Tigneux Valloire

ou la soif…

La Ferrière (massif de Belledonne)

1944 m

le 1° août 2024

Avec : Alain, Brigitte, Bruno, Patricia.

Départ du Grand Servoz. Nous laissons les voitures au point 1074. Nous sommes les seuls et nus dès le départ.

La montée sur une crête en forêt est rude, mais entrecoupée de poses pour cueillir d’abondantes framboises.

Au moment où on arrive à une piste forestière, un homme et son fils nous rattrapent. Le père se dit choqué de notre tenue. Nous nous couvrons sans discuter.

Nous reprenons notre montée, les laissant derrière nous. Nous ne les reverrons plus.

Un petit détour nous amène au Premier chalet de Tigneux récemment rénové, mais aujourd’hui désert.

On sort de la forêt pour arriver au Crêt du Tambour d’où l’on domine le lac du Léat.

Certains se seraient bien contentés d’aller à ce lac (qui n’est qu’une mare à vaches, pas baignable), mais des personnes prennent le soleil devant la porte du chalet. Ce qui me donne un bon prétexte (car nous ne souhaitons pas nous rhabiller) pour partir à l’opposé sur le GR.

Qui dit GR, dit fréquentation. Ce qui ne tarde pas à se confirmer par l’apparition de deux femmes en sens inverse. Mais comme nous sommes dans l’alpage et que la vue porte désormais loin, nous avons pu nous couvrir à temps.

Un peu plus loin, encore deux femmes qui surgissent derrière un éperon. Je suis en tête et n’ai pas eu le temps de les voir venir. J’avertis les autres. Pas de problème. Elles n’ont pas de carte et sont plus demandeuses d’informations sur la suite.

Le sentier monte et certains fatiguent un peu. On passe à côté du deuxième chalet de Tigneux

On espérait y trouver de l’eau, mais la bergère ne souhaite pas d’intrusion dans son domaine et le fait savoir par une pancarte. On verra plus loin pour refaire nos réserves.

Nous cherchons dorénavant un endroit sympa pour une pause repas. Un petit col permet de franchir un éperon rocheux. Justement, un bout d’herbe permet de se poser tout en bénéficiant d’une belle vue. Les abords du chemin sont malheureusement déjà occupés par un couple de textiles. Nous devons nous éloigner sur l’arête hors de leur vue.

La pause terminée, nous entamons la descente sur le Deuxième chalet de la Petite Valloire. Une fontaine est indiquée sur la carte. Nous y trouverons certainement de l’eau !

Déception, la fontaine est à sec. Une bergère, à l’ombre du toit de la cabane, lit tout en surveillant d’un œil ses moutons. On s’est couvert à temps avant d’aborder la terrasse.

Elle s’éloigne et nous visitons le chalet qui a été récemment rénové, remarquablement aménagé et en bon état pour une cabane non gardée.

Nos espoirs de trouver de l’eau reposent désormais sur la fontaine du Premier chalet de la Grande Valloire. Nouvelle déception !

Je commence à avoir très sérieusement soif. Mes compagnons n’ont plus de réserves. Je presse la descente, qui d’ailleurs est assez raide et désagréable sur une piste forestière caillouteuse.

Presque arrivé aux voitures, c’est avec un grand plaisir que nous nous rafraichissons dans le ruisseau. Un peu plus loin, une eau claire et fraiche court dans un fossé. Je n’hésite pas à m’y abreuver.

C’était une sortie du groupe des randonneurs naturiste du Dauphiné et des Savoies.

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