le 24 septembre 2024
Salau (haute Ariège)
1550 m
Avec : Bernard, Bruno & Bruno, Cyril, Fabienne, Franck, Guillaume, Madeleine, Patricia, Patrick, Pierre.
Ce matin, la météo n’était pas terrible. Il avait plu toute la nuit et les nuages tardaient à se lever.
Le cirque d’Anglade semblait un objectif court avec un retour rapide en cas d’averses.
Nous voila donc au fond d’une vallée perdue au village de Salau. Le vieux village est plutôt pittoresque, mais est flanqué à quelques distances de bâtiments type HLM (on en reparlera plus loin).
Nous démarrons par une ruelle entre les maisons qui se transforme assez vite en chemin puis en sentier en forêt.
Après environ une heure de marche le sentier débouche sur la route de la mine d’Anglade peu avant d’arriver à cette dernière.

La mine est abandonnée depuis 1986. On y exploitait du minerai de tungstène.

Alors que nous franchissons le portail d’entrée (ouvert), arrive une voiture de FR3 avec une équipe de cinéastes.
Ils sont surpris de constater notre nudité. Nous expliquons que nous sommes de randonneurs naturistes, activité dont ils ont connaissance et qui ne les dérange pas.
En fait, ils viennent faire un reportage sur l’ancienne mine et se désintéressent de nous.

Nous jetons un coup d’œil aux haldes de la mine, de couleur orangée, sans trop nous y attarder, car un panneau nous prévient de la présence de polluants toxiques (métaux lourds, radioactivité).
Toutes ces saloperies ont été déversées telle-quel dans le ravin et exposées aux intempéries.
Nous ne trouvons pas immédiatement le bon chemin conduisant au cirque et faisons un petit tour pour rien. Finalement, le départ de ce dernier se cache derrière le bâtiment de la mine.

C’est une raide piste caillouteuse qui tire sur les mollets, alors que le cadre forestier n’est pas extraordinaire.
Nous débouchons, enfin, dans le cirque, à la limite supérieurs de la forêt.
Le site méritait nos efforts : une vaste prairie plane, entourée d’impressionnantes barres rocheuses ; une cascade qui dévale sur près de 500 m, la crête frontière toute proche aux environs de 2500 m.


Le ruisseau se perd à la sortie du cirque dans les calcaires.
Après le casse-croute, quelques courageux remontent jusqu’au pied de la cascade et on verra même une charmante jeune femme jouer la Lorelei.
Le retour se fera par le versant rive droite sur un sentier forestier assez désagréable, car glissant, et par endroits encombré de chablis.

Nous nous rhabillerons en vue des immeubles abandonnés des ouvriers de la mine.

Séjour organisé avec l’association RSVNat (Rassemblements, Séjours et Voyages Naturistes)


