La Montagne de Lure (1825 m)

Le 30 mai 2025

Sixième randonue d’un séjour au Camping naturiste des Lauzons.

Avec : Catherine, Jean-Pierre, Nicole, Francis, Chantal, Paul, Victoria, Dominique, Gilbert, Jean-Jacques, Pierre, Patricia, Jean-Paul, Dominique, Bruno, Pascal, Clarisse, Philippe, Christine (et j’en oublie peut-être..).

La route déroule ses interminables virages en épingle à cheveux depuis Saint Etienne des orgues pour atteindre la petite station de ski de Lure.

Le groupe s‘étire un moment le long de la départementale, puis on s’en écarte pour gagner la bosse herbue du Roux hors de vue des automobilistes.

C’est un bon endroit pour se mettre à nu et papoter au soleil.

Deux traileurs arrivent sans que la plupart d’entre nous ne s’en émeuve. Eux non plus, car ils s’arrêtent pour discuter un peu sans s’offusquer de la nudité de certains. Nous apprenons qu’ils reconnaissent l’itinéraire d’une course qui aura lieu ce W.E.

Nous gagnons la crête : chaumes à droite, falaise à gauche et vue panoramique.

On recoupe brièvement la départementale au niveau d’un petit col et en vue de quelques passants éberlués, pour monter ensuite, parmi un parterre de fleurs, vers les antennes du sommet que l’on contourne coté falaise.

Nous descendons, alors, l’arête vers l’ouest, vers le lieu de la « Crête de Lure ». Une prairie et quelques arbres pour s’abriter du vent s’offrent à nous pour la pause de midi.

On recoupe, une fois de plus, la route sans se soucier des touristes pour descendre dans une belle combe fleurie de plaques de narcisses, puis gagner l’entrée de la forêt.

Au fond d’un vallon, les tôles d’un ancien four à charbon de bois nécessitent quelques explications pour les plus citadins d’entre nous.

Un tranquille chemin forestier, légèrement descendant, nous amène à une nouvelle combe occupée par une belle prairie que l’on remontera pour le plaisir presque jusqu’à la route avant de redescendre vers le parking de la station.

Le Pont de la Reine Jeanne (Les Monges, Préalpes de Digne).

Le 29 mai 2025

Cinquième randonue d’un séjour au camping naturiste des Lauzons.

Deux groupes ont été formés, l’un, en rando aquatique, passant par le fond de la gorge des Charanches avec Gilbert, l’autre, contournant la gorge en rive gauche, par la montagne ; tout le monde revenant par un cheminement sur les crêtes en rive droite.

Je menais le second groupe.

Avec : Yves, Bernard, Chantal, Gwenaël, Jean-Jacques, Christine, Philippe, Pascal, Clarisse, Paul, Victoria, Dominique, Bruno, Didier, Isabelle (et j’en oublie peut-être).

A Sourribes, mauvaise surprise, le châtelain de Beaudument n’aime pas que l’on prenne la piste forestière (ONF) qui passe à proximité de chez lui, et le fait savoir par moult panneaux “propriété privée“. Ses démêlées judiciaires avec la commune sont même affichées.

OK, on laisse à contrecœur, les voitures à Sourribes et on rajoute 2 KM à pied, et autant au retour.

Pas de nudité jusqu’au cerrefour du château, bien nous en pris, car voila un 4×4 qui descend la piste (le châtelain?). Pas de réflexion sur notre présence en ces lieux.

Les deux groupes se séparent. Celui de Gilbert descend vers le torrent, franchissant une n°eme pancarte “Propriété privée“. Le notre remonte la piste ONF, en forêt, jusqu’à un col poursuivi par des pancartes tous les 100 m. Il va de soi, qu’une fois dépassé la propriété du Monseigneur, la nudité est de mise.

Au delà du col, la piste redescend doucement jusqu’au fond d’un vallon, dans un décor de rochers rouges, puis le ruisseau franchis, un raide sentier amène vers un second col.

Encore un vallon et l’on remonte vers le village semi-abandonné, de Saint Symphorien.

Une maison est en cours de rénovation et il y a des enfants qui jouent devant. Rhabillage obligatoire ! Plus loin, c’est un couple qui ramasse des orties au bord de la petite route qui va nous conduire au pont.

Il était, plus ou moins, convenu que nous attendrions les randonneurs aquatiques en ce point. Nous nous installons un peu en aval du pont sur des bancs de gravier. C’est la pause repas, Certains se baignent, nus, bien sûr.

Personne n’arrive et le téléphone ne passe pas. Fatigués d’attendre, nous entamons le retour par la rive opposée sur une petite route goudronnée. À un col, on la quitte pour une piste forestière montante. Arrivé à un épaulement, la piste se termine et un petit sentier semblant abandonné s’interrompt brusquement sur un arrachement de terrain infranchissable.

Catastrophe ! Le retour à Sourribes est compromis. Faudra-t-il refaire tout le chemin parcouru en sens inverse ? Le groupe est fatigué. Une pause réflexion s’impose. C’est alors que Christine qui fermait la marche, nous dit que peu après avoir quitté la route pour la piste, elle a vu un départ de sentier avec un panneau “Sourribes“. L’espoir renait.

Logiquement, si ce sentier existe bien, il doit traverser à flanc de versant. Avant de revenir en arrière, deux volontaires proposent de descendre à travers bois dans le versant pour voir si ce sentier existe bien. Bingo ! Ils le trouvent après être descendu d’une vingtaine de mètres.

Ce sentier providentiel, non porté sur les cartes IGN, mais visible à l’échelle du cadastre, nous ramènera à Sourribes sans plus de problèmes.

Il faut qu’une voiture et son chauffeur restent à Sourribes pour ramener certains de la gorge. Tiens, comme par hasard, ce sera la mienne, mes compagnons ayant des obligations.

Ils sont partis depuis peu de temps, alors que je reçois un appel téléphonique du groupe de Gilbert « Nous serons là dans une demi-heure ». J’essaye de leur expliquer que le passage prévu par Gilbert est infranchissable, mais mon interlocuteur semble ne pas comprendre, et m’affirme qu’il n’y a pas de problème. Puis la communication est coupée.

Je m’offre une petite sieste. La demi-heure passe, puis une heure, personne. Enfin un appel « on n’a pas pu passer, on descend sur la route en direction de Sisteron. Il faut que tu viennes nous chercher ».

Je demande au GPS : “Pont de la Reine Jeanne“ et repart à la rescousse. Ç’aurait été trop simple, ce foutu GPS m’envoie dans des cours de fermes ou des chemins de terre incompatibles avec mon véhicule. Après quelques essais et erreurs, je finis par retrouver la bonne route et récupère Gilbert et deux autres. La suite de leur groupe n’en peut plus et se traine quelque part derrière. On décide que je ramène Gilbert à sa voiture à Sourribes. Et qu’il remontera chercher les trainards alors que je rentre au camping avec deux passagers.

Au camping, c’est l’apéritif du soir. En l’absence de nouvelles, l’angoisse monte. La nuit approche.

Enfin, un coup de téléphone nous annonce que Gilbert a récupéré tous ses naufragés.

Débriefing : Bien avant le début du séjour, Gilbert nous avait communiqué son projet d’itinéraires.

J’avais noté que, sur la carte IGN, la continuité du parcours en crête était interrompue au niveau d’une crête de “roubines“. L’examen des photos aériennes confirmait que le passage serait délicat.

J’en faisais part à Gilbert qui m’affirma qu’il n’y avait pas de problème, car un sentier figurait sur la carte OTM (une cartographie alternative).

Lors de notre montée par la rive droite (opposée) j’observais le passage en question et mes doutes se renforçaient.

Confronté à l’obstacle, le groupe de Gilbert a un peu paniqué et est revenu en arrière, pour descendre sur la route en direction de Sisteron, laissant les plus fatigués s’échelonner au bord du chemin.

La plus grande partie de nos itinéraires respectifs était en zone blanche pour les téléphones.

Le Mourre Nègre (1125 m)

le 28 mai 2025

Avec : Avec : Catherine, Jean-Pierre, Nicole, Francis, Chantal, Paul, Victoria,, Dominique, Gilbert, Jean-Jacques, Pierre, Jean-Paul, Dominique, Bruno, Pascal, Clarisse, Philippe, Christine (et j’en oublie peut-être..).

Ça a commencé par une manip de voiture mal expliquée. Gilbert et un autre chauffeur vont poser une voiture au point d’arrivée prévu pour la randonnée et revenir ici.

Il nous est dit que nous pouvons partir tout de suite et qu’ils nous rattraperont. Du coup, il y a des hésitations, certains préfèrent attendre Gilbert, Guy est parti devant et nous retrouvera au sommet, et, pour ma part, après quelques hésitations, nous partons avec un groupe réduit.

Nous contournons le village d’Auribeau, puis, très vite, nous sommes nus.

La montée dans la forêt, en versant nord est fraîche et agréable. Nous hésitons à une bifurcation, prenons le chemin de gauche, pour nous apercevoir un peu plus loin, qu’au lieu de monter, comme prévu, il traverse à flanc. Qu’importe. La consultation de la carte offre une variante pour gagner la crête par une combe au joli nom prédestiné : “Les Trois Eves“.

Des randonneurs qui descendent, nous croisent et nous ne cachons pas notre pratique un peu originale et tout à fait conforme au nom des lieux.

Le sentier quitte la combe pour poursuivre sur une croupe où la végétation devient plus dispersée et la chaleur monte.

Puis nous débouchons sur une piste forestière dans les prairies sommitales. Un pause à l’ombre de quelques arbres s’impose et Guy nous y rejoint.

Nous partons vers les alentours du sommet ou nous retrouvons Gilbert et les quelques autres qui l’ont attendu aux voitures.

Un bouquet d’arbres tordus par le vent, en versant ouest, nous protégera du soleil pour le repas de midi.

Pour la suite, Gilbert a prévu de suivre longuement la crête du Luberon vers l’est, avant de redescendre sur “La Tour d’Embarbe“ où il a laissé sa voiture.

Pour ma part, déjà affecté par le rhume des foins, et au vu de la longue échine ou le vent ploie de belles graminées, je préfère redescendre, seul, sur Auribeau par une variante dans la forêt.

Le “vallon de Roumi“ est profondément raviné par un orage récent et par moment la progression est délicate. Puis je débouche sur une route forestière. Un petit détour pour remonter à la chapelle Saint-Pierre, établie sur les ruines d’un château féodal, puis j’arrive au village. Cette fois-ci, je le traverse à la recherche d’une fontaine qui sera bien venue, mes réserves d’eau étant épuisées.

Au parking, je cherche Guy ; personne. Peut-être est-il encore dans sa descente.

Je m’installe à l’ombre, sur un banc, d’où je puis voit toutes les allées et venues.

Le temps passe. Guy est possiblement, au frais, dans un bar au village.

Un coup de téléphone : c’est une partie du groupe de Gilbert, qui demande à ce que l’on vienne les chercher à la Tour d’Embarbe, car suite à un différend sur l’itinéraire à suivre avec Gilbert, ils sont descendus par le bon chemin, alors que les autres seraient perdus dans la nature.

Je vais les chercher. La voiture de Gilbert est bien à l’emplacement prévu, mais personne. Je remonte un peu le chemin et, voilà que les premiers arrivent.

Par téléphone, il est convenu que je ramène ceux-là au camping. Gilbert ira, de toute façon, à Auribeau pour récupérer les voitures et Guy.

Puis, on n’a plus de nouvelles. Tout en rentrant, on s’inquiète pour Guy.

Finalement, arrivés au camping, un message nous apprend que Guy a été retrouvé au parking, et que tout le monde rentre à bon port.

Je ne sais pas ce que Guy à fait. Plus tard, il me dira qu’il dormait dans une voiture et s’emportera, vexé, car on aurait dit qu’il se serait perdu !

Les jas de Cruis (1200 m, Montagne de Lure).

Le 27/mai 2026

Troisième rando d’un séjour d’une semaine au camping naturiste des Lauzons.

Avec : Catherine, Jean Pierre, Thierry, Nicole, Francis, Chantal, Paul, Victoria, Dominique, Gilbert, Jean-Jacques, Pierre, Jean-Paul, Dominique, Bruno, Pascal, Clarisse, Philippe, Christine, Patricia, Yves, Guillaume, Guisseppe, Gwenaël, Thierry, Bernard( et j’en oublie surement..).

On se gare sur le parking un peu à l’extérieur du village de Cruis, puis on monte d’abord entre des lotissements, puis dans la garrigue. Nous quittons la piste forestière pour un sentier plus discret, et la chaleur aidant, sommes vite nus.

Le groupe s’égraine en bordure d’une prairie et s’arrête pour une agréable pause au Jas Joselet ; à la terrasse accueillante.

Un petit détour nous amène ensuite au Jas Neuf dont il est difficile de repartir, tant le site est idylique sous ses tilleuls centenaires.

Nous reprenons, un peu à regret, notre route vers un troisième jas ; le jas de Pierrefeu, déjà visité en 2017.

Une longue traversée en forêt et garrigue nous amène au jas Roche dont la belle prairie nous accueille pour le repas de midi.

Gilbert veut nous faire découvrir l’aven de Cruis, mais s’embrouille entre les vallons. Demi-tour et descente sur Cruis ; retour aux voitures.

Pointe de la Grande Journée (2376 m, Beaufortin).

17 mai 2025

Avec : Bruno, Thierry.

La route fut longue depuis Montmélian où nous nous étions donnés rendez-vous. Thierry commençait à douter que l’on arrive un jour.

Par rapport à ma précédente ascension avec Alain en 2016, j’avisais la possibilité de partir du parking des chalets du Bellachat.

Arrivé au départ de la piste, mauvaise surprise : un panneau en interdit l’accès aux non-ayant-droit.

Partir de la Ravoire, au fond de la vallée, rajouterait 300 m dénivelé.

Tant pis pour le panneau, je m’engage résolument sur la piste. Nous croisons un 4×4 qui descend, pas de remarques, et arrivons au parking. Là, il y a une barrière que nous respecterons.

Vue d’ici, la cime est encore bien enneigée.

Nous passons les chalets encore habillés et dès que nous sommes hors de portée de vue, nous adoptons la nudité sous un soleil généreux.

Bientôt, on quitte la piste pour un sentier assez mal tracé qui contourne la cascade par la gauche.

Nous trouvons la neige au pied d’un ressaut rocheux où le sentier se perd rapidement. Il ne nous reste plus qu’à naviguer à l’estime. Heureusement, la neige, bien transformée, porte.

Quelques bribes de sentier retrouvé au hasard des zones déneigées nous amènent trop haut et nous devons redescendre d’une cinquantaine de mètres sur le lac de Lavouet.

On enfonce un peu dans une neige ramollie pour gagner le lac Sans fond.

Les pentes se redressent et je m’engage dans un couloir qui me semble sympathique. Mais l’exposition a changé et, ici, la neige est gelée et dure. J’ai du mal à tenir, même en tapant du pied.

Thierry, resté en arrière hésite à s’engager.

J’insiste jusqu’à je me retrouve en difficulté.

Nous avons des crampons forestiers dans nos sacs. Mais au point où j’en suis, il est impossible de poser le sac, de les sortir et de les chausser. Je regrette de pas avoir pris mon piolet. Je taille à grands coups de chaussures une minuscule plateforme pour me retourner et reviens vers mon compagnon arrêté sur une zone nettement moins raide où l’on peut chausser les crampons.

Plus question de remonter le couloir, nous allons traverser vers une bande herbue qui nous permettra de gagner une épaule à droite du sommet.

La crête finale est bien raide et cornichée. Ce ne serait pas raisonnable de nous y engager avec notre équipement.

Pause casse-croute. Nous voyons un couple qui descend du sommet vers nous. Ils sont bien mieux équipés avec piolets et crampons d’alpinisme. Ils ne nous verront pas nus, car nous nous sommes rhabillés pour résister au vent qui court sur la crête.

Ne trainons pas trop. La neige, au soleil, va dégeler en surface et les petites pointes de nos min-crampons ne seront plus d’aucune utilité. Nous utilisons au maximum la bande d’herbe de la montée.

Nous passons à proximité du Lac Sans Fond, encore complètement gelé ; puis reprenons notre trace de montée jusqu’au lac inférieur.

Une variante de descente en rive gauche, nous permettra de mieux voir la cascade, et enfin alors que la neige, au soleil, est de plus en plus molle, nous arrivons à l’herbe.

Thierry avait abandonné ses habits depuis un bon moment, mais moi, craignant les coups de soleil les avait gardés jusque-là. Profitant de la halte pour enlever les crampons, je retrouvais la nudité.

Le retour se fit par la piste toujours nus. Un couple en contrebas de cette dernière ne nous vit même pas, occupé à des effusions amoureuses.

Le Chapotet (2079 m, Belledonne)

Le 29 avril 2025

Avec : Alain, Brigitte, Bruno, Philippe.

En ces jours de printemps précoce, une irrésistible envie de retrouver la montagne, la neige et le soleil nous étreint.

Vue de la plaine, la Grande Montagne de Presle apparaît majoritairement déneigée.

Donc, nous voila, après une longue montée en voiture sur une piste forestière, à la chapelle de Prodin.

Philippe, le lyonnais, découvre le large panorama qui s’ouvre en descendant de voiture sur la Combe de Savoie, à nos pieds, et, en face, la Chartreuse, les Bauges, les Aravis….

Le chemin démarre en versant nord dans la forêt. Les flaques d’eau sont gelées. Pour le moment, nous restons bien habillés. Puis sur la crête, les premiers rayons du soleil percent entre les arbres et Alain est vite nu.

Au sortir de la forêt ; la vue se dégage, mais le chemin repart en versant nord, encombré de neige dans laquelle on enfonce péniblement.

Retour à une large croupe où l’on navigue entre les plaques de neige.

Puis la pente s’adoucit et la vue s’ouvre, magnifique sur les hauts sommets encore très enneigés.

La montée finale au Chapotet est bien blanche, sauf sur le fil de l’arête où le vent d’hiver a chassé la neige.

Un petit lac, en partie gelé, reflète la silhouette des Grands Moulins.

Le versant sud dominant le col de la perche nous offre des plaques d’herbes sèches propices au casse-croute de midi.

Nous décidons de descendre au col et de revenir le refuge des Platières.

Peu avant le refuge, le sentier bascule sur le versant ouest. Changement de décor ; une longue pente encore enneigée nous sépare de la cabane.

Un couple occupe la terrasse du refuge. Il nous faut donc nous couvrir temporairement (du moins Alain, car Philippe et moi, plus frileux et craignant les coups de soleil, sommes déjà vêtus).

Après une petite pause et un ravitaillement en eau à la fontaine, nous continuons notre progression sur un chemin déneigé. Mais voilà, que derrière une croupe, il tourne au nord et disparaît presque dans une raide pente de neige.

On hésite à descendre directement sur le chalet de la Grande Montagne dans une combe raide où l’on va enfoncer dans une neige pourrie. Il vaut mieux remonter à la crête.

Un chemin en forêt, déneigé, celui-là nous ramène à la cabane.

Refuge grand luxe qui donne envie d’y revenir un jour d’été pour y passer la nuit.

On rejoint assez vite notre itinéraire de montée à travers les épicéas et la voiture.

Trois cols en Chartreuse (1568 m : Le Tracol, col de l’Aliénard, col d’Arpison).

25 avril 2025

Avec : Alain, Brigitte, Bruno, Jaques-Marie, Jean-Paul, ???

Jean-Paul, Jacques-Marie et moi attendons sur le parking au départ du chemin du col de la Ruchère, Alain et Brigitte.

Le retard se creuse. Jean-Paul reprend sa voiture pour aller voir au bout de la route si nos amis n’y seraient-ils pas.

Non, les voilà qui arrivent avec un presque inconnu de la région de Chambéry, et maintenant, il n’y a plus qu’à attendre le retour de Jean-Paul.

On a largement eu le temps d’avoir froid, ici, à l’ombre et c’est avec énergie que l’on entame la montée pour se réchauffer.

On est censé quitter bientôt la piste forestière pour un petit sentier à droite. Mais tout à nos retrouvailles, nous dépassons l’endroit ; et ce n’est qu’en arrivant à l’oratoire de Teste de Lavines que l’on s’en aperçoit.

Tan-pis, on ne va quand même pas redescendre. Un autre chemin, à un embranchement un peu sous le col de la Ruchère permet de rejoindre l’itinéraire que j’avais prévu au Tracol.

Encore un peu de forêt sur un chemin boueux, et nous débouchons, au soleil, en bas de la prairie de l’Alienard. Cette dernière est creusée de curieuses ravines, peut-être dues au passage des vaches.

Jacques-Marie explore les ruines de l’ancien habert, à la recherche d’une photo originale.

Du col du même nom, nous montons à la crête à l’est, histoire d’avoir la vue sur le Grand Som, encore enneigé.

La descente, en forêt, sur le habert de Billon s’avère assez pénible sur un chemin très raviné, raide et glissant.

Quand nous débouchons dans la prairie, des personnes piqueniquent aux-abord des bâtiments ; nous obligeant à nous recouvrir pour quelque temps.

Maintenant, nous attaquons la montée au col d’Arpison tout en cherchant un endroit propice pour la pause casse-croute. Un bout de prairie juste sous le col fera l’affaire.

Le col passé, nous descendons vers le habert en ruine (détruit par les allemands lors de la dernière guerre).

Nous décidons d’aller jeter un coup d’œil au belvédère d’Arpison où il faut encore se rhabiller, car il y a du monde.

La vue, qui se perd dans des nuages est un peu décevante.

De retour à l’extrémité nord de la prairie et nous empruntons une longue piste forestière qui doit nous ramener par le Pré de la Morte au sentier dont nous avions loupé le départ à la montée.

Tout le monde commence à être un peu fatigué, et la progression, dans une ambiance fraiche, sous un ciel devenu gris, est monotone.

Enfin, nous franchissons la crête et basculons sur le versant qui domine le habert de la Ruchère, notre point de départ.

Mais ce sentier, en traversée dans des pentes raides, nous oppose quelques passages nécessitant un pied sûr et toute notre attention.

Le Montfred (1439 m : Massif de la Chartreuse)

Le 4 avril 2025

Avec : Alain, Brigitte, Bruno, Jacques-Marie, Jean-Paul, Patricia, Philippe.

Ce modeste sommet offre un beau parcours de crête et des vues étendues sur le massif de la Chartreuse.

J’avais repéré seul cet itinéraire quelques semaines plus tôt et décidais d’en faire profiter mes amis.

Nous voilà donc à 10 h du matin au petit parking du Grand Carroz.

Après avoir traversé le hameau sous l’œil du cerf rouge, nous attaquons la montée au col des Fontanettes.

Il fait beau et doux et certains sont déjà nus avant le col. Pour ma part, j’ai attendu d’être sur un itinéraire moins fréquenté.

Le petit sentier, peu marqué, s’élève, non loin de la crête, dans une belle forêt de fayards aux troncs lisses et droits.

On s’éloigne un peu dans une combe en versant est, puis on la quitte pour gagner le sommet.

À partir de là, on va suivre une étroite bande d’herbe sèche entre la forêt et la falaise du versant ouest.

Pas de vent, personnes d’autre que nous, nous jouissons de notre liberté.

Au-delà du col du Mollard, à nos pieds, la muraille du Mont Outheran. Au nord, la vue porte sur le sud du massif jusqu’au lointain Chamechaude.

Le sentier parcours longuement la crête sans difficultés, puis devient évanescent dans une combe boisée qui débouche sur une piste forestière, quasi horizontale, que nous allons suivre vers le nord.

Les hêtres, aux rameaux nus, tamisent agréablement le soleil.

La piste débouche sur un petit col et une descente dans une belle prairie encore partiellement enneigée.

Un chemin, oublié, parallèle à celui de montée, nous permettra de rester nus jusqu’à proximité du hameau.

Les crêtes de la Scia

Saint Pierre d’Entremont, Saint Pierre de Chartreuse.

1791 m

le 24 octobre 2024

Avec : Alain, Brigitte, Bruno, Raoul.

Les conditions météo n’étaient pas celles qui étaient annoncées. À 11 h du matin, au sommet du téléski du Plattet, le brouillard s’effilochait sur les épicéas, tandis qu’un petit vent du nord nous dissuada de choisir tout de suite la nudité.

Nous quittons la route de la Scia pour une piste presque horizontale qui va nous mener aux bosses du Planolet, puis qui tourne à droite pour rentrer dans la sauvage combe des Fraisses qui cache sous ses épicéas séculaires de chaotiques lapiaz grevés de gouffres.

Une rude montée nous conduit à une prairie sur la crête nord de la Scia. Bien que les nuages commencent à se déchirer, il n’est toujours pas à l’ordre du jour de se mettre nus. Ce sera le lieu du casse-croute bien habillés.

Au bout de la prairie, la crête devient plus effilée et rocheuse. Il ne reste plus qu’une vague trace qui bientôt va disparaître, nous laissant cheminer à l’estime dans une forêt proche de l’état primaire.

Les nuages se sont un peu plus écartés tout en restant accrochés aux Lances de Malissard. Le soleil plus généreux et la protection du vent par les arbres nous permettent enfin d’adopter notre tenue préférée.

De bosses en dolines, en contournant ou enjambant des chablis, nous finissons par sortir de la forêt au sommet de la combe du Creux de la Neige. La prairie sommitale s’ouvre sur le panorama des Lances à la Dent de Crolles.

A la croix, arrive du monde. Sommairement rhabillé, nous expliquons que nous sommes des randonneurs naturistes. Mais les deux femmes sont plus intéressées à nous questionner sur la suite de l’itinéraire. Un petit coup d’œil à une géocache que j’avais placée là, il y a quelques années, est l’occasion de présenter le concept à mes compagnons.

Les choses se compliquent de la Croix au Belvédère de la Scia, tout au sud du chainon. Un petit sentier retrouvé se glisse entre les pointes rocheuses et les lapiaz. L’usage des mains s’impose par moment.

Un couple collationne à proximité de la table d’orientation. D’autres personnes montent depuis l’hôtel. Nous voila donc rhabillés.

Au niveau de l’hôtel, nous basculons dans le versant sud sur le GR, aujourd’hui désert et profitons à nouveau pleinement du soleil sur notre peau et de la magnifique vue sur le Chaos de Bellefond et la Dent de Crolles.

D’ici, nous cherchons à reconnaitre dans les falaises qui nous font face les itinéraires de randos passées au Cirque Sans Nom et à la Grande Crevasse.

Revenant en traversée de la piste de ski des Essarts, nous resterons nus jusqu’aux voitures.

Randonnue organisée dans le cadre du groupe des Randonneurs naturistes du Dauphiné et des Savoies.

Ce jour là, j’avais 30 ans.

l’Etang du Garbet

27 septembre 2024

1683 m

Je ne sais pas ce que les copains avaient subrepticement glissé dans le picotin de Carcasse ce matin-là ; mais la journée fut spéciale.

Avec : Bernard, Bruno & Bruno, Cyril, Fabienne, Franck, Guillaume, Madeleine, Patricia, Patrick, Pierre.

Vu du gîte, le temps était bouché. Nous étions carrément dans les nuages et il pleuvait faiblement.

Nous n’allions quand même pas passer la journée sans sortir, d’autant que c’était le dernier jour. Et puis, hier, dans les mêmes conditions, on était passé au-dessus des nuages.

Franck rêvait d’aller à l’Etang du Garbet, Soit, allons y.

Au parking, il pleuvait. Nous voilà donc partis avec les impers. Tous sauf moi qui n’en ait pas, juste un coupe-vent qui va rapidement prendre l’eau.

Le chemin, en forêt, monte résolument. De plus, il est encombré de blocs. (Tout l’itinéraire se fera plus ou moins dans des blocs d’un granite bien adhérents).

Au bout d’un quart d’heure, je suis en sueur et opte pour la nudité totale. Pas de problème, la Carcasse est imperméable et avec l’effort, je n’ai pas le temps d’avoir froid.

Je remonte la file, je double. Carcasse aime les blocs. Au bout de quelques minutes, je suis devant.

Photo de Franck

Et s’ensuit une cavalcade effrénée (du moins vu de mes 78 ans).

Je débouche sur le plan du Garbiettou, perdu dans le brouillard. Carcasse court sur le sentier devenu horizontal. Un petit coup de rein et nous voila sur un promontoire d’où je peux voir arriver les copains. J’attends (1/4 d’heure ?) Les voilà. Fabienne est devant et je lui dis mon plaisir. “- Je vais les attendre.“ – Non, fais-toi plaisir. Tu vas prendre froid, on se retrouvera bien au lac.

Carcasse n’en attendait pas moins et repart au galop, se propulsant sur ses bâtons, sautant de blocs en blocs. La pluie forcit. Mes chaussures sont trempées. J’ai à peine le temps de regarder la cascade sous le déversoir du lac (de toute façon, elle est perdue dans le brouillard), que les derniers lacets sont avalés et que je me retrouve au bord du lac. Si je déduis l’attente au Garbettou, cela fait 600 m de dénivelé en 1h15. Pas mal pour un presque octogénaire.

Photo du brouillard, car on ne voit même pas l’autre rive. Je me rhabille pour attendre les autres et casser la croute.

Les voilà qui arrivent. Ils seront rassurés sur mon sort. Je vais redescendre, car je commence à avoir froid. Franck m’informe que Patricia et Bernard ont fait demi-tour à mi-chemin. Mais, c’est moi qui ai la clef de la voiture ! Je les imagine m’attendre, transis sous la pluie, sur le parking !

Alors, Carcasse repart au galop. Très vite, j’ai chaud et je suis à nouveau nu. Comme mes chaussures sont pleines d’eau (floc..floc..) je n’ai même plus à faire attention aux flaques, ni aux nombreux petits ruisseaux qui squattent le sentier.

Quelqu’un monte ! Un pêcheur. Il a dû halluciner en me voyant. Heureusement le téléphone ne passe pas, sinon j’aurais peut-être eu droit à un voyage vers le plus proche asile psychiatrique !

Un peu en dessous du plan du Garbettou, je rattrape, à ma grande surprise, Bernard et Patricia qui descendent doucement. Ils n’attendront donc pas sous la pluie à côté de la voiture.

Un coup de téléphone nous apprend que le reste de la troupe rentre par le sentier en balcon et qu’il faudra les récupérer à Coumebière ; puis redescendre les chauffeurs au parking de départ.

À les entendre, ce fut un mauvais choix. Le sentier était boueux, glissant et interminable tandis que la pluie redoublait.

Ps : De retour chez moi, il a fallu une semaine à proximité du poêle, pour que mes chaussures finissent de sécher.

Séjour organisé avec l’association RSVNat (Rassemblements, Séjours et Voyages Naturistes).