Le groupe des randonneurs nus du Dauphiné et des Savoies a organisé du 23 au 30 septembre 2017 une semaine de randonue à partir du gîte ONF “Terre d’Avenir“ au col de l’Hers.
Jacques-Marie m’a précédé dans son blog (http://www.randonnues.fr/) pour décrire nos aventures.
Je reprendrais donc son texte (en italique) en y ajoutant mes photos et des compléments de mon cru, là où il n’était pas présent.
Samedi : au gîte
Mireille et Yohan de Toulouse sont venus passer la première nuit avec nous pour participer à cette première sortie. C’est pour eux une première expérience de la randonnue. Alain de Toulouse également nous rejoint le matin. Randonnueur expérimenté, c’est un bon connaisseur des sentiers ariégeois comme des légendes et histoires locales.
Dimanche : Le pic des Trois Seigneurs
Par un dimanche ensoleillé sur un itinéraire connu, on ne s’attend guère à être seuls, mais la possibilité de partir directement à pieds du gîte est si tentante. Traversée à flanc dans un versant couvert de fougères dorées dans la lumière matinale.
Puis ça commence à monter jusqu’à un premier replat.
C’est l’étang ? Non, encore plus haut. Enfin on arrive à cet étang d’Arbu, en même temps qu’un premier groupe qui nous suit.
L’eau est fraîche mais permet quelques baignades.
Le sentier fréquenté passe à gauche du lac, on prend à droite en suivant une légère trace et quelques cairns, droit dans les langues herbeuses entre les rochers.
On décide d’éviter le sommet du pic des Trois Seigneurs sur lequel se profilent tant de silhouettes pour une crête en face.
On n’est pas à 3 mètres d’altitude près ! Là on pique nique tranquille. Juste un randonneur, à la recherche d’une fourchette pour son casse croûte, nous rend visite et reste un moment à discuter.
Mais pour la descente, on va forcément se retrouver sur le chemin fréquenté des Trois Seigneurs. Certains se rhabillent, enfilent un short, d’autres décident de rester nus. C’est comme chacun le ressent. On croise ceux qui montent encore, on double ou est doublée par ceux qui descendent. On remarque de l’étonnement, de l’indifférence et aussi des sourires. A un moment on se retrouve à progresser avec tout un autre groupe.
Une remarque acerbe fuse. Il est vrai que là c’était trop de proximité. On se regroupe et les laissons partir en avant, à bonne distance. Le cheminement suit une longue crête qui ramène vers le port de Lers.
Sept heures et demi de balade, 1000 m de dénivelé, une première journée chargée physiquement et émotionnellement.
Suite dans l’article suivant (en dessous)


















