Alpes : Massif des Ecrins
1° novembre 2011
seul
La montée au refuge du Soreiller peut se faire par deux itinéraires différents, ce qui a pour avantages d’une part de pouvoir réaliser une boucle et d’autre part d’être pratiquement sur de ne renconter personne sur la montée la plus longue et la moins connue. Je monterais donc par le « vallon d’en bas » et reviendrais par le sentier normal.

Depuis le parking des Étages, il faut parcourir environ un Km vers l’aval sur la route avant de trouver le départ du sentier qui permet d’accèder au « Vallon d’en bas ». A dix mètres de la route, je suis nu !

A gauche, l’Aiguille Dibona.




Aucune rencontre jusqu’au col, hors quelques marmottons.
Par contre, quand je débouche à ce dernier j’apperçois un randonneur solitaire qui monte depuis le refuge en ma direction. Je renfile le short quand il arrive à une centaine de mètres de moi et le laisse passer.




Il y a du monde autour du refuge et on m’a probablement identifié comme nu. Cependant je me rhabille avant de passer à proximité et d’aller m’assoir à quelques dizaines de mètres de là pour casser la croute.
Un groupe monte depuis la vallée. Je vais attendre qu’ils soient arrivés pour descendre et me remettre nu, d’autant plus qu’en aval, à perte de vue, le sentier est désert.
C’est alors qu’un groupe d’alpinistes entame également la descente. Ils sont rapides et j’enchaîne à quelques centaines de mères derrière eux.

Peu de temps après, un deuxième groupe s’engage derrière moi sur le sentier.
Je vais donc gérer ma nudité en restant au mieux à mi-distance des deux. Heureusement, tout le monde descend au même rythme.

On devine le refuge au pied.

En dessous de la gorge, le sentier remonte légèrement. C’est alors que j’entrevois pendant une seconde une tache de couleur. mes prédécesseurs étant tous vêtus de noir, j’en déduit que quelqu’un monte en notre direction. Je renfile le short avant un détour du chemin. Mon observation était bonne. Je croise rapidement un couple de promeneurs. Le groupe amont se rapproche, et comme je me suis revêtu, j’en profite pour grignoter un Mars et les laisser passer. Ainsi, je puis tranquillement reprendre me tenue préférée jusqu’à quelques dizaines de mètres du hameau des Etages.





