Octobre 2011.
Seul.
Alpes, chaîne de Belledonne.
C’était selon Météo-France le dernier beau jour d’une longue période « d’été indien ». Ce matin, sans transition, la neige doit recouvrir tous ces paysages.
J’avais donc décidé d’en profiter une dernière (?) fois et pris une journée de congé.
Le soleil est radieux, une agréable brise parcourt la montagne et cette fois ci je me suis concocté un itinéraire presque entièrement ensoleillé.

Dans le dernier lacet de la route. En arrière plan le Grand Jarnalet.
Comme j’ai prévu d’effectuer une boucle, j’ai laissé la voiture dans un virage au point de retour et continue à pied jusqu’au terminus. Comme il est possible que d’autres randonneurs soient au terminus du goudron, je reste habillé jusque là.
A la cabanne ONF, personne. Désormais je serais nu jusqu’au retour à la voiture.

Rateliers paravalanche.

Les innombrables ratelier et filets qui parsément le versant protègent Saint Colomban des villards des avalanches qui dans le passé furent meurtrières.
Après une rude montée à travers les paravalanches, l’itinéraire maintenant mal tracé redescend dans une combe pour remonter sur l’autre rive.

Les Grandes Rousses : glacier de l’Étendard.

Les Aiguilles Grises.
En haut du Planard de Combe Rousse apparait un magnifique panorama.

Planard de Combe Rousse.

Combe Rousse et la Pointe du Villonet.
Un peu avant Combe Rousse, une harde de bouquetins contemple du haut d’un promontoir cet humain étrangement déhabillé.
Désagreable surprise : le sentier redescend d’une centaine de mètres pour gagner le fond de Combe Rousse.

Rare point d’eau.

Une petite pause casse-croute en haut de Combe Rousse.

Au col du Villonet, au fond la brêche de la Passoire.
Le glacier du Villonet n’existe pus que sur les cartes et est remplacé par un gros tas de cailloux (glacier rocheux).

Du Mont Blanc au Cervin.
Le ciel est particulièrement clair et la vue très dégagée. Sur l’horizon, on reconnait Le Mont Blanc, bien-sur, puis à droite les Grandes Jorasse, et toujours plus loin, le Grand combin, la Dent d’Herens et le Cervin.

A la brêche de la Passoire.
Je serais bien allé à la pointe de l’Aup du Pont, comme je l’avais envisage au départ, mais ce versant est peu engageant (raide et ébouleux, parsemé de plaques de neige et à l’ombre. Je me contenterais donc de la brêche où d’ailleurs le vent à fraichis et m’incite à ne pas rester trop longtemps.

Glacier rocheux.

Lac de la Balmette depuis le col du même nom.
Juste sous le col de la Balmette, je vois monter une femme. Comme je n’ai aucune envie de me rhabiller, je sort du chemin et la laisse passer à un dizaine de mètres de moi.

Au lac de la Balmette.
Son compagnon est resté au bord du lac et me fait signe de venir le rejoindre pour me demander si j’ai vu son épouse.
Nous discutons tout naturellement un moment. Il se dit interessé par la randonnée naturiste et avoue avoir parcouru nos divers sites sur internet.

Sur le retour.
Plus bas, je croise un seconde femme (la bergère semble-il qui vient récupérer des clotures de parcs à moutons). Là le bonjour est un peu plus sec.

Le point de départ.

Un étirement fait du bien.
Après une pareille journée, il est difficile de se rhabiller et je reste nu dans ma voiture jusqu’à Montmélian pour profiter jusqu’au bout de ces moments de bonheur et de liberté.

Le départ de cette randonnée se trouve au dessus de Saint Colomban des Villards en Maurienne. La route de Saint Colomban aux Prés est privée (ONF) et interdite à la circulation. Cependant, il semble qu’une certaine tolérance soit appliquée. Extrait de carte IGN.





