1135 m
le 11 nov. 2022
Avec : Philippe, Patricia, Alain, Myriam, Jacques, Mikaël, Bruno.
En cette fin d’automne, les sommets sont déjà enneigés et les randonneurs naturistes recherchent le soleil. Voilà donc une rando dans les Bauges au dessus de Chignin, exposée plein sud, juste à la jonction de la Combe de Savoie et de la cluse de Chambéry.
Nous avons regroupé les participants en deux voitures car il n’est pas facile de se garer dans les petites routes qui parcourent les vignes.



Nous émergeons juste à la limite du brouillard qui s’effiloche avec l’arrivée du soleil. Une autre voiture se gare un peu plus loin et un couple nous précède sur le sentier.
Nous les rattraperons et révèlerons nos intentions de marcher nus. Pas de problème…
Le soleil qui passe à travers les arbres déjà bien effeuillés et l’effort sur ce chemin plutôt raide nous incitent effectivement à être rapidement dénudés.
Première rencontre : des joggers qui nous surprennent et nous croisent sans trop relever la tête. Plus loin, ce seront des VTTistes.
Après une rude montée, nous arrivons à un croisement des chemins et optons pour le passage “par les échelles“.

En 1908 un important écroulement de roche s’arrête non loin du hameau de Tormery quelques 500 m plus bas. En 1913, ont eu lieu des travaux importants (dynamitage des parties les plus instables et confortement du reste avec construction d’un mur de soutènement et bétonnage de la crevasse).

C’est par cette crevasse où ont été placés des échelons métalliques que l’on rejoint le haut de la falaise. Encore une petite montée et nous sommes à la croix ; superbe belvèdére. C’est l’heure du casse-croute et nous nous installons un peu en contre-bas, mais bien visibles du sentier.


Un groupe passe et une femme fait une réflexion désagréable « Ce n’est pas le Cap d’Agde ici ». tant pis…

Retour par la grotte de l’Hermite. Les frontales sortent des sacs pour une petite visite qui se termine assez rapidement sur un bouchon de sédiments. Le site est intéressant pour le géologue car on à là une vieille et vaste galerie dont la morphologie traduit un écoulement noyé (galerie pleine d’eau) à quelques dizaines de mètres de la crête et quelques 600 m au dessus du fond de la vallée.

Au delà de la grotte, le sentier est très dégradé et dangereusement glissant. C’est donc avec une certaine angoisse que je surveille la progression de mes compagnons, car, compte tenu de la forte pente du versant, en de nombreux endroits, une chute serait fatale.
Finalement, nous rejoignons un bon sentier bien tracé qui nous ramène à travers la forêt, puis dans les vignes à nos voitures.


Nudité à 80 % malgré d’assez nombreuses rencontres.


