Alpes, chaîne de Belledonne.
13 novembre 2011.
Avec Denis.
J’avais mis une annonce de randonue sur la liste Yahoo-Group et Denis s’est dit interessé. Cependant, compte tenu de son lieu de villégiature, seul le massif de Belledonne ne lui imposerait pas trop de route.
Je lui proposais alors la traversée du Grand Replomb au dessus de Sainte Agnès, rando que j’avais déja effectué ce printemps (voir un billet précédent).
Le rendez vous est fixé à « Pré Marcel » à dix heures du matin. Une quinzaine de voitures sont stationnées sous les arbres, dont celles de chasseurs qui ont bien du mal à discipliner leurs chiens.

Pré Marcel baigne dans l’ombre glaciale et il n’est guère question de se déhabiller tout de suite. De plus, le sentier que nous suivons en direction du refuge Jean Collet est un itinéraire normalement très fréquenté.
Cependant, nous ne croisons ou rattrapons personne et au sortir de la forêt alors que le soleil est désormais de la partie, Denis ne résiste pas à l’envie de se dénuder. Je ne tarde pas à en faire autant.

Nous coupons hors sentier un peu avant le refuge, afin de ne pas perturber les personnes présentes sur la terrasse et passons à proximité de cette curieuse petite cabane.

Nous remontons le début du vallon du col de la Mine de Fer à travers un chaos de blocs, puis nous engageons dans un raide couloir qui remonte entre deux des sommets du Grand Replomb.

Arrivés à la crête, un large paysage se déroule sous nos yeux.

Un groupe de trois personnes monte par la voie normale. Ayant apperçu de loin notre nudité, ils semblent hésiter à gagner le sommet. Nous leur laissons la place en faisant un petit détour afin de ne pas les croiser de trop près.


Denis adore marcher pied nu. Même le sol froid, voire gelé, ne le rebute pas. Ainsi, il enlèvera et remettra plusieurs fois ses chaussures au cours de la rando en fonction de la rugosité du sentier.


Le retour se fait par Orionde. Il y a du monde à la cabane et, là aussi, nous coupons hors chemin sans nous cacher. Plus bas, dans la prairie, un coureur (un trailer pour les initiés) nous rattrape. Nous nous contentons de lui céder le passage en lui disant bonjour.
L’homme semble ne pas apprécier notre nudité et nous avertis d’un ton un peu sec qu’il y a des enfants derrière lui.
Un peu plus bas nous croisons un couple qui monte, mais nous avons eu le temps de renfiler les shorts.



