Le refuge d’Avérolle (2210 m, Haute Maurienne)

le 23 septembre 2025
Troisième rando d’un séjour d’une semaine à Bonneval sur Arc.

Avec : Bruno, Thierry, Christian, Sylvie, Pierre, Madeleine, Bernard, Cyril, Fabienne, Antoine, Stéphane, Guillaume, Patricia.

Ce matin, à Bonneval, météo grise et froide. On se donne un objectif patrimonial, le village d’Averolle.

On remonte la petite route jusqu’au parking obligatoire. Comme nous commençons à partir, un berger nous demande d’enlever nos voitures, car il doit déplacer son troupeau.

Ceci-fait, nous voila bien couverts à pied sur la petite route sous un plafond de nuages bas uniforme.

Afin d‘éviter au maximum le goudron, nous empruntons un sentier parallèle.

Nous arrivons assez rapidement au village, désert ; alors que le soleil commence à percer au travers de la couche de nuages.

Nous apprécions l’architecture traditionnelle relativement bien conservée et mise en valeur. La lumière orangée qui baigne les lieux nous fait penser que nous allons bientôt passer au-dessus d’une mer de nuages.

Il est donc décidé de poursuivre en direction du refuge.

En effet, nous émergeons des nuages et au soleil après 10 minutes de marche. La vallée se découvre.

Le refuge apparaît, au loin, perché sur un verrou en rive droite du torrent. Le chemin monte doucement jusqu’à l’entrée de la gorge qui entaille le ressaut. Un groupe, avec un accompagnateur, progresse bien en vue sur l’autre rive, dissuadant les plus réchauffés d’entre nous qui auraient pu envisager la nudité malgré la bise qui descend la vallée.

D’un coup, la montée est rude et l’accès au refuge, bien que tout proche, se paye dans les mollets.

Casse-croute à l’abri du vent contre le mur du refuge. J’ai froid et presse le retour d’autant plus que le ciel devient menaçant.

Au bas du ressaut, une passerelle permet de passer sur la rive opposée et ainsi de varier le retour par un sentier, par moment étroit et exposé.

Un dernier regard en arrière.

Un pont sur le torrent nous ramène à la route à quelques centaines de mètres de nos voitures. C’est alors qu’une déchirure dans les nuages dévoile brièvement les glaciers ensoleillés de Charbonnel qui flottent irréels à plus de 2000 m au-dessus de nous. Et les nuages se referment avant même que nous n’ayons le temps de faire une photo.

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