Semaine de randonue en Ariège

Du 22  au 29 septembre 2018

Les acteurs : Jacques-Marie (JMF), Nicole et François, Christian et Sylvie (pas naturiste), Guillaume, Richard et Sandra, Philippe (le boulch), Jean Pierre (pour un jour) et moi-même : Bruno.

Samedi à 8 h, j’ai fait les dernières courses au village. A 9h Guillaume est amené par son père. Le temps de charger les dernières provisions et nous sommes en route. Un peu de circulation sur l’autoroute, mais pas de ralentissement sensible. Les impressionnants aménagements à proximité de Montpellier fluidisent la circualtion et vers 16h, nous sommes à Tarascon sur Ariège où après avoir pris rendez vous avec un agent de l’ONF, nous récupérons les clefs du gîte.

Nous remontons la route étroite du col de l’Hers à travers la forêt de feuillus, contrairement à l’année dernière, pas encore parés des couleurs d’automne et retrouvons avec plaisir la maison au milieu de sa prairie entourée de vaches, de noirs chevaux de Mérens et d’ânes.

Jacques Marie nous a précédé avec son camping car et est déjà en tenue de nudité.

Nous déchargeons ma voiture et voyons arriver progressivement les autres : François et Nicole, Christian et Sylvie, Philippe.

Nicole, affectée d’une tendinite au tendon d’Achille déclare forfait pour les randos. Son mari, François doit impérativement, pour des raisons médicales, se protéger intégralement du soleil. Il randonnera toute la semaine entièrement couvert, un comble pour un randonneur naturiste !

La soirée avance. Les anglais, Richard et Sandra manquent à l’appel. Un contact de Jacques Marie avec ce dernier nous apprend qu’un incident les a retardés et qu’ils n’arriveront que le lendemain.

Dimanche matin, lever à 7h1/2 et départ à 9h vers les Orris de Carla. Objectif : les étangs de la Gardelle.

Le parking est déjà bien rempli et nous redoutons de multiples rencontres préjudiciables à notre tenue. Finalement, nous laissons partir quelques personnes devant nous puis attaquons une rude montée. La vallée se creuse rapidement et nous dominons le lac de Soulcem d’un bleu profond.

Le sentier, typiquement ariègois, très irrégulier, monte raide dans un étroit couloir.

Juste avant de déboucher sur un premier replat, notre groupe rattrape une femme et deux fillettes. François, qui est habillé cavale devant et avertis la femme qu’il est l’éclaireur d’une bande de « culs nus ». La dame consulte les deux fillettes et lui dit que celles-ci n’y voient pas de problème, que nous pouvons rester nus. On double et en se retournant, nous voyons le trio arrêté et la mère qui donne des explications. Un nouveau sévère raidillon nous porte au premier lac dominé par les hauts sommets du Pic de Canalbonne et de la Pique d’Estat.

Surprise, une large tente est dressée au bord du lac. Personne aux alentours : des pêcheurs probablement.

Une petite montée nous donne accès à un promontoire dominant le second lac, mais il faut descendre jusqu’à ce dernier par un couloir herbu.

Au bord du lac, une petite prairie et sur l’herbe verte deux petites tomates bien rouges oubliées là !

Les plus courageux tentent la baignade : Jacques-Marie, bien sur, moi aussi qui fait un bref petit tour dans une eau que je trouve, pour ma part,un peu trop froide.

Tout le monde tient la forme et il est décidé de passer le col qui nous domine pour redescendre par le vallon de Roumazet.

Il y a du monde au col, dernier lieu où l’on cause, et nous renfilons les shorts. Les bavards se dispersent et nous pouvons entamer la descente sur l’autre versant.

La pente est raide. Avec Sylvie et Christian, nous suivons François qui s’est engagé dans un couloir peu sympathique. Pentes d’herbe raides et gravillons qui roulent sous le pied. Il est hors de question de glisser et nous maudissons celui qui nous a entrainé dans ce traquenard. Les autres on suivi un chemin plus calme et arrivent en bas de la pente bien avant nous. Nous nous regroupons au niveau d’une tourbière parmi de splendides vaches blondes aux belles cornes et leurs veaux aux oreille joliment ourlées de poils blancs.

Le sentier, un moment horizontal, vient finir en balcon sur la vallée de Soulcem quelques centaines de mètre plus bas.

Encore une raide descente et désormais nous cheminons au fond d’une large vallée glaciaire qui va nous ramener au point de départ.

Dès le début de la descente, Philippe ressent des craquements dans un genoux. La chose s’amplifie dans la plongée finale sur la vallée. Le lendemain le genoux sera enflé et douloureux. Plus question d’affronter les rudes sentiers des montagnes ariègeoises.

Nicole a accueilli Richard et Sandra que nous trouvons à notre retour au gîte. Richard est un ami anglais de Jacques-Marie.

Il ne parle pas du tout français et Sandra est allemande et pas plus doués pour notre langue. S’en suit des traduction multiples : Français → anglais → allemand (et vice versa), assez pénibles. Nos amis sont également accompagnés de deux chiens : Polly, un border-collie et un micro chien aussitôt baptisé par les français “la crevette“.

Lundi matin, le temps est couvert et il pleut faiblement. La météo n’annonce pas d’amélioration avant le soir et nous décidons d’aller visiter une grotte aménagée. Compte tenu des fermetures du fait que ce soit un lundi, des obligations de réservation, notre choix se fait par défaut sur la rivière souterraine de Labouiche.

Nous voilà donc partis un peu après le repas de midi pour Foix éloigné de pas plus d’une dizaine de kilomètres de notre objectif.

Mais voilà qu’à Foix, les choses se compliquent. Le GPS nous envoie dans des rues plus ou moins interdites. Aucun panneau n’indique cette direction ! Après pas mal d’aller et retours, nous finissons sur un pont barré pour travaux et découvrons que les panneaux “Labouiche“ ont été masqués avec un adhésif noir.

Une bonne vieille carte Michelin est appelée à la rescousse. Finalement, il faut faire un grand détour par des petites routes de campagne pour rallier la grotte. Richard, qui nous suit avec son camping-car et ne comprend pas grand chose à nos pérégrinations chaotiques jette l’éponge et rentre “at home“.

La visite de la rivière souterraine en bateau ne laissera pas des souvenirs extraordinaires (aménagement brutal, éclairage banal).

De retour au gîte, Jacques Marie va faire un petit tour dans les prairies environnantes et revient avec une brassée de belles columelles. Ce soir, ce sera omelette aux champignons.

Une discussion s’engage sur la sortie du lendemain. J’avais envisagé d’aller au cirque de Cagateille, mais selon les topos que j’avais consulté, le circuit comporte une passage en escalade avec des échelons et des câbles. Il est donc peu probable que les chiens puissent passer.

j’ai dans “mes cartons“ une autre boucle du même genre dans le massif d’Aston : Col de Juclar → Fontargente. Là, pas de passages en escalade annoncés. Inconvénient : c’est loin, 1h1/2 de voiture.

Mardi, nous partons donc un peu plus tôt que d’habitude pour être vers 10 h au point de départ de la rando.

Pas mal de voitures sur le parking pour un jour de semaine. Des hommes habillés de sombre circulent sur l’estive.

Nous partons en même temps qu’un autre groupe de randonneurs et Polly, la border-collie, gambade joyeusement devant. Un peu plus haut, les groupes se séparent, nous en direction du refuge de Juclard, les autres vers les étangs de Fontargente. Polly n’a pas eu le temps de bien identifier les personnes qui accompagnent son maitre et file dans la mauvaise direction. Richard s’en aperçoit avec un peu de retard et reste en arrière pour rechercher son chien qui a disparu.

Arrivés au soleil, nous tombons les derniers habits. Richard nous crie qu’il abandonne la rando pour se consacrer à son chien.

Alors que nous approchons du refuge, Polly se décide à revenir et son maitre revient vers nous à grands pas.

François, toujours habillé, nous précède et annonce au refuge le passage des “culs nus“. Ce qui pour le gardien ne pose aucun problème. Par contre, nous avons droit à une remarque sur le chien qui devrait être tenu en laisse.

Du refuge, le sentier descend en traversée vers le lac de l’Estagnol lové sous une imposante barre rocheuse. A un moment, nous perdons le chemin et nous retrouvons dans un amas de très gros blocs nécessitant une quasi escalade pour les franchir.

Pour rejoindre le lac supérieur, il faut contourner la barre par la droite dans un couloir de blocs et pierrailles très raide. Impressionné, Richard hésite à cause des chiens, parle de faire demi-tour et finalement nous suit.

La “crevette“, dont nous ne donnions pas cher dans un tel terrain, se faufile prestement entre les blocs, disparaît dans les bas-fonds et ressort miraculeusement plus loin. Admiratifs, nous la rebaptisons “Crevette agile“.

Le verroux rocheux surmonté, l’Etang de Juclard nous propose la pose de midi et nous tend les bras pour une petite baignade.

Sandra ne résiste pas à l’invitation et sandales au pied se précipite à l’eau comme si elle était sur une plage de méditerranée. Une petite danse et la voilà en train de nager. L’onde est froide et cette façon de se mettre à l’eau sans précautions n’est pas des plus conseillée.

Retour rapide à la berge, frigorifiée. Le pantalon, la polaire et un anorak enfilés n’arrivent pas à la réchauffer d’autant que souffle un petit vent frais.

J’ai prévu de monter jusqu’au col frontière de Juclard et de tenter de passer sur le cirque de Fontargente par les crêtes. Richard et Sandra, cette fois çi, nous abandonnent. Rendez-vous à la voiture, à défaut à la maison.

Sur le col de Juclard, le versant andorran se dévoile avec deux beaux lacs.

Nous tentons, comme je j’avais envisagé de suivre ou contourner la crête frontière vers l’Ouest et le cirque de Fontargente. Mais le passage devient scabreux et l’heure avançant, nous renonçons et redescendons, à une petite variante près, par notre itinéraire de montée.

Quelle n’est pas notre surprise de voir que le camping car de Richard est encore sur le parking et nos amis pas encore rentrés.

Inutile de tous les attendre. Une voiture redescend et je reste avec Christian, Sylvie et Guillaume. Le temps passe et l’inquiétude grandit, d’autant plus que le soleil disparaît derrière les crêtes. A chaque randonneur qui arrive au parking, nous demandons s’ils n’ont pas vu un couple avec deux chiens. Finalement, alors que le crépuscule s’installe et que nous étions sur le point d’appeler les secours, les voilà qui arrivent. Avec un flegme tout britannique, Richard nous annonce qu’il vont se faire un petit café avant de rentrer. Nous les plaquons là, plutôt mécontents de leur insouciance.

Mercredi matin, nous avons la surprise de voir arriver Jean Pierre, une connaissance de l’année précédente, pour participer à la rando du jour. Sandra est affecté de sévères courbatures (l’eau froide du lac ?) et Richard nous annonce qu’ils renoncent à nous accompagner.

Nous seront donc sept à prendre la direction de l’Etang Bleu au dessus d’Aulus.

La montée commence par un agréable chemin en forêt, qui monte doucement, malheureusement du coté de la vallée à l’ombre. Il nous conduite à une vaste clairière en fond de vallée où paisse un troupeau gardé par une bergère. Inutile de nous rhabiller, François l’a déjà prévenue…

Nous changeons de versant et trouvons le soleil. Désormais cela monte sérieusement à la façon ariègeoise, c’est à dire très irrégulièrement avec franchissement de hautes marches, voire de blocs.

Nous arrivons au pied d’une belle cascade, déversoir de l’Etang Garbet et encore un effort et nous sommes au lac un peu avant midi.

Arrêt casse croute. Je tente la baignade là où des dalles de granite peu pentues constituent une sorte de plage. Il y a même comme une baignoire suffisamment profonde pour se mouiller jusque au cou, séparée du reste du lac par un petit seuil de rocher.

Doucement, je laisse mon corps s’équilibrer avec la fraicheur de l’eau, puis franchis le seuil. Le rocher est très glissant et il est impossible de se tenir debout. Je nages quelques brasses et reviens vers le bord. c’est tellement glissant, qu’il faut quasiment ramper et s’accrocher à des prises du rocher pour revenir sur la berge.

Ma démonstration faite, les autres ne peuvent se dérober et même Sylvie et Christian finissent par aller à l’eau.

Nous somme bien ici, nus au soleil, et l’envie de poursuivre jusqu’à l’Etang Bleu s’estompe d’autant plus qu’une haute barre rocheuse nous en sépare. D’ici, la suite semble difficile et exposée. Une certaine indolence nous gagne.

Un vieux monsieur passe et discute sans que nous ayons à nous rhabiller. Un jeune couple nous contourne à bonne distance pour aller s’installer sur un belvédère un peu plus loin.

Il faut bien, quand même, redescendre. Une variante pour le retour nous tente. Mais elle arrive à un point différent de celui du départ. François se dévoue pour revenir aux voitures par le chemin de l’aller et le reste du groupe prendra l’autre itinéraire.

Une longue traversée dans le versant rive droite de la vallée, sur un épaulement au dessus de barres rocheuses, nous amène près d’un petit lac où la présence de quelques personnes nous incite à enfiler temporairement les shorts.

Nous passons à proximité d’une ancienne mine et un bon sentier nous ramène à la route départementale où François nous attend avec sa voiture. Un petit tour des chauffeurs pour aller chercher le second véhicule à quelques kilomètres de là et le tour est joué.

Je reviens au gîte avec François qui tient à rapporter un morceau de cette roche unique et mystérieuse provenue des profondeurs de la terre appelée lherzolite. Nous repérons un affleurement et son choix se porte sur un bloc de quelques décimètres cubes. Mais que cette pierre est dense ! et c’est avec peine qu’il arrive à la déposer dans son coffre.

Jean Pierre passe la soirée avec nous avant de retourner sur Toulouse.

Une réclamation monte pour aller demain aux sources chaudes de Mérens. Afin de ne pas perdre la journée j’y associe comme préalable une randonnée dans le vallon de Mourgouillou qui part de ce village. Richard et Sandra proposent de nous faire un repas de leur cru pour jeudi soir. Une liste des ingrédients nécessaires est établie. Nous devions les acquérir en revenant de Mérens.

Au matin, contre-ordre, Richard et Sandra nous quittent car leur chien s’est blessé. Nous n’auront pas de repas bavarois !

François, grand adepte des source thermales, nous abandonne pour y passer la journée. Du coup nous ne somme plus que cinq.

Jeudi. Depuis Mérens, une route forestière nous mène jusqu’à une prise d’eau EDF. Ensuite, le sentier, pour une fois bien tracé et même dallé s’élève dans une belle forêt de feuillus.

Un gué nous ramène en rive gauche, à l’adret, au paysage plus ouvert.

D’un coup, déboule un groupe de jeunes gens, en fait un escadron de militaires qui s’égrènent le long du sentier. Surpris, nous n’avons pas eu le temps de nous couvrir. Les premiers n’ont cure de notre tenue, mais vers la fin un gars de type magrébin nous prend à partie : «  Et si je je me promenais avec ma petite fille de 4 ans, qu’est ce que je lui dirais ? ». Je n’ai pas le temps de répondre, il court à nouveau après ses compagnons.

Le chemin nous amène à l’étang de Couart, à l’eau peu engageante (baignoire des vaches). Nous revenons alors en arrière pour suivre le GR qui s’élève brusquement dans des pentes forte sous le vallon suspendu de Lherbés.

Il faut garder du temps pour aller aux sources chaudes et nous nous contentons d’un beau belvédère sur la vallée et les montagnes environnantes. Un couple passe et nous dit qu’ils sont aussi naturistes et que nous avons bien raison de randonner nus. Mais ils n’osent pas s’y lancer…

Comme à chaque rando, Jacques Marie a monté une bouteille de vin et même des gobelets. Nous cassons la croute entre quelques gros blocs de granite à proximité d’une source fraiche. La pause se prolonge. Nous n’irons pas plus haut.

A la descente nous faisons une petite variante en revenant par l’ubac, ce qui nous vaut une bonne séance de gymkhana dans un chaos de blocs. Dans la forêt, nous rattrapons un petit vieux qui nous dit que ce n’était pas la peine de nous couvrir. Retour à la voiture et direction Mérens.

Jacques-Marie, qui est déjà venu sur ces lieux l’année dernière, nous conduit. Nous garons la voiture un peu en dessous d’une très belle église romane en ruines, puis d’abord à travers le hameau, puis par un raide chemin creux gagnons la source.

Trois bassins d’eau chaude et un d’eau froide s’étagent sous un couvert clair de bouleaux. Les bassins inférieur sont déjà occupés par des jeunes qui semblent installés pour durer, sirotant des bières et des verres de vin ou d’alcool. Nous investissions le bassin supérieur, le plus chaud (35 ° ?). Nous n’y passeront qu’un quart d’heure ; décevant Jacques-Marie qui serait resté bien plus longtemps.

Demain matin (vendredi), François et Nicole partiront pour des obligations familliales. Jacques-Marie décide de ne pas nous accompagner dans la dernière rando pour s’entrainer pour un marathon et surtout passer l’après-midi sans contraintes aux sources de Mérens.

Pour le dernier jour : la plus belle rando, conseillée par Jean Pierre quelques jours auparavant : les lacs et le cirque de Cagateille. Malheureusement, suite aux multiples défections, nous ne sommes plus que quatre.

Au parking, au fond de la vallée, un chasseur, appuyé sur une table, observe les crêtes avec des jumelles. A notre retour, 8h plus tard, il sera toujours au même endroit et dans la même position.

Le chemin commence par descendre au fond de la vallée pour traverser le torrent sur une passerelle puis remonte dans des prairies envahies de fougères. Mais très vite, la forêt nous avale et, à la surprise de mes compagnons, je tarde à me déshabiller car le fond de l’air est frais. j’attendrais que nous émergions au soleil.

A un bon chemin (ancien accès à une mine) succède une série de zig-zags dans un raide couloir herbu, bordé à notre gauche par une barre rocheuse. Celle ci finit par s’interrompre et nous laisser partir à gauche en direction du premier lac.

La carte permettait d’augurer pour un facile sentier horizontal, mais il n’en est rien. Quelque petites barres rocheuses demandent l’emploi des mains pour être franchies.

Une courte descente nous amène au pied d’une petite cascade qui doit être le déversoir du premier lac (l’Etang d’Alet). Mais le sentier repart en montant pour nous amener à une crête rocheuse d’où nous découvrons une étrange paysage. Le lac, très noir et surement très profond, se situe au fond d’un cratère creusé dans le granite, entouré de toutes parts par de hautes barres rocheuses. Il semble pratiquement impossible d‘accéder à l’eau, à moins de tirer un rappel.

Le site est grandiose, mais un plutôt sinistre. Nous ne nous y attardons pas et poursuivons vers le second lac. Le sentier surmonte un petit col au dessus d’une belle arête dentelé, puis traverse un vaste plan incliné de dalles de poli glaciaire encombré de sévères chaos de blocs qui mettent à l’épreuve Guillaume à cause de son handicap.

Après avoir franchis une dernière crête, l’Etang de la Hillette nous apparaît, bien plus souriant que le lac précédent. D’un contour très découpé, il comporte des iles et presque-iles dont une supporte une cabane. Nous descendons jusqu’à une petite plage, idéale pour se baigner. Ce sera la pause de midi.

C’est semble-t-il (ou parce que l’on s’habitue!), le moins froid des lacs que nous avons visité et chacun pourra s’y baigner assez longuement.

Mais il faut bien finir par redescendre. Mais pour le moment, le retour passe par le franchissement d’un ressaut rocheux en escalade aidé par des barreaux scellés et des chaines.

Suit une longue descente en estive puis en forêt sur un chemin meilleur que d’habitude en Ariège.

Une longue prairie en fond de vallée permet une belle vue sur le cirque de Cagateille que l’on vient de descendre; une passerelle et retour à nouveau en forêt jusqu’au parking de départ.

Demain matin, ce seront les adieux de ceux qui sont restés jusqu’au bout.

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