Rencontres avec des textiles

Je vous propose de raconter ici quelques rencontres impromptues de naturistes avec des textiles, positives ou négatives.

Allez, je commence par une de nos plus belles …

C’était au printemps dans les montagnes du Verdon. Nous étions un groupe de randonneurs naturistes d’une vingtaine de personnes, hommes et femmes.

Dans une prairie, les premiers du groupe voient arriver un couple de textiles et s’empressent de passer les jupettes.

« Ne vous dérangez pas » dit la femme, « cela ne nous gêne pas. »

Le reste du groupe arrive, tout le monde nu, puisque cela ne dérange pas.

On commence à discuter et expliquer notre bonheur de randonner nus.

Le couple nous demande si ils peuvent se prendre en photo avec nous.

Le groupe est dubitatif. Le couple insiste. Alors quelqu’un lance « OK si vous vous mettez nus vous aussi »

Alors à notre grande surprise la femme tombe ses habits et vient se placer entre nous tandis que son compagnon se recule pour prendre la photo.

« Et monsieur ? » dit le groupe doucement rigolard.

L’homme se déshabille, mais garde son slip, s’avance, puis se sentant ridicule l’abandonne, tends son appareil à un d’entre nous pour faire une nouvelle photo.

On discute encore un moment, puis devons nous séparer car nous prenons des directions différentes.

En s’éloignant, nous les voyons hésiter, puis finalement se rhabiller.

En Bretagne, sur le GR34

Notre groupe (une vingtaine de personnes) parcours le sentier côtier. Pas mal de monde vient en sens inverse. Dans toute la randonnée, l’un d’entre nous à compté 120 personnes croisées ou doublées.

Avec les premières rencontres, on se couvre, puis avec la répétition de moins en moins, jusqu’à ne plus nous rhabiller du tout.

Des sourires amusés, sauf …

Je suis en serre-file. Une femmes seule qui a croisé toute la file sans rien dire, m’interpelle.

« – c’est un pari ? »

« – Non Madame, on est une association de naturiste. »

Sèchement « – Vous voyez je suis aussi naturiste, mais je ne suis pas d’accord, c’est gênant, pas ici ! »

La randonnée finit sur une plage officiellement naturiste.

Voilà que l’organisateur se fait alpaguer par un naturiste sur serviette très agressif.

« – Vous n’avez pas le droit de circuler dans cette tenue sur le sentier côtier ». Notre ami, tente de lui expliquer notre démarche, lui précise que cette randonnée est organisée dans le cadre d’une association affiliée à la FFN, lui tend une plaquette de l’APNEL qu’il refuse de prendre.

Rien à faire.. le quidam nous poursuit de ses véhéments reproches alors que nous nous éloignons (sur la plage naturiste).

Dans les montagnes d’Ariège.

Nous sommes un groupe de de 5 ou 6 randonneurs nus. Nous avons parmi nous une amie textile qui s’est proposée pour passer devant et prévenir les éventuelles rencontres en leur demandant si cela ne les gêne pas.

Nous rattrapons un femme avec une gamine.

Notre amie la prévient et s’entend répondre :

« – Je vais demander à ma nièce si cela ne la dérange pas »

Conciliabule entre elle et la petite fille.

A bonne distance, nous attendons le verdict.

« -pas de problème vous pouvez rester nus »

On se croisera et re-croisera plusieurs fois dans la montée.

Chartreuse. Fin juin ?.

Je suis monté nu et en solitaire à la tombée de la nuit au Grand Som. Les lieux semblent déserts. Les chamois ont repris possession de la prairie sommitale.

A un moment, le sentier se faufile entre des blocs et pile, je me retrouve nez à nez avec un moine chartreux. Nous sommes tout autant surpris l’un que l’autre. Je m’excuse.

« – Non, non, vous n’avez pas à vous excuser, c’est tout naturel. Saint François d’Assise n’allait-il pas nu ? »

Grincheux.  Dans les montagnes de l’Ariège.

Nous somme quatre, dont une femme, et remontons un fond de vallée en tenue de nudité. Alors que nous sortons d’une zone arbustive, surgit, en sens inverse, une troupe de militaires (un bataillon à l’entrainement?).

Nous nous mettons de coté. La chenille passe en petites foulées, certains avec un sourire.

Le dernier, le serre file. S’arrête à notre niveau. C’est un homme de couleur. Il nous engueule.

« -Rhabillez-vous ! C’est scandaleux. Si je vous rencontrais avec ma femme et ma petite fille : qu’est ce je lui dirais !»

Et il repart à grande foulées pour rejoindre le reste de la troupe qui lui a mis une centaine de mètres dans la vue.

Dans les montagnes du Verdon.

Le groupe, une vingtaine de personnes, redescend d’un sommet ; quand on voit arriver une petite fille, seule, qui monte vers nous. En raison de sa petite taille, les genets qui bordent le sentier nous l’ont cachée jusqu’au dernier moment.

Alerte générale. Tout le monde se rhabille. Mais c’est certain la gamine nous a vu nus. Elle passe à coté de nous comme si rien n’était.

Les parents sont quelques cents mètres derrière. Très gênés, nous nous excusons platement.

« Mais non, ça n’a pas d’importance, ça ne risque pas de la choquer, Vous savez on habite en Allemagne, pour nous c’est tout naturel. »

Briançonnais

Nous sommes cinq dont une femme. Nous descendons nus à travers un vaste alpage. A la limite supérieure de la forêt, quelques randonneur, pour une collation, se sont abrités du vent dans une doline (une dépression du terrain). Nous les avons repéré de loin et en approchant, nous avons remis les jupettes.

Quand nous passons à proximité on nous interpelle.

« Pourquoi vous être rhabillés ? N’est-ce pas autorisé ? »

On leur explique que la loi est ambigüe et que de toute façon, autant que possible, on se rhabille par respect pour les personnes que l’on rencontre.

Au sud du Vercors.

Mars, raquettes nus.

Nous arrivons au sommet et voyons un randonneur textile qui vient d’une autre direction. Nous nous rhabillons précipitamment.

Il a une drôle de tenue qui ressemble beaucoup à la notre.

On discute. On dit que l’on est des randonneurs naturistes.

Eh bien lui aussi ! Il s’est rhabillé quand il nous a aperçu !

Septembre . Massif des Ecrins.

Un petit groupe de mes amis,randonneurs naturistes, approche d’un col. Un homme, assis sur un bloc, les observe avec des jumelles.

Quand ils passent le col, l’homme porte un uniforme : un garde du parc. Il se lève ; se tourne vers eux. Il discute, un téléphone à l’oreille. Il va les intercepter ? Non. Il se rassied range son téléphone et reprend ses jumelles.

Mai, Verdon.

Notre groupe (une vingtaine de personnes) randonne nus sur un itinéraire qui borde le lac de Sainte Croix.

Peu avant le retour au village, une jolie crique nous attire pour une ultime baignade. Mais il y a là une dame en bikini avec son chien.

Un “éclaireur“ va lui demander si nous la dérangerions en venant nous baigner nus. Elle répond que non, mais de faire attention, car le naturisme est interdit tout autour du lac. Cinq minutes plus tard, on est presque tous dans l’eau.

La dame nous rejoint pour papoter, pas du tout incommodée par notre absence de tenue, tandis que son chien batifole autour de nous.

Il faut bien repartir ; désormais sur une large piste. Certains continuent nus, d’autres se sont couverts.

C’est à ce moment là que surgit un homme qui nous invective, furieux.

Il nous a vu nous baigner nus. Il invoque l’interdiction municipale, ses enfants et sa femmes restés un peu plus loin au bord de l’eau, menace d’appeler les gendarmes. On essaye de discuter, rien à faire. Il est de plus en plus véhément.

Alors, tous rhabillés en innocents randonneurs, on reprend notre chemin, le laissant s’égosiller.

Dix minute après, on arrive au parking dans le village. Ouf ! pas de voiture bleue.

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