Randonue automnale dans les gorges de l’Ardèche

29 et 30 octobre 2017

Avec Bernard, Bruno, Guillaume, Jean François, Patricia.

Samedi 29 octobre

Le samedi, nous somme parti des abord du camping de Mille Étoiles sur la commune de Labastide de Viriac.
Arrivés avec les premiers rayons du soleil, nous suivons le GR4 qui se coule à travers la garrigue jusqu’au hameau des Crottes.

Traversée du hameau des Crottes.

Après avoir admiré l’architecture de ce dernier nous empruntons le sentier qui descend dans les gorges par la Combe des Champs.
Nous débouchons en bordure de la rivière où nous retrouvons le soleil et adoptons immédiatement la tenue de nudité.

Arrivée au bord de l’Ardèche.

Nous poursuivons vers l’aval en suivant la rive droite.

Après une progression facile, le sentier s’engage sur une étroite banquette en dévers. Un pas d’escalade permet de trouver des barres de fer, bienvenues, scellées dans la paroi. Quelques dalles en adhérence au dessus de l’eau noire puis le sentier chemine à nouveau entre les arbres de la ripisylve. Une échelle de perroquet permet de surmonter un petit ranc.

Le cheminement se poursuit sur des banquettes rocheuses trouées de petites marmites et cupules de dissolution.

On traverse de grandes grèves de galets.

Puis le sentier remonte vers le pied des falaises dans des bois encombrés de laisses de crue dont la hauteur est impressionnante. Il est des jours ou il y a là, dans une vallée pourtant assez large, 10 à 15 m d’eau.

Une belle plage rocheuse baignée d’une eau calme nous invite à la baignade. Mais hors la température très fraiche, sous l’eau, le rocher recouvert d’un fin limon, est dangereusement glissant rendant le retour à la berge problématique. Nous n’insisterons pas.
Méandre après méandre, nous nous rapprochons de notre sortie du jour au niveau du gué Guitard. Là quelques personnes sont descendues par le sentier. Nous repassons les shorts et à leur grand étonnement, les croisons torse nu. Le sentier du retour est maintenant à l’ombre et les polaires sortent du sac. Plus haut, avec le soleil retrouvé, nous revenons à la nudité.


 

Dimanche 30 octobre

Dimanche , j’avais prévu de partir du Gournier, ce qui aurait permis de prendre directement la suite de la descente du samedi. Mais, compte tenu du manque d’informations sur la difficulté du parcours, nous avons préféré écourter en partant du camping des Templiers. Ce dernier est fermé et désert, ce qui nous dispense de demander une autorisation.
Après la descente sous le couvert de la garrigue, nous trouvons le soleil sur la plage ou nous nous déshabillons.

Le début de la descente est facile sur un petit chemin sablonneux. Puis le sentier s’élève pour surmonter une falaise qui tombe dans l’eau. Nous avançons vite et commençons à regretter d’avoir raccourcis l’itinéraire.

Le sentier prend de la hauteur.

Un beau plateau rocheux avec des caps qui s’avancent au dessus de l’eau est le prétexte à un arrêt “casse-croute“ qui se prolonge et à de belles photos de nudité.
Passe un premier canoë. Nous n’en verrons pas plus d’une dizaine dans la journée.

nudité – liberté !

Nous traversons une bambouseraie où une clôture grillagée incongrue en ces lieux subsiste dans la sylve.

Deux personnes rencontrées quelques centaines de mètre plus loin nous expliquent qu’il s’agit d’un ancien camp naturiste (de la Fève) abandonné.
Ce couple est un des ouvriers de la réouverture du camping des Templiers et nous raconte passionnément son histoire récente.
Nous finissons par nous quitter et reprenons notre progression vers l’aval.

Mais voilà que la banquette qui borde la rivière se rétrécit et des passages comportant des pas d’escalade auraient bien mérité de sortir la corde pour les moins à l’aise d’entre nous. Une chute dans l’eau profonde et rapide aurait été dramatique. Quelques barres de fer scellées dans le rocher assurent la progression, mais il reste certains passages exposés non protégés.
Ce système de vires s’interrompt devant une grotte qui permet par un petit puits intérieur et une chatière de déboucher à un niveau supérieur.

Le cheminement se poursuit encore un certain temps sur une étroite terrasse puis nous retrouvons la forêt, un bon chemin et des terrasses, nous sommes au camping des Grottes, désert à cette époque.

La plage de sable du camping nous accueille et malgré la présence de quelques personnes dans les alentours, nous ne résistons pas à la tentation de nous baigner, nus, bien sur..
L’eau, bien froide, arrache quelques cris aux baigneurs téméraires. Encore un méandre à parcourir pour atteindre la sortie. Une large terrasse en dévers soutient le pied d’un haute falaise où un groupe de grimpeurs s’exerce.

A la plage

La fin de la randonnée est proche, l’attention se relâche. Et voilà que Patricia glisse sur une plaque de roche humide et boueuse. Sa chute s’arrête à moins d’un mètre du rebord de la terrasse et de l’eau noire. Plus de peur que de mal, un bleu et une estafilade.
Une petite échelle nous permet de rejoindre le vallon de Louby et la voiture.



Avertissement.

Le parcours des gorges de l’Ardèche par le fond est un itinéraire magnifique, mais exigeant des participants une bonne maitrise de la progression en terrain varié, d’être à l’aise dans des passages d’escalade et de savoir nager au cas où … Une corde dans le sac n’est pas de trop.
L’itinéraire complet de Chames à Saint Marcel nécessite la traversée de deux gués, entreprise à haut risque, voir impossible, en dehors de l’étiage.