste forestière bordée de tas de bois. Tiens voila quelqu’un. Pas de problème, ils sont un peu perdus et apprécient notre carte.

Un second petit col et nous revenons dans le versant sud. Un sentier raide descend vers le village de Llar alors que le soleil tente une timide percée.
Nous cherchons désormais un emplacement propice pour la pause repas. Un virage du sentier dans des blocs pour s’assoir et une belle vue sur la vallée feront l’affaire.

Plus loin, nous traversons le village de Llar, incroyablement accroché à un versant très raide avec vue plongeante sur la vallée de la Têt.

Un petit bout de route goudronnée, un détour pour aller voir la chapelle de Saint André.

Puis nous retrouvons le sentier en direction de Canaveilles et en même temps la nudité.
Ce sentier, dans une forêt clairsemée, nous offre de belles vues sur le fond de la vallée très encaissée, la voie du Train Jaune et ses ouvrages d’art, la gorge de la Carença en face.



Nous nous rhabillerons à quelques dizaines de mètres des premières maisons de Canaveilles.


Il est encore tôt et une autre excursion incontournable pour certains d’entre nous, s’impose : la source chaude de Canaveilles tout au fond de la gorge de la Têt.
Jacques Marie, qui y est venu il y a fort longtemps, trouve du premier coup le départ du chemin non balisé qui nous conduit au bord du torrent.
Mais la source est sur l’autre rive et il faut d’abord affronter jusqu’à mi-cuisses l’eau froide pieds nus sur des galets glissants.


Trois petits bassins sont isolés du lit principal par un cordon de galets. Un homme est allongé dans le plus en amont. Il a gardé son short pour se baigner et tourne ostensiblement le dos à ces nouveaux venus en tenue de peau.
Qu’importe, nous nous installons dans le second bassin, le plus grand. L’eau provient d’une source au pied du versant et sourd aussi à travers le sable du fond. Gare à ne pas se brûler car elle est diablement chaude !


Au bout de peut-être une heure, nous retraversons le torrent dont l’eau fraiche nous semble maintenant bienvenue et remontons aux voitures.


