Les crêtes de Saint Paul d’Izeaux

Bas Dauphiné

31 mars 2015

Avec Alain

Une randonnée printanière dans les collines du Bas Dauphiné.

Vers 10 h je retrouve Alain qui m’attend sur la place du village.
Nous échangeons quelques nouvelles et souvenirs de la rando du Beauchêne, puis avoir préparé les sacs descendons habillés par des chemins boueux vers le hameau du Chambard. Après une courte partie urbanisée et goudronnée, je reconnais le chemin qui doit nous conduire aux crêtes. Il n’est malheureusement plus entretenu depuis longtemps et encombré d’arbustes et de ronces. Nous nous en échappons pour gagner une prairie et à quelques dizaines de mètres des maison les plus proches. Désormais à l’abri des regards derrière une rangée d’arbres, nous adoptons notre tenue préférée.
L’herbe tendre de quelques jours, déroule un tapis uniformément vert, relaxant pour nos yeux, rompant avec la bichromie de la neige de l’hiver.
Une agréable brise sensuelle, caresse notre peau, s’infiltre dans l’entrejambe, alors qu’un soleil encore timide réchauffe nos corps.

Collines

Nous nous élevons progressivement de prairies en prairies franchissant les clôtures soit par des passages aménagés, ou à défaut en se coulant avec précautions entre l’agressif barbelé et l’herbe douce.
Quelques coupes de bois rases nous opposent un sol plus tourmenté jonché de souches et de branches abandonnées.

Une longue prairie finit sur le point culminant, belvédère exceptionnel sur le Bas Dauphine, jusqu’aux Mont du Lyonnais et le Pilat, la plaine de la Biêvre Valloire et à l’opposé les sombres barrières du Vercors et de la Chartreuse. La chaine de Belledonne, enneigée barre l’horizon derrière la cluse de l’Isère.

Plaine de la Biêvre.
Au delà de la vallée de l’Isère, le Vercors
Le massif de la Chartreuse.
Plaine de la Biêvre-Valloire.
La chaîne de Belledonne enneigée.

Maintenant, nous redescendons sur le versant sud. Un barbelé un peu difficile à franchir, puis sur un petit col nous gagnons le terminus d’une route montant de Tullins. Personne. D’ailleurs nous ne ferons aucune rencontre de tout notre périple. S’enchaine ensuite la remontée d’une belle combe bien verte qui se termine par un cheminement hors traces dans un bois.

Désormais en forêt, nous rejoignons une large piste qui occupe la crête. Puis une route engravillonnée nous mène au hameau de la Tuilière. En vue de la première maison, il faut bien se rhabiller. Le hameau traversé, je comptais revenir à la nudité, mais finalement cela ne vaut pas le coup. Le bourg et nos voitures ne sont plus qu’à 10 mn de marche.

Premières jonquilles.

Laisser un commentaire