Archives de l’auteur : Randonue.Chartreuse

À propos Randonue.Chartreuse

Auteur et gestionnaire du site.

Le Mont Tournier

Avant Pays Savoyard

12 avril 2014

seul.

Le Mont Tournier constitue le point culminant d’un chaînon jurassien qui domine le Rhône et le Bugey par une falaise bien marquée au Sud de Yenne (Savoie).
L’itinéraire très forestier longe le sommet d’une haute falaise sur une douzaine de Km ménageant quelques vue impressionnantes sur la vallée du Rhône à son pied. Le retour au point de départ se fait par le versant Est, d’abord en forêt, puis dans des prairie et finalement, ce qui est moins agréable par quelques kilomètres sur le goudron.

Au débouché de la cluse du Rhône, les forts de Pierre Châtel.

10 h, au parking de Notre Dame, deux voiture et un groupe de 8 personnes qui part juste devant moi. Au bout de dix minutes, ils font un arrêt à une chapelle. C’est l’occasion pour les dépasser.
Je suis désormais le premier. Je peux me mettre nu sans crainte.
Le sentier large et bien entretenu (C’est un GR et un chemin de Compostelle) chemine dans un tunnel de buis qui prodigue une ombre fraîche bien-venue.
De temps en temps des diverticules conduisent à des belvédères. L’occasion de faire quelques photos. Cependant je ne m’y attarde pas, car je sais que je suis suivi.

La vallée du Rhône, vers le Sud.

Au bout d’un heure de marche environ, l’itinéraire est rejoint par un autre accès depuis Yenne. Des voix m’alertent sur une présence. Effectivement un couple en débouche devant moi. Il progressent lentement et je les double rapidement et retrouve la nudité.

Suit un long cheminement, sur une vire ménageant quelques vues sur le Rhône, large étendue bleue qui déroule ses méandres dans la plaine.

Après un sombre bois de pins noirs, le chemin débouche dans une clairière occupée par quelques bâtiments et un haras.

Je me rhabille brièvement pour passer un parking et reprend ma marche vers le Sud. Mais vite, je perçois des conversations devant moi devine bientôt des taches colorées entre les arbres. Je retrouve une tenue correcte et commence à doubler des petites groupes qui s’étalent sur plusieurs centaines de mètres. En avant des autres, une femme marche très fort et j’ai du mal à la rattraper. J’allais me déshabiller à nouveau quand voilà encore un nouveau groupe d’une dizaine de personnes. Je double, mais je n’ose plus me mettre nu, les lieux semblant soudain bien fréquentés.
Un peu plus loin je fais une pose casse-croute sur un belvédère et tout le monde me rejoint.
On discute un peu et j’apprends qu’il s’agit de marcheurs de Compostelle qui avaient passé la nuit dans un gîte à proximité du haras. On me confie qu’ils sont les premiers à être partis du gîte, donc normalement,il ne devrait plus y avoir personne devant.

De toute façon je quitte bientôt l’itinéraire principal pour celui du Mont Tournier, et reprend ma tenue préférée.
Personne au sommet. J’ai mis trois heures à parcourir les 13 Km.

Mont Tournier; 872 m

Les panneaux indicateurs m’incitent à revenir par un autre itinéraire qui serait plus court. Après un cheminement compliqué dans des lapiaz sous forêt, le sentier se poursuit agréablement dans une espace très ouvert de prairies désertes ménageant des belles vues sur les montagnes de Savoie.

Chaîne de l’Épine et Dent du Chat.

Malheureusement, on fini par rejoindre un hameau, et il n’est plus question de nudité. La suite assez pénible se déroule principalement sur du goudron et en milieu de plus en plus habité.
Les jambes lourdes je finis par boucler la boucle en un peu moins de six heures de marche et 24 Km parcourus.

Malheureusement, on fini par rejoindre un hameau, et il n’est plus question de nudité. La suite assez pénible se déroule principalement sur du goudron et en milieu de plus en plus habité.
Les jambes lourdes je finis par boucler la boucle en un peu moins de six heures de marche et 24 Km parcourus.

Raquettes nu à la montagne du Conest

11 mars 2014.

Avec Philippe.

Alpes, Mathésine.

Un grand plateau entre Grenoble et Mathésine.

Architecture typique de Mathésine.

Philippe me rejoint au parking, un peu en dessous du hameau des Arnauds. Nous nous préparons doucement, d’autant plus doucement que Philippe cherche avec angoisse ses clefs de voiture…
Finalement tout rentre dans l’ordre et nous voici parti. Dès le hameau passé, nous sommes nus.

En montant à Beauregard.

Nous remontons un large vallon. Des skieurs descendent sur la rive opposée et ne semblent même pas nous voir.
Un petit passage en forêt, à la fin duquel nous rattrapons deux femmes et un homme. Comme ils nous ont vu venir, nous ne jugeons pas utile de nous rhabiller. Nous passons à proximité avec un grand bonjour. “Vous allez vous faire crâmer !“, nous disent-elles.
Sur la crête de Beauregard évolue un skieur tiré par sa voile.
Non loin du sommet, ce dernier vient vers nous pour dire bonjour.

Le Vercors.

Sommet de Laperouse.

Longue descente, puis faux plat sur la vaste croupe entre les sommets de Beauregard et de Laperouse. Le ciel est de plus en plus voilé et un vent du sud plutôt frisquet nous enveloppe.
Nous pressons le pas pour nous réchauffer et arriver le plus vite possible au sommet de Laperouse où j’espère pouvoir me mettre à l’abri de la cabane de l’émetteur radio.
La cabane est trop petite pour offrir une protection et nous devons nous rhabiller chaudement le temps d’une collation.

Sommet de Beauregard.

Dès que nous redescendons, le soleil réapparait et nous avons désormais le vent dans le dos. Protégés par nos sacs, nous somme à nouveau nus.

Belledonne.

Nous passons à la cabane de Conest avec un second arrêt casse-croute, puis traversons à flanc sous Beauregard. La neige est de plus en plus pourrie et les raquettes glissent désagréablement dans la pente.

Cabane du Conest.

La pollution sur Grenoble.

En dessous de nous, la vallée est envahie par une mer noire d’encre de pollution sous laquelle disparaît la conurbation de Grenoble et le Grésivaudan. Seul Belledonne et les plus hauts sommets de Chartreuse émergent à peine de cette chape de plomb sous laquelle il faudra pourtant, à regret redescendre.

Extrait de carte IGN.

Ravin de Malissard

Dans les années 2010-2015, j’ai pas mal fréquenté en été ce ruisseau proche de chez moi, me baignant dans les vasques et escaladant les cascades.

Malheureusement, suite à des conditions météo un peu extrêmes, beaucoup d’arbres sont tombées en travers et des graviers ont comblé les vasques.

Y retourner nécessiterait un gros travail de débroussaillage.