Vercors
3 août 2023
Avec Bruno, Patricia.
Le Pieu ou Bémont domine la plaine de Vif.
Pour une courte balade annoncée, ce fut finalement près de 1000 m de dénivelé.
Partis de Vif, tout en bas, il faisait bien chaud dans ce versant Est exposé au soleil depuis le matin. De plus, nous évoluions sur de bons chemins de terre pas mal fréquentés, donc nudité difficile !
Après avoir bien sué, nous arrivons bien avant midi sur la crête d’Uriol ; objet initial de notre rando.
Un peu court à mon avis, d’autant plus qu’un agréable sentier, visiblement peu fréquenté part sur la crête en direction du sommet du Pieu qui nous domine.
Il est donc décidé (je décide dirait Pat) de le suivre, d’autant plus que l’on est à l’ombre des arbres et que l’on peut se mettre nu sans craindre de rencontrer d’autres randonneurs.
Mais … après quelques centaines de mètres peinards, ça décide de monter, de plus en plus raide.
Le sol argileux sec part en poudre et l’adhérence des chaussures est assez limite. On finit par arriver à une étroite épaule herbue où la vue se dégage. La pause casse-croute est décrétée sur un très vague replat (moins pentu disons). Tout en mangeant, nous nous disons que redescendre de là serait assez pénible, voire périlleux. Donc, au point où nous en sommes, la sortie est par le haut. D’autant plus que selon Patricia, l’arête Sud qu’elle a déjà parcourue ne présente aucune difficulté. La pente augmente encore, et c’est, arqués sur les bâtons et en nous accrochant aux arbres, que nous finissons par rejoindre une arête horizontale. La fin ? Et bien pas encore. La trace a pratiquement disparue et nous cheminons contournant au mieux quelque barres rocheuses. Enfin une sorte de combe et une trace retrouvée nous amènent à la croix sommitale. Pause, suite du casse croute.



Maintenant, il faut trouver le bon sentier de descente annoncé par ma compagne. La topographie du sommet est complexe. Un arête semble s’imposer, mais point de sentier. Le GPS est de peu de secours car on évolue sur quelques dizaines de mètres. Au bout d’un bon moment, je me rends compte que nous ne sommes pas dans la bonne direction. IL faut revenir en arrière, suivre l’arête Sud. Crapahu dans des rochers et une végétation agressive. Je doute encore quand j’aperçois, dans le versant à quelques dix mètres en dessous, un sentier. Nous sommes sauvés.
Le retour par l’arête Sud s’étire longuement jusqu’à une prairie où l’on retrouve une piste carrossable qui revient vers le Nord, vers notre point de départ.
On marchera nus jusqu’à environ 1 Km de Vif, où l’on rencontrera les premiers promeneurs.


