Estany de Malniu

2250 m

le 31 mars 2022

Avec : Bruno, Guillaume, StéphaneDominique, Bruno, Delphine, Chantal, Jean Paul, Jacques Marie.

Nuages et menaces de neige coté Français. Vu de la large fenêtre de notre gîte s’ouvrant sur la plaine de Cerdagne, la météo semble meilleure du coté espagnol. Nous décidons donc d’aller visiter le sud de la chaîne frontière.

Après quelques errances dues à un GPS qui voulait nous faire franchir le frontière au plus court, mais par une route fermée, nous finissons quand même par arriver au petit village de Guils de Cerdanya d’où part une route montant à un stade de ski de fond à 1900 m d’altitude.

Première surprise : la route est privée et fermée au-delà de 19 h. Seconde surprise : en arrivant sur un vaste parking presque désert, de hauts grillages empêchent d’aller plus loin, même à pied.

La seule solution est de passer à la caisse (quand-même 6 € par personne) pour avoir le droit de rejoindre le GR11 (traversée des Pyrénées coté espagnol)!

Dans sa grande générosité, le gargotier ne nous fera payer que pour 8 personnes alors que nous sommes 9.

Nous allons suivre ce GR jusqu’à proximité du refuge de Malniu, puis bifurquer en direction des lacs.

Au début nous progressons sur une large croupe déneigée peu pentue offrant de belles vues sur toute la Cerdagne et au-delà sur la chaine du Canigou et celle de la sierra del Cadi.

Nous sommes en Espagne et la nudité est de rigueur pour ceux qui ne craignent pas le froid.

Nous commençons à trouver de la neige en traversant une forêt clairsemée de pins à crochets puis débouchons sur une vaste plaine de neige : la Feixa.

Une magnifique cabane avec une terrasse garnie de tables et de bancs nous tends les bras. Impossible d’y résister. Ce sera le lieu du repas, plein sud, nus au soleil adossés au mur de pierres qui nous restitue sa chaleur accumulée.

Enfin, la troupe se remet en marche. Encore une petite montée et nous arrivons à notre point de bifurcation et quittons les espaces ouverts pour une forêt très enneigée au point qu’il est souvent impossible de suivre le sentier. S’en suit quelques errances qui en découragent certains. Les moins courageux de la troupe feront demi-tour.

Enfin, après avoir bien brassé, malgré les raquettes, dans de la neige profonde, nous arrivons en bordure du lac de Malniu enchâssé dans un cirque au pied d’une barre de sommets beaucoup plus alpins.

Cela suffit, nous en resterons là. L’Estany Mal au départ au programme ne nous verra pas.

Le retour vers les prairies sera presque aussi erratique avec quelques traversées de buissons touffus.

Avec l’après-midi qui s’avance, le ciel deviendra plus menaçant avec des jambes de pluie sur les montagnes en face ; mais sans venir jusqu’à nous.

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