TRILOGIE AUTOMNALE 2

Le col du Fort (2145 m, massif de Belledonne).

11 octobre 2025

Avec : Alain, Brigitte, Bruno, Guillaume.

En poursuivant nos merveilles de l’automne.

Interminable montée en voiture sur les petites routes forestières au-dessus de Saint Remy en Maurienne. Nous posons notre véhicule à la croisée des chemins au point IGN 1342 m. Nous sommes seuls, même pas des chasseurs ! Du coup, la nudité s‘impose dès le départ.

Une piste forestière s’élève en traversée ascendante dans un raide versant de forêt pour rejoindre le fond du vallon de la Frèche.

L’alpage du même nom est en partie en ruine et désert. La combe s’élargit au pied des sévères parois des Grands Moulins dans des prairies déjà roussie par l’automne.

On contourne par la gauche une zone d’éboulis où se cache le petit lac de la Frêche que nous avions visité quelques années auparavant.

Un quidam descend en courant du col du Fort. Allons nous devoir nous couvrir ? Non. Il disparaît à notre vue, montant probablement vers le col de la Frêche. Pour notre part, à la bifurcation, nous prenons à droite en traversée dans des éboulis.

Une raide pente, sous le col, tire les mollets, alors que deux traileurs sont à notre poursuite à un rythme d’enfer. On se couvre au col pour les laisser passer. Une petite discussion s’engage. Partis de Valpelouse, Il n’ont pas de carte et s’enquièrent de la suite pour revenir à leur point de départ en passant par le Rognier. Nous ne jouons pas dans la même cour. Leur itinéraire nous impressionne.Notre tranquillité et la nudité retrouvées, et après le casse-croute, nous entamons le descente sur le versant nord pour un cheminement tortueux dans une moraine à gros blocs.

Juste en dessous du col de Saint Remy, nous plongeons à droite dans une belle combe agrémentée de bouleaux au feuillage d’un jaune éclatant plantés au milieu du tapis de myrtilliers d’un rouge profond.

Puis, après une clairière d’herbes sèches au centre de laquelle git la dépouille blanchie d’un grand et vieil épicéa, nous pénétrons dans la forêt.

Le sentier, devenu très raide, impose une grande attention pour ne pas glisser sur les aiguilles de pins. Les mollets et les genoux souffrent. Enfin, la route et la voiture apparaissent entre les arbres. Le dernier raidillon fini de me massacrer les genoux.

Nous discutons d’une nouvelle rando la semaine prochaine dans le massif du Mont-Blanc. J’espère que les quelques jours qui nous séparent de cette nouvelle sortie, me permettrons à mes genoux de récupérer.

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