TRILOGIE AUTOMNALE

La crête du Gargoton (chaîne de Belledonne)

17 août et 8 octobre 2025

Avec : Bruno, Jacques-Marie, Jean-Paul, Thierry, Raoul.

Du sommet de la Grande Montagne, au-dessus de Valpelouse, on voit un petit sentier qui suit une belle arête. Plus bas, il disparaît dans les bois. Un sentier en pointillés noirs sur la carte, semblait confirmer la faisabilité de l’itinéraire.

À chaque fois que je passais dans ces lieux, je me disais que j’irais tenter la balade un jour en randonue.

Le 17 août 2025, je partais en reconnaissance, seul, montant depuis la vallée du Jourdron, je cherche le départ du sentier qui devrait s’embrancher un peu en dessous des sources du Gargoton. Rien, que des pentes raides dans une forêt très encombrée d’arcosses et de fougères. Impénétrable.

Je poursuis en direction des sources, en me disant que la carte est peut-être fausse et que le départ du sentier se situe un peu plus haut.

J’allais abandonner quand un couple sort d’une toundra serrée qui recouvre un éboulis. Je pense qu’ils reviennent d’une cueillette de myrtilles, mais ils me détrompent en disant qu’ils descendent de la crête du Gargoton. Ils ont perdu le sentier et ont dû poursuivre la descente à travers la végétation.

Si je veux monter à la crête, il me suffit de suivre leurs traces et quelques vagues explications.

Je tente le coup.

Au début, je risque dix fois de me casser une jambe entre des blocs cachés par les myrtilliers et les fougères. Puis la pente s’accentue et je navigue au hasard, me coulant par endroits à quatre pattes sous les arcosses.

Je finis, quand même, par rejoindre la crête ou je trouve un reste de sentier.

Il ne me reste plus qu’à la suivre jusqu’au sommet.

Déçu de mon échec, confiant dans mon sens de l’orientation et dans la carte, je me propose de reprendre, un autre jour, l’itinéraire en sens inverse, soit à la descente, et de trouver la bonne trace.

Je propose donc à des amis de m’accompagner, tout en précisant que le final pourrait être “en sanglier“ (expression qui caractérise la fait de se frayer, hors sentier, un passage de force dans une végétation serrée).

Nous voila, donc, le 8 octobre, à 10 h du matin au bout de la route du Remou. La vallée est à l’ombre et n’en sortira pas de sitôt. Pas super pour des randonneurs nus !

Nous décidons, alors, de laisser une voiture au bord du torrent et de monter avec l’autre à Valpelouse et de profiter du soleil sur les crêtes. En fin de compte, ce sera une traversée au lieu d’une boucle.

De Valpelouse, nous gagnons rapidement le sommet de la Grande Montagne par le bon sentier.

Puis attaquons, nus, la descente en direction du Gargotton.

Ça commence super, petit sentier sur une crête, couleurs d’automne invraisemblables, large panorama.

Casse-croute dans une clairière assis sur des blocs, puis le sentier s’amenuise et commence à se perdre dans les bouleaux et les arcosses. Je comptais suivre, coûte-que-coûte, le tracé de la carte, en m’aidant du GPS ; mais Jean-Paul file devant, au hasard, sans vouloir tenir compte de mes appels. Nous n’avons plus qu’à le suivre et descendre des pentes raides et glissantes, droit dans les myrtilliers et fougères qui cachent les trous entre les blocs de granite (JMF en gardera, quelque temps, un souvenir cuisant aux fesses) pour atteindre le bon sentier aux sources du Gargotons et revenir par ce dernier au Remou.

Echec ET MAT.

Quelques remarques des participants :

Jean Paul : Mais non ! Jamais blasé : couleurs extraordinaires, lumière divine, paysage époustouflant et douce température ! … Et dévalade dans le maquis : mé-mo-rable !!!

Raoul : Par contre, je préfère quand même les sections où on ne s’arrache pas une oreille dans une branche, on ne se prend pas la cheville entre deux pierres, où on ne se rabote pas les fessiers sur les rochers ou encore, on ne se déchire pas les mollets dans les broussailles. Toute une affaire de goût. Mais c’était vraiment de très belles couleurs et une super sortie, merci à Bruno !!

Itinéraire du 17 août.

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