Ce jour là, j’avais 30 ans.

l’Etang du Garbet

27 septembre 2024

1683 m

Je ne sais pas ce que les copains avaient subrepticement glissé dans le picotin de Carcasse ce matin-là ; mais la journée fut spéciale.

Avec : Bernard, Bruno & Bruno, Cyril, Fabienne, Franck, Guillaume, Madeleine, Patricia, Patrick, Pierre.

Vu du gîte, le temps était bouché. Nous étions carrément dans les nuages et il pleuvait faiblement.

Nous n’allions quand même pas passer la journée sans sortir, d’autant que c’était le dernier jour. Et puis, hier, dans les mêmes conditions, on était passé au-dessus des nuages.

Franck rêvait d’aller à l’Etang du Garbet, Soit, allons y.

Au parking, il pleuvait. Nous voilà donc partis avec les impers. Tous sauf moi qui n’en ait pas, juste un coupe-vent qui va rapidement prendre l’eau.

Le chemin, en forêt, monte résolument. De plus, il est encombré de blocs. (Tout l’itinéraire se fera plus ou moins dans des blocs d’un granite bien adhérents).

Au bout d’un quart d’heure, je suis en sueur et opte pour la nudité totale. Pas de problème, la Carcasse est imperméable et avec l’effort, je n’ai pas le temps d’avoir froid.

Je remonte la file, je double. Carcasse aime les blocs. Au bout de quelques minutes, je suis devant.

Photo de Franck

Et s’ensuit une cavalcade effrénée (du moins vu de mes 78 ans).

Je débouche sur le plan du Garbiettou, perdu dans le brouillard. Carcasse court sur le sentier devenu horizontal. Un petit coup de rein et nous voila sur un promontoire d’où je peux voir arriver les copains. J’attends (1/4 d’heure ?) Les voilà. Fabienne est devant et je lui dis mon plaisir. “- Je vais les attendre.“ – Non, fais-toi plaisir. Tu vas prendre froid, on se retrouvera bien au lac.

Carcasse n’en attendait pas moins et repart au galop, se propulsant sur ses bâtons, sautant de blocs en blocs. La pluie forcit. Mes chaussures sont trempées. J’ai à peine le temps de regarder la cascade sous le déversoir du lac (de toute façon, elle est perdue dans le brouillard), que les derniers lacets sont avalés et que je me retrouve au bord du lac. Si je déduis l’attente au Garbettou, cela fait 600 m de dénivelé en 1h15. Pas mal pour un presque octogénaire.

Photo du brouillard, car on ne voit même pas l’autre rive. Je me rhabille pour attendre les autres et casser la croute.

Les voilà qui arrivent. Ils seront rassurés sur mon sort. Je vais redescendre, car je commence à avoir froid. Franck m’informe que Patricia et Bernard ont fait demi-tour à mi-chemin. Mais, c’est moi qui ai la clef de la voiture ! Je les imagine m’attendre, transis sous la pluie, sur le parking !

Alors, Carcasse repart au galop. Très vite, j’ai chaud et je suis à nouveau nu. Comme mes chaussures sont pleines d’eau (floc..floc..) je n’ai même plus à faire attention aux flaques, ni aux nombreux petits ruisseaux qui squattent le sentier.

Quelqu’un monte ! Un pêcheur. Il a dû halluciner en me voyant. Heureusement le téléphone ne passe pas, sinon j’aurais peut-être eu droit à un voyage vers le plus proche asile psychiatrique !

Un peu en dessous du plan du Garbettou, je rattrape, à ma grande surprise, Bernard et Patricia qui descendent doucement. Ils n’attendront donc pas sous la pluie à côté de la voiture.

Un coup de téléphone nous apprend que le reste de la troupe rentre par le sentier en balcon et qu’il faudra les récupérer à Coumebière ; puis redescendre les chauffeurs au parking de départ.

À les entendre, ce fut un mauvais choix. Le sentier était boueux, glissant et interminable tandis que la pluie redoublait.

Ps : De retour chez moi, il a fallu une semaine à proximité du poêle, pour que mes chaussures finissent de sécher.

Séjour organisé avec l’association RSVNat (Rassemblements, Séjours et Voyages Naturistes).

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