Le Serre de Beaupuy

Alpes : massif du Vercors

Janvier 2015

Seul

Randonue lors d’un début d’hiver qui ressemblait sérieusement à un printemps.

De passage pour des raisons professionnelles par le col de Menée, au sud du Vercors, je n’ai pas résisté par ce beau temps à entreprendre une petite randonue.
En face du parking à l’entrée du tunnel un sentier s’élève rapidement vers le col signalé par une croix.

Croix du col de Menée

Un petit vent frais, proche de zéro, court dans les combes. J’hésite à me mettre nu. Mais arrivé devant la croix, je ne résiste pas à l’envie de faire une belle image. Une fois nu, je continue, sur la crête, abandonnant le sentier pour le versant ensoleillé.

Vers la vallée de la Drôme.
De mamelon en mamelon.

La première croupe débouche sur une selle enneigée exposée à la bise. Je la traverse rapidement pour gagner l’abri d’un mamelon. Avec l’effort de la marche rapide et le soleil, je finis par réguler ma température. Le sentier s’élève ensuite en versant sud de la croupe suivante. Au fur et à mesure que je monte, la vue se dégage sur la bordure Est du massif du Vercors, le Mont aiguille et le Grand Veymont, ainsi qu’à l’opposé sur les sommets impressionnants du Dévoluy.

Massif de l’Oisans.
Survivante à l’hiver.
Vers le col de la Lauzette.

Une large combe à nouveau ventée, partiellement enneigée, mais bien ensoleillée conduit au col le la Lauzette.
A partir de là dans la forêt, je retrouve la neige dans laquelle j’enfonce, et l’ombre. Ambiance froide.
Je force le pas pour rejoindre le soleil sur une crête d’éboulis.

Grand Veymont et Mont Aiguille.
Massif du Dévoluy
Montagne du Jocou.
Vers le Serre de Beaupuy.
Vallon de Combeau.

Mon temps étant limité, j’évite le premier sommet du Serre de Beaupuy et traverse la large plateau sommital. Un petit détour par le bord de la falaise, me permet de contempler à mes pieds le vallon de Combeau.

Montagne de la Toussière.
Au sommet.

Le cairn sommital est un peu abrité du vent par la présence d’un bosquet d’arbres.
Une petite pause casse-croute, et c’est reparti pour la descente sur le col de Côte Chèvre. Je suis de vieilles traces de raquettes dans une neige qui cache les chausse-trappes piquantes d’un matelas de genévriers.

Lynx, chien ou loup ?

En arrivant à proximité du col, une trace dans la neige m’intrigue : de grosses pattes d’un canidé ou un félin (pas de griffes visibles) empruntent un temps le sentier (Lynx, chien ou loup ?).

Serre de Beaupuy.

Sous le col, le sentier se perd sous la neige. Je suis d’anciennes traces de raquette, mais je vois bien que cet itinéraire m’éloigne de plus en plus de mon point de départ. Finalement, au niveau d’une ruine, je décide de partir vers l’Est selon une vague piste de tirage de bois fortement enneigée où j’enfonce lourdement à chaque pas.

Sur le retour.

Coup de chance la piste fini par déboucher dans une clairière portée sur la carte, puis un sentier se précise qui rejoint une grande prairie ou est établie une colonie de vacances, en cette saison déserte.
Une nouvelle piste me ramène à la route départementale. Il faut se résoudre à se rhabiller. Encore 2 km à faire sur le goudron pour retrouver la voiture. Et paradoxalement, pourtant, enfin vêtu d’un veste polaire et d’un pantalon de ski, j’aurais pour la première fois réellement froid.

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