Le passage des Grands Canards

Grand Arc, Randens et Bonvillaret

1860 m

le 11 juillet 2024

Avec : Alain, Brigitte, Bruno, Jacques-Marie, Jean-Paul.

Suite à une reconnaissance en solitaire le 19 juin 2024.

J’avais promis une randonue des plus sauvages. On monte d’abord, lacets après lacets, une interminable route forestière au-dessus de Randens pour laisser les voitures sur une place de stockage de bois. Le chalet forestier de Riondet se cache derrières les arbres.

Le départ du sentier se trouve là. Un panneau jaune indique en direction d’un mur végétal. Je pousse quelques branches basses et une vague trace apparaît. Mes compagnons sont dubitatifs sur la pérennité de cette dernière. Je puis les rassurer, je l’ai déjà parcouru.

On ne peut guère faire plus discret et la nudité est de mise dès les premiers pas.

Un peu au feeling, on suit la trace qui monte en zigzags à travers la forêt. Une traversée montante amène à une piste forestière envahie d’herbes folles (et malheureuse de quelques orties, aussi).

On va traverser ainsi, du sud au nord, une bonne partie du versant ouest du Petit Arc. Puis la piste s’interrompt pour laisser place à un sentier bien matérialisé, mais très encombré de végétation. Le franchissement d’un ravin sous une cascade s’avère délicat.

Plus loin, dans une descente, il y aura même un câble en bon état. Surprenant, car on a l’impression que plus personne n’est passé par là depuis des lustres.

On sort de la forêt au pied d’une combe herbue et marécageuse où l’on découvre avec émerveillement au milieu des épilobes de magnifiques lys martagon, des digitales jaunes, de grandes gentianes..

Le passage des Grands Canards et au sommet de la combe. Désormais le sentier se perd dans les rhododendrons et autres plantes ligneuses. La progression se fait à l’estime en contournant les massifs d’arcosses.

Nous repérons un peu plus bas trois personnes : des bergers en train d’installer des parcs à mouton. Ne souhaitant pas nous rhabiller, nous continuons notre progression à bonne distance d’eux.

A l’approche du passage, des sentiers de moutons se précisent et en les suivant, nous finissons par atteindre la crête.

Beau panorama, mais le soleil tape fort et il n’est pas question de rester là pour la pause repas. Il nous faut de l’ombre.

Un buisson d’arcosses, au bord du chemin, fera l’affaire, mais un peu inconfortable, car dans la pente.

L’autre versant du col donne sur les chalets de la Platière.

Le sentier est mieux tracé, parce qu’emprunté par les bergers. Il y a du monde aux chalets. Afin de ne pas avoir à nous couvrir, nous évitons d’y passer et coupons droit dans la pente. Le sentier du retour est là, le long du filet du parc à moutons que nous enjambons.

Le sentier rentre en forêt, et à partir de là, le suivre est assez aléatoire, et pourtant il vaudrait mieux ne pas en perdre le fil dans une végétation dense et des pentes fortes.

Après avoir franchi une crête, il se perd définitivement dans une sapinière. Je sais, de ma reconnaissance précédente, qu’il suffit de descendre droit dans la pente pour trouver une piste de tirage de bois. Celle-ci nous amène à la prairie des Mouilles envahie de fougères. Une petite source et son bachat sommaire seront l’occasion de nous rafraichir. On retrouve un peu plus bas la route forestière qui parcourt horizontalement le versant. Il ne reste plus qu’à la suivre, un peu longuement pour nos jambes fatiguées, pour retrouver nos voitures.

Une bette journée dans un décor très sauvage et à 100 % nus.

Randonue organisée avec le groupe des randonneurs naturistes du Dauphiné et des Savoies.

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