Montagnes du Jura (Ain)
10 septembre 2020
Seul
La météo annonçait un temps mitigé sur les Alpes, mais par contre, pour une fois, il fallait aller chercher le beau temps au Nord.
Du coup, j’avais repéré depuis quelques temps cette randonnée sur les carte et décidais (au dernier moment, une autre rando dans le Vercors n’ayant au matin plus de participants) d’aller explorer le Sud des monts du Jura.
Une heure et demi de route me conduisent un peu en dessous du col de la Biche au parking de la croix de Famban. Curieux petit parking entouré de barbelés afin que les vaches qui paissent librement sur le plateau ne viennent pas dégrader les voitures !


Quatre femmes s’apprêtent à partir en rando, chaudement vêtues, car, bien que venant du Sud, à 1300 m d’altitude, le vent qui court sur la prairie est loin d’être chaud.
Ma tenue minimale (short et Tshirt ) les interroge : « vous allez avoir froid! ». Q’auraient-elles pensé si elles avaient su que je tomberais ces derniers dès qu’elle auront disparu de ma vue ?
Pour commencer, je tourne le dos au Grand Colombier et me dirige vers le Nord afin de faire une boucle, jugeant que l’accès direct un peu court.
Du coup, je pat dans le sens inverse du groupe de femmes et au bout d’une centaine de mètres, je suis nu.

Assez vite, je rentre dans la forêt qui m’apporte l’abri du vent. Je rejoint une crête rectiligne qui vers le sud me conduit au col de la biche.
Il y a là un 4×4 arrêté au bord de la route et stationné un peu plus bas, dans un virage, une voiture. Je renfile le short pour traverser la chaussée et le garde un moment car un agriculteur progresse avec un quad non loin de là dans la prairie.

Je retrouve la nudité et, ne voyant venir personne m’installe pour faire un selfie (sortir le pied photo, installer le tout) et à ce moment là arrive un couple qui me surprend dans mes opérations. Bonjour – bonjour. Qu’en ont-ils pensé ?

J’ai renfilé le short et les suit à quelques distances. Ils marchent plus vite que moi, mais comme souvent, s’arrêtent à plusieurs reprises, ce qui fait que je les rattrape.
Je les double au petit sommet de la Griffe du Diable qui semble devoir être le terminus de leur rando.



Plus personne, je retrouve la nudité jusqu’au col de Charbenière.

La montée vers la croix su Grand Colombier dans la forêt de hêtres tordus par le vent est assez raide et pénible. Au moment de sortir de la forêt, un peu en dessous du plateau sommital, un homme avec un comportement bizarre, cherche à s’enfoncer dans la forêt particulièrement touffue à cet endroit, comme s’il voulait se cacher.
Quoi qu’il en soit, je suis très proche du sommet et il est plus sur de se rhabiller. Ce qui m’est presque immédiatement confirmé par l’arrivée d’un groupe engagés dans la descente.





Je casse-la-croute, abrité un peu en dessous de la croix où un homme vient à ma rencontre pour discuter du Tour de France qui doit passer ici dans deux jours.
En effet, tout un barnum de tentes et de camions est en train de s’installer sur le col à une centaine de mètres de là.
Retour par le même chemin ; mais difficile d’être nu, c’est l’après-midi et sans arrêt, des personnes montent en sens inverse et risquent de me surprendre sur le sentier étroit et tortueux en forêt.
Revenu à la Griffe du Diable, je quitte la crête pour une large combe de prairie où je puis voir de loin et à nouveau me mettre nu.

Je traverse deux troupeaux de vaches et me rhabille en vue de la croix de Famban alors que plusieurs groupent viennent vers moi avec des chiens.
Surprise, le parking est plein de voitures et campings cars. Des tentes se dressent. Ce sont pour la plus part des belges et des hollandais. Il s’installent là, 48 h avant, pour voir passer le Tour de France. Ma voiture est coincée au fond de l’enclos et je dois insister pour que l’on me laisse le passage !


